Goma, 30 septembre 2026 — Le diocèse de Goma vient de rendre public son nouveau décret portant mise en place du personnel diocésain pour l’année pastorale 2026-2027. La décision, prise par Son Excellence Monseigneur Willy Ngumbi Ngengele, évêque de Goma, a été signée et rendue publique le mardi 29 septembre 2026.
À travers ce décret, l’autorité diocésaine procède à une réorganisation des différentes responsabilités ecclésiastiques afin de répondre aux nécessités pastorales et administratives du diocèse au cours de la nouvelle année pastorale. Cette mise en place intervient après consultation de personnes considérées comme sages et avisées, conformément aux dispositions du droit canonique.
Dans son décret, l’évêque de Goma rappelle que cette mise en place intervient dans l’exercice de son autorité ordinaire. La décision s’appuie notamment sur le canon 157 du Code de droit canonique de 1983, relatif à la collation des offices ecclésiastiques, ainsi que sur le canon 381 §1, qui définit les responsabilités et les pouvoirs propres de l’évêque diocésain.
Ainsi, le nouveau dispositif ne constitue pas seulement une répartition administrative des tâches. Il vise également à assurer une meilleure organisation de la vie pastorale, liturgique, économique et communautaire du diocèse.
Dans cette perspective, les différentes nominations contenues dans le décret viennent préciser les responsabilités confiées aux membres du clergé et aux autres responsables appelés à participer à la conduite de la communauté diocésaine.
À la tête du diocèse de Goma demeure Son Excellence Monseigneur Willy Ngumbi Ngengele, qui poursuit ainsi sa mission comme évêque diocésain.
À ses côtés figure Monseigneur Théophile Kaboy Ruboneka, évêque émérite de Goma. La présence de l’évêque émérite dans l’organisation diocésaine rappelle la continuité de la mission ecclésiale et l’importance de l’expérience acquise au fil des années dans la conduite du diocèse.
Par ailleurs, le nouveau décret prévoit la présence de deux vicaires généraux, appelés à accompagner l’évêque dans la gestion et la coordination des différentes dimensions de la vie diocésaine.
Il s’agit de Monseigneur Henri Chiza Balumisa, nommé Vicaire général chargé des affaires économiques et de la liturgie, et de Monseigneur Benjamin Tulikunkiko Matashya, nommé Vicaire général chargé de la pastorale et du personnel.
Parmi les éléments qui retiennent particulièrement l’attention dans cette nouvelle organisation figure la nomination de Monseigneur Benjamin Tulikunkiko Matashya comme Vicaire général chargé de la pastorale et du personnel.
Cette responsabilité constitue une nouveauté dans l’organisation du diocèse de Goma. Elle traduit la volonté de mieux structurer le suivi des activités pastorales ainsi que la gestion du personnel diocésain.
La pastorale constitue en effet l’une des dimensions essentielles de la mission de l’Église. Elle concerne notamment l’accompagnement des fidèles, l’organisation des activités religieuses, la formation chrétienne, l’encadrement des communautés et la coordination des différentes initiatives destinées à répondre aux besoins spirituels et sociaux des populations.
À cela s’ajoute la question du personnel, dont la bonne organisation demeure indispensable au fonctionnement quotidien des paroisses, des services diocésains et des différentes structures ecclésiales.
De son côté, Monseigneur Henri Chiza Balumisa conserve une responsabilité centrée notamment sur les affaires économiques et la liturgie. Cette répartition permet ainsi de distinguer les principales dimensions de la gestion diocésaine tout en maintenant leur coordination sous l’autorité de l’évêque.
Pour mieux comprendre l’importance de cette organisation, il convient de rappeler que le diocèse de Goma s’inscrit dans une histoire ecclésiale qui remonte à plusieurs décennies.
Le Vicariat apostolique de Goma a été érigé le 30 juin 1959 par la Constitution apostolique Qui hominum du pape Jean XXIII.
Depuis cette époque, la structure ecclésiale de Goma a connu différentes évolutions, accompagnant les transformations démographiques, sociales et pastorales de la région.
Aujourd’hui, le diocèse compte 34 paroisses, qui constituent des lieux essentiels de célébration, d’évangélisation, de formation et d’accompagnement des fidèles.
Cependant, toutes ces paroisses ne fonctionnent pas actuellement dans les mêmes conditions. Parmi les 34 paroisses, une demeure encore fermée : la paroisse Saint-Martin-de-Tours.
Cette fermeture s’inscrit dans le contexte sécuritaire particulièrement difficile que connaît la région depuis janvier 2025. Comme plusieurs autres structures sociales et communautaires de la région, la paroisse Saint-Martin-de-Tours n’a pas été épargnée par les conséquences de la crise.
Les actes de vandalisme et les perturbations liées à l’insécurité ont affecté la continuité des activités dans certains espaces pastoraux. Cette situation constitue un défi important pour le diocèse, dont la mission se poursuit malgré les difficultés rencontrées sur le terrain.
Dans ce contexte, la nouvelle organisation du personnel diocésain prend également une dimension particulière. Elle intervient alors que l’Église locale doit continuer à assurer l’accompagnement spirituel des fidèles tout en tenant compte des réalités sociales et sécuritaires auxquelles sont confrontées les communautés.
La pastorale ne se limite donc pas aux célébrations liturgiques. Elle implique également la présence auprès des populations, l’écoute, l’accompagnement des personnes vulnérables, la solidarité communautaire et la recherche de réponses adaptées aux réalités locales.
Parallèlement à cette réorganisation du personnel diocésain, l’année pastorale 2026-2027 est également marquée par l’ouverture d’un nouveau lieu de prière dans le diocèse de Goma.
Il s’agit du sanctuaire Bienheureux Floribert Bwana Chui Bin Kositi, destiné à offrir aux fidèles un espace de prière et de recueillement sous l’intercession du Bienheureux.
Cette initiative vient ainsi enrichir les espaces de spiritualité du diocèse et offrir aux fidèles un nouveau cadre pour approfondir leur vie de prière.
La responsabilité de ce sanctuaire est confiée au Révérend Abbé Laurent Dimas Kaba, prêtre de la communauté Sant’Egidio.
L’ouverture de ce sanctuaire intervient dans un contexte où les communautés chrétiennes cherchent également à renforcer les espaces de prière, de mémoire, de fraternité et d’espérance.
Au-delà de ses paroisses et de ses nouveaux lieux de prière, le diocèse de Goma dispose également d’un réseau important de communautés religieuses.
Selon les éléments contenus dans le décret, le diocèse compte actuellement 49 communautés religieuses.
Ces communautés participent à la mission de l’Église à travers différentes activités : évangélisation, éducation, formation, accompagnement social, œuvres caritatives, santé, jeunesse et autres initiatives au service des populations.
Parmi elles figure notamment la communauté Shirika La Umoja, qui s’inscrit dans cette dynamique de participation à la vie ecclésiale et communautaire.
Cette diversité témoigne de la pluralité des formes d’engagement au sein de l’Église locale. Les communautés religieuses viennent ainsi compléter le travail réalisé par les paroisses et les différents services diocésains.
Le diocèse de Goma compte également 50 pastorales, organisées autour de différents groupes et réalités de la vie sociale.
Ces pastorales permettent à l’Église de rejoindre les fidèles dans leurs milieux de vie et dans leurs différentes catégories socioprofessionnelles.
Parmi les exemples cités figure la pastorale destinée aux chauffeurs de bus, de taxis et de motos. Cette initiative illustre la volonté de l’Église de développer une présence pastorale auprès de différents secteurs de la population.
Dans une ville comme Goma, où le transport constitue une activité importante de la vie quotidienne, l’accompagnement pastoral de ces catégories professionnelles peut constituer un espace de dialogue, de formation et de sensibilisation autour des valeurs humaines et chrétiennes.
Ainsi, les pastorales permettent de rapprocher davantage l’Église des réalités concrètes vécues par les fidèles.
La publication de ce décret intervient donc à un moment où le diocèse de Goma fait face à plusieurs enjeux.
D’un côté, l’Église doit poursuivre sa mission d’évangélisation, d’accompagnement spirituel et de formation des fidèles. De l’autre, elle doit composer avec les conséquences de la situation sécuritaire qui affecte une partie de la population et certaines infrastructures pastorales.
À cela s’ajoutent les besoins croissants d’organisation des différents services, communautés religieuses, pastorales et paroisses.
C’est dans cette perspective que la nouvelle répartition des responsabilités apparaît comme un cadre destiné à organiser le fonctionnement du diocèse pour la nouvelle année pastorale.
La présence de deux vicaires généraux, avec des responsabilités distinctes entre les affaires économiques et la liturgie d’une part, et la pastorale et le personnel d’autre part, constitue notamment l’un des changements majeurs de cette nouvelle organisation.
À travers ce décret, le diocèse de Goma entend ainsi donner un cadre institutionnel à la mission pastorale pour l’année 2026-2027.
L’organisation du personnel diocésain concerne directement le fonctionnement des différentes structures ecclésiales. Elle doit permettre de préciser les responsabilités, de faciliter la coordination des services et de favoriser une meilleure collaboration entre les différents acteurs de la vie diocésaine.
Dans cette dynamique, les paroisses, les communautés religieuses, les pastorales et les différents services sont appelés à poursuivre leur mission dans leurs domaines respectifs, sous la responsabilité de l’autorité diocésaine.
Le nouveau dispositif intervient également dans une période où la cohésion des communautés demeure un enjeu important. Pour l’Église locale, la poursuite de la mission pastorale passe notamment par la proximité avec les fidèles, le renforcement de la solidarité et la continuité des activités religieuses malgré les difficultés.
Enfin, le décret précise que toutes les dispositions antérieures qui seraient contraires aux nouvelles dispositions sont abrogées.
Cette précision juridique permet d’établir clairement le nouveau cadre applicable au fonctionnement du personnel diocésain pour l’année pastorale 2026-2027.
Ainsi, avec la reconduction de Monseigneur Willy Ngumbi Ngengele comme évêque de Goma, la présence de Monseigneur Théophile Kaboy Ruboneka comme évêque émérite, la nomination de deux vicaires généraux et la mise en place des différentes responsabilités pastorales et administratives, le diocèse ouvre une nouvelle étape de son organisation.
L’année pastorale 2026-2027 s’annonce donc comme une période de continuité, mais aussi de réorganisation, avec l’objectif de permettre aux différentes structures du diocèse de poursuivre leur mission au service des fidèles et des communautés.
Dans un contexte marqué à la fois par les défis sécuritaires, les besoins pastoraux et le développement de nouvelles initiatives spirituelles, le diocèse de Goma entend poursuivre son chemin en s’appuyant sur ses paroisses, ses communautés religieuses, ses pastorales et l’ensemble de son personnel diocésain.
Le nouveau décret constitue ainsi le cadre de référence pour l’organisation du personnel diocésain au cours de cette nouvelle année pastorale 2026-2027.
La Rédaction