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mardi, avril 14News That Matters

Trente mille morts à l’Est, 20.000 dollars à Kinshasa : l’insolence des élus

Assemblée nationale : quand les élus s’enrichissent et que le peuple s’enlise dans la misère. 

La rentrée parlementaire de septembre 2025 s’est ouverte sur un parfum d’autosatisfaction à Kinshasa. Le bureau dirigé par Vital Kamerhe jubile : sur huit revendications portées par les députés nationaux, sept ont été exaucées. Résultat ? Les élus du peuple voient leur rémunération passer de 15.750 USD à près de 20.000 USD par mois. Deux nouvelles rubriques budgétaires viennent même grossir leurs avantages, pendant que leurs assistants parlementaires et les députés honoraires récoltent eux aussi les fruits d’une générosité budgétaire sélective.

Mais derrière cette euphorie institutionnelle se cache une vérité révoltante : les élus du peuple prospèrent tandis que le peuple lui-même s’enfonce dans la misère et le sang.

Comment comprendre qu’au moment où les Congolais de l’Est survivent dans les camps de déplacés, sous les balles et dans la faim, leurs représentants à Kinshasa se battent non pas pour la paix ni pour la dignité humaine, mais pour leurs poches ? Comment accepter que des hommes et des femmes qui se réclament « mandataires du peuple » s’arrogent des sommes colossales alors que des enseignants, des médecins, des paysans et des familles entières vivent sans salaire décent, sans soins et sans avenir ?

C’est une gifle cinglante à la nation congolaise. 

C’est une provocation insupportable à la dignité congolaise.

C’est la preuve que l’Assemblée nationale, censée être l’expression de la souveraineté du peuple, est devenue un temple d’intérêts privés, sourd aux souffrances des électeurs.

Pendant que des villages entiers brûlent au Nord-Kivu, en Ituri et au Sud-Kivu et que des femmes sont violées, que des enfants, sans santé, sans scolarité, meurent de faim et que des familles marchent pieds nus dans la boue des camps, les députés dansent sur l’or des privilèges. Ils se partagent le gâteau du Trésor public sans honte, sans remords, sans soucis, sans considération pour le peuple qui les a envoyés siéger.

La réalité est brutale : au Congo, la misère est pour le peuple, la jouissance est pour les élus.

Et tant que ce système d’injustice institutionnalisée persistera, il sera illusoire de parler de démocratie, de justice sociale ou de respect de la dignité humaine. Le peuple en a marre. 

Il est temps de le dire sans détour : le peuple congolais est trahi.

La Rédaction. 

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