À l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, célébrée en août (exercice 2026), l’organisation Human Aid in Action (HAA) a organisé, ce 20 août, une action caritative en faveur des populations vulnérables de Bulengo, dans la périphérie de Goma. Cette initiative a été unbdon aux peuples autochtones pygmées de Bulengo ainsi qu’aux enfants de l’orphelinat Sed.

Pour mener cette activité, HAA s’est appuyée sur cinq organisations partenaires : Urembo Woman Development (UWD), Organisation Humanitaire pour le Développement (ODH), Association des Jeunes Musulmans pour la Défense des Droits Humains (AJIMDH), Solidarité Bonne Volonté (SVB) et Global Charity for Development (GCD ONG).
L’initiative a consisté notamment en la distribution de vivres, vêtements et fournitures scolaires, dans le but de répondre aux besoins les plus urgents des bénéficiaires.
En l’absence de financements extérieurs importants, les organisations impliquées ont choisi de mobiliser leurs propres ressources. Des contributions internes ont ainsi permis à HAA et à ses partenaires d’organiser cette action humanitaire.
Cette démarche témoigne, selon les organisateurs, de la possibilité de mener des actions de solidarité au niveau local grâce à la mise en commun des moyens et à la volonté de venir en aide aux personnes les plus vulnérables.
La première étape de l’activité a conduit les humanitaires à Bulengo, où ils ont rencontré des familles issues de la communauté autochtone pygmée.
Sur place, les membres de HAA et leurs partenaires ont constaté des conditions de vie particulièrement difficiles, marquées notamment par le manque d’abris, de nourriture et de vêtements.
« Les peuples autochtones sont des peuples délaissés, abandonnés. Ils n’ont pas d’abri, pas de nourriture, pas de vêtements. Ils n’ont absolument rien, et même les terres ne leur appartiennent pas », a déploré Nicole MWEVI OWANGA, coordonnatrice de HAA.
Du côté des bénéficiaires, la situation est également décrite avec inquiétude.
« Nous, les Pygmées de Bulengo, souffrons beaucoup. Nous dormons dehors, nous sommes dans la forêt », témoigne un membre de la communauté.
Les conditions précaires d’habitation affectent également la scolarité des enfants. En période de pluie, l’eau pénètre dans les abris de fortune, mouillant les vêtements et les fournitures scolaires. Certains enfants se retrouvent ainsi dans l’impossibilité de se rendre à l’école.
Pour répondre à une partie de ces besoins, HAA et ses organisations partenaires ont procédé à la distribution de vivres, habits et kits scolaires aux familles bénéficiaires.
Les organisateurs ont également exprimé leur volonté d’inscrire cette assistance dans la durée, notamment à travers un accompagnement des enfants à scolariser pour l’année scolaire 2026-2027, dans la mesure du possible, durant les années à venir.
Toutefois, les bénéficiaires estiment que l’aide d’urgence ne suffit pas à résoudre les difficultés structurelles auxquelles ils sont confrontés.

La communauté autochtone de Bulengo a ainsi formulé plusieurs demandes destinées à améliorer durablement ses conditions de vie.
Des bâches figurent parmi les besoins prioritaires. Elles permettraient de mieux protéger les habitations contre les intempéries et de maintenir au sec les vêtements et fournitures scolaires des enfants.
Les femmes de la communauté sollicitent également un appui aux petits commerces, sous forme financière ou matérielle, afin de lancer des activités génératrices de revenus. L’objectif est de leur permettre de subvenir aux besoins de leurs familles et de contribuer notamment aux dépenses scolaires des enfants.
Enfin, la communauté demande un appui en semences agricoles. Les bénéficiaires expliquent avoir perdu leurs stocks de semences durant la période de guerre et souhaitent pouvoir reprendre les activités agricoles afin de produire leur propre nourriture, malgré les difficultés liées à l’accès à la terre.
À travers cette action caritative, HAA et ses partenaires attirent l’attention sur la situation des populations vulnérables de Bulengo. Elles appellent à des réponses qui dépassent l’assistance ponctuelle pour s’attaquer aux causes profondes de leur précarité.
J-Rostand VUSANGI M.