L’association féminine Femmes Unies pour le Développement Endogène et Intégral (FUDEI) a procédé, ce mercredi 21 octobre 2026, à la distribution des vivres et des biens non alimentaires aux femmes vulnérables déplacées de Mutaho, actuellement installées dans le village de Mudja, en territoire de Nyiragongo, au Nord-Kivu. Cette assistance vise à soulager les difficultés quotidiennes de ces femmes et à contribuer à la prise en charge des besoins essentiels de leurs ménages.

Composée notamment de denrées alimentaires et de produits de première nécessité, cette aide intervient dans un contexte où les femmes déplacées doivent faire face à de nombreuses difficultés pour subvenir aux besoins de leurs familles. L’accès à la nourriture et aux biens indispensables demeure une préoccupation pour plusieurs ménages contraints de vivre loin de leurs milieux d’origine.
Pour FUDEI, cette intervention s’inscrit dans une démarche d’accompagnement des femmes vulnérables, à travers des actions concrètes destinées à renforcer leur capacité à faire face aux difficultés liées à leur situation.
Prenant la parole lors de la remise de cette assistance, Rachel MULULU, présidente de FUDEI, a rappelé que son organisation n’en était pas à sa première intervention auprès des femmes déplacées de Mudja. Elle a également souligné l’importance de la continuité de l’accompagnement, en précisant que les précédentes interventions avaient notamment porté sur la remise de semences, tandis que l’activité de ce mercredi était consacrée au soutien alimentaire et matériel des ménages.
« Ce n’est pas la première fois que nous sommes à Mudja. Outre les vivres et non-vivres, il y a quelque temps, nous avons aussi apporté des semences. Aujourd’hui, nous apportons les vivres et non-vivres afin de soutenir leurs ménages. C’est grâce au FFC qui nous appuie que cette distribution a été rendue possible », a-t-elle souligné.
Développant davantage la portée de cette initiative, Rachel MULULU a expliqué que l’intervention de FUDEI ne se limite pas à une simple remise de produits. Selon l’esprit de cette action, il s’agit également de maintenir le contact avec les femmes déplacées, de rester à l’écoute de leurs difficultés et de contribuer, dans la mesure des moyens disponibles, à l’amélioration de leurs conditions de vie.

La présidente de FUDEI a ainsi mis en évidence le rôle du partenariat dans la réalisation de ces activités. L’appui du Fonds pour les Femmes Congolaises (FFC) permet à son organisation de poursuivre ses interventions auprès des femmes qui ont besoin d’un accompagnement particulier. Elle a, à cet effet, souligné l’importance de la collaboration entre les organisations qui œuvrent en faveur des femmes et des communautés vulnérables.
Pour les bénéficiaires, cette assistance représente un soutien concret face aux dépenses et aux besoins quotidiens des familles. Les produits reçus devraient notamment contribuer à l’approvisionnement des ménages et permettre aux bénéficiaires de consacrer davantage leurs ressources limitées à d’autres nécessités.
Parmi les femmes ayant bénéficié de cette aide figure Nyiraromba Agnès, qui a exprimé sa reconnaissance envers FUDEI et son partenaire financier. Pour elle, les produits distribués répondent à des besoins immédiats et arrivent à un moment où le soutien extérieur reste important pour les ménages déplacés.
« Je dis infiniment merci pour cette assistance que je viens de recevoir. Le riz, l’huile de cuisine, le haricot, le sel, le bidon d’eau… Vraiment, cette aide arrive à point nommé », a-t-elle déclaré.
Son témoignage traduit l’importance que peuvent revêtir les denrées alimentaires et les produits de première nécessité pour les familles qui rencontrent des difficultés à couvrir leurs besoins essentiels. Au-delà de leur valeur matérielle, ces biens constituent un appui ponctuel susceptible d’alléger certaines charges du ménage.
La distribution a également concerné des femmes vivant avec un handicap, dont les difficultés peuvent être aggravées par la précarité et les contraintes liées à leur situation. Madame Kasindikira, l’une des bénéficiaires, a exprimé son émotion après avoir reçu son sac contenant les produits qui lui étaient destinés.
« Je suis une femme vivant avec handicap. La vie n’est pas facile pour moi. Avec cette assistance, je serai à l’abri des besoins pendant un bon moment. Je ne sais pas comment vous remercier. Je prie pour que toutes vos initiatives de ce genre ne manquent pas de sponsors », a-t-elle confié.
À travers ces mots, cette bénéficiaire a fait part des difficultés auxquelles elle est confrontée au quotidien, tout en soulignant le soulagement que représente cette aide. Son témoignage rappelle la nécessité de tenir compte des besoins spécifiques des femmes vivant avec un handicap dans les initiatives de solidarité et d’accompagnement communautaire.
Les témoignages recueillis auprès des bénéficiaires mettent ainsi en évidence l’utilité immédiate de cette intervention. Ils soulignent également l’importance de poursuivre les efforts en faveur des femmes vulnérables, afin que celles-ci puissent disposer d’un soutien adapté à leurs besoins et à leurs conditions de vie.
Avant la distribution des vivres et des biens non alimentaires, les femmes ont pris part à une séance de renforcement des capacités consacrée aux mécanismes de gestion du stress et à la thérapie mentale. Cette activité a permis d’aborder la dimension psychosociale de l’accompagnement, en complément de l’aide matérielle remise aux participantes.
La séance a été animée par Byamoto Saly Julienne, facilitatrice du jour, qui a insisté sur les gestes et les attitudes à adopter lorsqu’une personne se trouve en situation de stress. L’objectif était de permettre aux participantes de mieux comprendre certaines réactions face aux difficultés et d’identifier des moyens de faire face aux tensions émotionnelles.
Cette sensibilisation présente un intérêt particulier pour les femmes confrontées aux conséquences du déplacement et aux incertitudes du quotidien. En plus des besoins alimentaires et matériels, ces femmes peuvent avoir besoin d’espaces d’écoute, d’échanges et d’apprentissage pour mieux gérer les pressions auxquelles elles sont exposées.
L’intégration de cette séance à l’activité de distribution traduit ainsi une approche qui associe le soutien matériel à la prise en compte du bien-être psychosocial des bénéficiaires. Elle rappelle que l’accompagnement des personnes vulnérables ne concerne pas uniquement leurs besoins physiques, mais peut également inclure des actions visant à renforcer leurs ressources personnelles et leur capacité à faire face aux difficultés.
Cette activité a été organisée par FUDEI dans le cadre de la mise en œuvre d’un projet financé par le Fonds pour les Femmes Congolaises (FFC). Grâce à cet appui, l’association poursuit ses interventions auprès des femmes vulnérables déplacées de Mutaho vivant à Mudja, en combinant la distribution de biens essentiels et des activités de renforcement des capacités.
En rappelant les interventions antérieures, notamment la remise de semences, Rachel MULULU a mis en avant la volonté de FUDEI de maintenir son accompagnement auprès de ces femmes. La distribution réalisée ce mercredi constitue une nouvelle étape de cette présence sur le terrain, avec une réponse orientée vers les besoins immédiats des ménages.
À travers cette initiative, FUDEI réaffirme l’importance de la solidarité et de l’accompagnement des femmes confrontées à la vulnérabilité. Le soutien du FFC contribue à rendre possibles ces actions, tandis que les témoignages des bénéficiaires mettent en lumière les besoins auxquels elles répondent.
L’association entend ainsi poursuivre, dans le cadre de son projet, ses efforts en faveur des femmes qui nécessitent une attention particulière, en tenant compte aussi bien de leurs besoins matériels que de leur bien-être psychosocial.
J-Rostand VUSANGI M.