Goma : Au premier anniversaire de la béatification de Floribert Bwana Chui, les évêques de l’ASSEPB appellent la jeunesse à bâtir un Congo fondé sur l’intégrité

Goma : Au premier anniversaire de la béatification de Floribert Bwana Chui, les évêques de l’ASSEPB appellent la jeunesse à bâtir un Congo fondé sur l’intégrité

Le diocèse de Goma a célébré, ce mercredi 8 juillet 2026, le premier anniversaire de la béatification du Bienheureux Floribert Bwana Chui Bin Kositi, une commémoration qui a connu un profond message d’espérance, d’intégrité et d’engagement pour la paix. À cette occasion, les évêques de la province ecclésiastique de Bukavu ont adressé un message solennel à l’Église et à la nation congolaise. Ils ont invité particulièrement les jeunes à faire de la vie du Bienheureux un modèle de conduite.

Prononcé en présence de Son Excellence Monseigneur Willy Ngumbi Ngengele, évêque du diocèse de Goma, de Monseigneur Théophile Kaboy, évêque émérite de Goma, des autorités politico-administratives de la contrée composé d’une importante délégation de l’AFC/M23, d’une centaine de prêtres, de nombreux religieux et religieuses, ainsi que de la famille biologique du Bienheureux, ce message a rappelé la portée spirituelle de cette première année de célébration de la béatification de ce bienheureux.

Les évêques ont d’abord exprimé leur joie de s’associer au diocèse de Goma pour rendre grâce à Dieu, qui a offert à l’Église un témoin exceptionnel de la foi. Selon eux, la béatification de Floribert Bwana Chui dépasse les frontières de Goma et de la République Démocratique du Congo. Elle constitue un don pour toute l’Afrique et pour l’Église universelle, témoignant que la sainteté peut éclore au cœur des réalités les plus difficiles.

Dans leur allocution, prononcée par le révérend Jean Marie Vianey KITUMAINI, Secrétaire de l’ASSEPB, les prélats ont souligné que cette béatification est également un signe de consolation pour un peuple souvent éprouvé. Elle rappelle que Dieu demeure le défenseur des justes et de ceux qui mettent leur confiance en Lui malgré les souffrances. Pour les pasteurs de la province ecclésiastique de Bukavu, l’élévation de Floribert Bwana Chui Bin Kositi, sur les autels confirme que la sainteté est désormais enracinée sur la terre congolaise et qu’elle se manifeste à travers des vies données par amour pour les plus vulnérables.

Revenant sur le parcours du Bienheureux, les évêques ont rappelé que Floribert Bwana Chui n’a pas accompli des exploits extraordinaires pour devenir martyr. C’est dans l’exercice quotidien de sa mission comme agent de l’Office Congolais de Contrôle (OCC) qu’il a posé un choix décisif pour sauver des vies humaines. Refusant de céder à la corruption en laissant entrer des produits impropres à la consommation, ce jeune a préféré risquer sa vie plutôt que de trahir sa foi et de mettre en danger la santé de ses concitoyens.

« Il a préféré perdre sa vie plutôt que de perdre son âme », ont-ils rappelé, présentant Floribert Bwana Chui Bin Kositi comme un véritable martyr de la vérité, de l’honnêteté et de l’intégrité morale.

Pour les évêques, cet héritage reste d’une brûlante actualité. Dans un contexte où la RDC aspire à davantage de justice et de stabilité, ils estiment que la mémoire de Floribert Bwana Chui constitue un appel assez fort à reconstruire la société sur des fondements solides de moralité, de responsabilité et de service du bien commun.

Ils se sont particulièrement adressés à la jeunesse congolaise, d’une part et africaine, d’autre part, l’invitant à croire qu’un autre avenir est possible. Selon eux, le témoignage du Bienheureux prouve qu’il est possible de garder les mains propres, de résister aux tentations de la corruption et de demeurer fidèle à ses convictions, même lorsque cela exige de lourds sacrifices dans la société.

Les prélats ont également lancé un défi à chaque citoyen pour essayer d’amener les fidèles seraient prêts à renoncer à la facilité pour défendre le bien commun. « Sommes-nous disposés à placer l’intérêt de la nation au-dessus de nos avantages personnels ? » À leurs yeux, la vie de Floribert démontre que l’intégrité constitue une véritable force capable de transformer durablement une société.

En clôturant leur message, les évêques de la province ecclésiastique de Bukavu ont exhorté les fidèles à ne pas se limiter à admirer le Bienheureux, mais à suivre concrètement son exemple en s’engageant pour la paix, la justice, la fraternité et la vérité. Ils ont également encouragé les chrétiens à intensifier leurs prières et leur dévotion afin que l’Église puisse, le moment venu, reconnaître Floribert Bwana Chui comme saint.

Enfin, ils ont confié à son intercession les familles, les dirigeants du pays ainsi que toute la jeunesse congolaise, afin qu’elle trouve en lui le courage de devenir, à son tour, artisan de paix, témoin de la vérité et bâtisseur d’un Congo où le mal sera toujours vaincu par le bien.

J-Rostand VUSANGI M,

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