Un atelier de formation consacré aux Droits à la Santé Sexuelle et Reproductive (DSSR) a débuté ce jeudi 20 août à Planet Hôtel, à Goma, réunissant des journalistes, blogueurs et créateurs de contenus numériques actifs au Nord-Kivu.

Organisée par l’Action pour les Droits Solidaires (ADS ONG) et prévue sur deux jours, du 20 au 21 août 2026, cette session vise à renforcer les capacités des professionnels des médias afin de leur permettre de produire et de diffuser des informations fiables sur les questions de santé sexuelle et reproductive, tout en contribuant à la lutte contre les rumeurs et la désinformation.
Le premier volet de cette formation a été assuré ce jeudi par Madame ANSIMA CHIMENESA Grâce, qui a conduit les participants autour des principaux outils et notions liés aux droits à la santé sexuelle et reproductive.

Cette première intervention s’inscrit dans une démarche visant à permettre aux professionnels des médias de mieux comprendre les enjeux liés aux DSSR et de disposer de repères fiables pour traiter ces questions dans leurs productions journalistiques de leur quotidien.
Selon l’oratrice du jour, Madame Grâce, l’objectif est non seulement de renforcer les connaissances des participants sur les concepts clés de la santé sexuelle et reproductive, mais également de leur donner les moyens de contribuer à la réduction des tabous et à la diffusion d’une information exacte et digne.
Dans le contexte humanitaire en perpétuelles crises persistantes, ici au Nord-Kivu, l’accès à une information fiable constitue un enjeu à ne pas négliger. Les violences sexuelles et basées sur le genre, ainsi que les difficultés d’accès aux services de santé sexuelle et reproductive, exposent particulièrement les femmes et les adolescentes à diverses vulnérabilités.
À cette situation s’ajoute la multiplication des informations non vérifiées sur les réseaux sociaux. Selon les termes de référence de l’atelier, la désinformation touche notamment des sujets comme l’hygiène corporelle, la contraception, la planification familiale, la gestion du cycle menstruel et l’avortement sécurisé.
Face à ce défi, les professionnels des médias sont appelés à jouer un rôle actif. Ils doivent être capables d’identifier les fausses informations, de les signaler et de contribuer à leur déconstruction, tout en produisant des contenus factuels et respectueux.
L’atelier adopte une approche participative et pratique. Les participants sont notamment appelés à échanger leurs expériences, analyser des cas concrets, simuler la déconstruction de rumeurs et concevoir des contenus médiatiques ou numériques. Un pré-test est intervenu au début de la session et un post-test d’évaluation des connaissances acquises à l’issue de la formation est venue à la fin de la séance de cette journée.

Cette activité, initiée par Action pour les Droits Solidaires (ADS), consolide son réseau de journalistes, blogueurs et créateurs de contenus engagés sur les questions de DSSR. Elle ouvre déjà la deuxième cohorte qui rejoint ainsi le réseau existant afin de contribuer davantage à la diffusion de la bonne information sur la santé sexuelle et reproductive au Nord-Kivu et en République démocratique du Congo.

Au total, 25 professionnels des médias, notamment des journalistes de radios et télévisions, des blogueurs, influenceurs et créateurs de contenus numériques, sont ciblés par cette formation de deux jours.
La formation se poursuit ce vendredi 21 août 2026 avec d’autres échanges destinés à renforcer les capacités des participants et à faire des médias de véritables acteurs de lutte contre la désinformation en matière de santé sexuelle et reproductive.
J-Rostand VUSANGI M,