Le Groupe de la Croisade Eucharistique des doyennés de Goma 1, 2 et 3 a organisé une journée particulière consacrée à la formation, à la spiritualité et au renouvellement des engagements de ses membres. Dénommée « Journée technique», cette activité s’est tenue au Sanctuaire d’adoration de Goma, dans la prière, l’adoration du Saint-Sacrement, l’enseignement et la communion fraternelle.

Réunissant plus de 150 participants, cette journée a rassemblé les différents membres engagés au sein de la Croisade Eucharistique, notamment les aspirants croisés, les responsables des apostolats croisés ainsi que d’autres membres ayant des responsabilités dans le mouvement. Elle a notamment été centrée sur le thème « Quam Singulari », un décret de 1910 relatif à l’âge auquel les enfants peuvent être admis à la première communion.
Fidèle à sa spiritualité profondément eucharistique, la Croisade Eucharistique a voulu faire de cette journée un moment privilégié de rencontre avec le Christ présent dans le Saint-Sacrement.
L’adoration eucharistique a ainsi constitué l’un des temps forts de la rencontre. Pour les organisateurs, cette activité spirituelle s’inscrit directement dans l’identité même du mouvement, qui entend conduire les enfants, les jeunes et les adultes vers une relation plus profonde avec Jésus-Christ à travers l’Eucharistie, la prière et l’engagement chrétien.
La journée a également été marquée par la célébration d’une messe d’action de grâce, présidée par le Révérend Père Jérémie Ndakasi, prêtre assomptionniste et ancien membre de la Croisade Eucharistique.

Au-delà de la dimension liturgique, la célébration eucharistique a constitué un moment de rassemblement pour les différents membres du mouvement, venus des doyennés concernés.
Le principal enseignement de cette Journée technique a porté sur « Quam Singulari », décret de la Sacrée Congrégation des Sacrements promulgué sous le pontificat du pape Pie X le 8 août 1910. Ce texte traite notamment de l’admission des enfants à la première communion et rappelle l’importance de l’« âge de raison » dans l’accès aux sacrements de Pénitence et de l’Eucharistie.
L’enseignement a permis aux Croisés de revenir sur l’histoire et le contexte de ce décret, mais aussi de réfléchir sur la place des enfants dans la vie eucharistique de l’Église.
Selon les explications données au cours de la journée, l’objectif était notamment de comprendre pourquoi l’Église a voulu que les enfants parvenus à l’âge de raison puissent accéder à la première communion, sans attendre un âge beaucoup plus avancé.
Le Père Jérémie a ainsi insisté sur la nécessité de permettre aux enfants de s’approcher du Christ et de participer à la vie sacramentelle de l’Église, conformément à l’esprit du décret.
Historiquement, Quam Singulari rappelle que l’âge de discrétion, aussi bien pour la confession que pour la communion, correspond au moment où l’enfant commence à raisonner, généralement autour de sept ans, « plus ou moins », et qu’il n’est pas nécessaire qu’il possède une connaissance complète de toute la doctrine chrétienne pour recevoir la première communion, pourvu qu’il puisse comprendre, selon ses capacités, ce qu’est l’Eucharistie.

Cette orientation visait notamment à corriger la tendance à retarder excessivement la première communion en exigeant des enfants une connaissance doctrinale trop avancée. Le décret rappelle ainsi la vocation de l’Eucharistie à être non seulement une récompense, mais également un secours spirituel dans la vie chrétienne.
Les enseignements reçus durant cette journée ont également conduit les participants à réfléchir sur la responsabilité des parents dans l’éducation chrétienne de leurs enfants.
Pour Madame Mireille Masika, Zélatrice diocésaine de la Croisade Eucharistique, le thème a permis de mieux comprendre l’importance du décret de Pie X et son rapport avec la mission actuelle du mouvement.
« Le thème a été bien exploité parce que c’est le décret de notre fondateur, le pape Pie X, qui a écrit concernant la réception des enfants pour la première communion. Alors nous l’avons exploité pour voir pourquoi et comment les choses se sont passées afin que nous puissions conclure que l’enfant doit nécessairement recevoir la première communion dès l’âge de raison », a-t-elle expliqué.

Elle souligne également que les échanges ont permis aux participants de mieux comprendre l’évolution historique de cette question et les réflexions ayant entouré la détermination de l’âge de raison.
À l’endroit des parents, la Zélatrice diocésaine a lancé un message directement inspiré de l’Évangile: « Laissez les enfants venir auprès de moi. »
« Le message que je peux donner aux parents est que, comme le père l’a expliqué à travers le passage de Jésus-Christ qui a dit : “Laissez les enfants venir auprès de moi”, moi aussi je peux dire aux parents de laisser les enfants vraiment venir auprès du Christ parce qu’en recevant la communion, nous vivons avec le Christ et le Christ vit en nous », a-t-elle déclaré.

Une exhortation qui place la famille au centre de la transmission de la foi et de l’accompagnement spirituel des enfants.
La Journée technique n’a pas été consacrée uniquement aux enseignements. Elle a également constitué un moment important dans la vie interne de la Croisade Eucharistique.
Au cours de la rencontre, des membres ont renouvelé leurs engagements et leurs promesses au sein du mouvement. La Révérende Sœur Antoine Alimasi M. a notamment marqué son engagement dans la Croisade Eucharistique.

La journée a également été marquée par la réception officielle de trois nouveaux adhérents, venus renforcer les rangs du mouvement.
Parmi ces nouveaux membres figure notamment une femme ayant auparavant fréquenté l’Église musulmane, dont l’accueil au sein de la Croisade Eucharistique a constitué un moment particulièrement significatif pour les participants.
Trois membres de la Croisade Eucharistique ont, pour leur part, prononcé leur promesse et pris l’engagement de poursuivre leur cheminement spirituel, notamment à travers la prière quotidienne au Sacré-Cœur de Jésus et à la Vierge Marie.
Ces engagements traduisent la volonté du mouvement de maintenir une dynamique de formation et de fidélité à sa mission auprès des enfants, des jeunes et des adultes.
À travers cette Journée technique, la Croisade Eucharistique a également renouvelé son invitation aux jeunes qui ne sont pas encore engagés dans un mouvement de prière.
Pour Mireille Masika, la Croisade Eucharistique constitue un cadre ouvert à toutes les générations.
« Ce que je peux dire aux jeunes est de les inviter à faire partie de notre groupe Croisade Eucharistique ; c’est un groupe qui rassemble les enfants, les jeunes et même les adultes. Nous invitons tous les membres : ils sont vraiment les bienvenus », a-t-elle lancé.
Cet appel vise notamment à favoriser l’adhésion de nouveaux membres et à permettre aux jeunes de trouver, au sein du mouvement, un espace de prière, de formation chrétienne, de fraternité et d’engagement.
Dans la continuité de cette dynamique de formation, une session diocésaine de formation des membres de la Croisade Eucharistique est annoncée à Bobandana, du 13 au 17 août 2026.
Cette session devrait réunir principalement les responsables paroissiaux de la Croisade Eucharistique. Elle aura pour objectif de renforcer leurs capacités afin de leur permettre d’accomplir plus efficacement leur mission dans leurs différentes paroisses.
Cette initiative s’inscrit ainsi dans une volonté de renforcer l’encadrement des membres et d’améliorer l’accompagnement pastoral et spirituel du mouvement au niveau paroissial.
À travers cette Journée technique, les Croisés des doyennés de Goma 1, 2 et 3 ont voulu rappeler que la Croisade Eucharistique ne se limite pas à une simple appartenance à un mouvement. Elle se veut avant tout un chemin de foi construit autour de l’Eucharistie, de la prière, de l’adoration, de la formation et de l’engagement chrétien.
La réflexion autour de « Quam Singulari » aura ainsi permis de replacer la question de la première communion des enfants dans une perspective historique et spirituelle, tout en rappelant la responsabilité des parents, des éducateurs et des responsables ecclésiaux dans l’accompagnement de la foi des plus jeunes.
Dans une ville de Goma où les communautés chrétiennes continuent de faire face à de nombreux défis sociaux et humains, les responsables de la Croisade Eucharistique entendent maintenir un espace où enfants, jeunes et adultes peuvent grandir dans la foi et approfondir leur relation avec le Christ.

La Journée technique aura donc été à la fois un temps d’adoration, de formation, de renouvellement des engagements et d’ouverture à de nouveaux membres. Une dynamique que les responsables du mouvement souhaitent désormais poursuivre à travers la session diocésaine annoncée à Bobandana.
La Croisade Eucharistique reste ainsi fidèle à son appel : conduire les cœurs vers le Christ eucharistique, dès le plus jeune âge, et faire de l’Eucharistie une source de vie, de prière et d’engagement chrétien.
J-Rostand VUSANGI M,