La Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) est sortie de son silence face au nouveau massacre sanglant survenu à Komanda, dans le diocèse de Bunia. Dans une lettre de condamnation ferme et directe, l’épiscopat congolais dénonce une insécurité chronique entretenue, malgré la présence massive de forces armées dans la région.
«Aujourd’hui, c’est la paroisse Bienheureuse Anuarite de Komanda. Hier, c’était l’église paroissiale de Lopa profanée. Demain sera où ? », s’interroge la CENCO avec amertume, rappelant que les crimes se multiplient à une vitesse effrayante dans l’Ituri, alors que la zone est sous la forte présence de l’État de siège, la coalition UPDF-FARDC-MONUSCO.

Les évêques pointent une incapacité inquiétante de l’appareil sécuritaire de la RDC est ses alliés à protéger les populations civiles, innocentes de tous les jeux. Une hécatombe se poursuit sous le regard d’institutions censées garantir la paix et la protection des plus vulnérables.
La CENCO appelle à un réveil national et à des actions concrètes de la part du gouvernement et de ses partenaires militaires, afin de mettre définitivement fin à la spirale de la violence dans l’Est du pays, qui, sans parler des années, elle enregistre des millions de morts.
« Trop de sang a coulé. Trop de silences complices ont couvert l’indicible. Il est temps de rompre avec cette culture de l’oubli,» conclut le message des évêques. Cliquez sur ce lien pour lire l’intégralité du message de la CENCO:
La Rédaction