Le Groupe d’Accompagnement des Malades du diocèse de Goma, GRAM/Goma, alerte contre la maladie virale d’Ebola qui s’est activée en ville de Goma en particulier et au Nord-Kivu en général. Dans sa mission de soutenir les nécessiteux et les accompagner depuis 1995, aujourd’hui GRAM trouve ses moyens « limités faces aux urgences qui s’imposent dans la région».
Devant la presse, ce mercredi 27 mai 2026, alors qu’aujourd’hui le virus d’Ebola se propage instantanément dans la ville, plusieurs structures sanitaires en diocèse se sont déjà levées pour dérouter Ebola.
GRAM, quant à lui, dépourvu actuellement des partenaires, lance un appel urgent à tout bienfaiteur afin qu’ensemble on arrive à éradiquer et dérouter cette résurgence du virus :
« La résurgence de la maladie virale d’Ebola est une situation préoccupante à haut niveau. Pourtant elle survient au moment où nous nous battions pour d’autres cas. Avec nos moyens très limités techniquement, cette situation nous inquiète », s’exprime Marcle AJABU, Coordinateur de l’organisation GRAM du diocèse de Goma.
N’eût-été la Division Provinciale de la Santé, partenaire de GRAM, celui-ci ne saurait réagir. Pour les mesures d’accompagnement, quelques sites de prise en charge appropriée sont déjà mis en place, mais encore insuffisants :
Une équipe de prestataires de soins, les psychologues intervient aussi, épaulés par les sensibilisateurs communautaires pour surveiller le mouvement».
Le Coordinateur Marcel estime qu’il serait bon que les organisations plaident auprès des bailleurs de fonds et autres partenaires de santé pour accompagner GRAM dans sa mission d’aider les nécessiteux en maladie chronique ou à virus d’Ebola.

De son côté, le Dr Innocent NGABOYEKA, spécifie Ebola en 5 catégories ou souches : la souche Zaïre, la souche Reston, la souche Bundibugyo enregistrées déjà en RDC, et la souche Tayi en Côte d’Ivoire. Depuis lors, ces souches tuent mais la communauté a toujours eu des controverses dans la prise de conscience, alors qu’il faut seulement se protéger. Dr Innocent révèle que ces défis rencontrés dans la lutte sont liés à l’ignorance et la négligence de la population :« La population dit que la maladie virale d’Ebola n’existe pas ».
Par des analyses vulgaires, selon le Docteur, « Ebola est déclaré pendant que la situation socioéconomique est précaire ; ainsi la communauté, en difficulté économique, estime que Ebola est venu pour créer un financement, pour des questions politiques économiques, pour enrichir les uns en contre partie du sang des autres. C’est cela l’incompréhension à laquelle nous nous heurtons pour la transmission du message lié à la présence de l’hémorragie virale ».
Un autre défis est lié à certaines coutumes qui, pour certains clients en communauté, choisissent se faire soigner chez le tradipraticien, guérisseurs par herbes et autres astuces, a-t-il enrichit.
La lutte, étant menée avec détermination, la structure GRAM fait face à ces multiples défis sous plusieurs formes :
« GRAM, dans son projet implanté dans la zone de santé de Kayna, en territoire de Lubero, procède d’abord par des séances de sensibilisation communautaires de porte à porte et de masse pour briser les barrières qui prêchent l’inexistance de la maladie virale d’Ebola. ICI, les relais communautaires et autres prestataires, tous outillés en la matière et exécutent ces séances. Au niveau de l’aire de santé, GRAM a mis des intrants, des équipements pour la prévention contre les infections (PCI), étant donné que, également, Ebola est transmissible via le non respect des mesures préventives».
Ebola peut se propager de l’humain à l’humain par la move, la salive, les larmes, la fraîcheur de mains, l’air buccal,…c’est pourquoi il est très exigé le port de masques, la distanciation, le lavage régulier des mains, la désinfectation, le port des équipements de protection, …

De son côté, Madame MUSAVULI Carine, Agent de GRAM, a précisé que cette structure ne travaille pas à l’européenne. GRAM a implanté « des groupes de fraternité aux malades » au sein de 14 paroisses catholiques de Goma pour répondre aux cas urgents des malades. Il compte élargir son espace.
« Consulter la structure la plus proche reste idéal pour s’imprégner de l’état de santé du patient. Ebola tue et n’épargne personne », a conclu Madame Carine.
J-Rostand VUSANGI M,