Homélie du 13e dimanche du Temps Ordinaire/A

Homélie du 13e dimanche du Temps Ordinaire/A

Ma nouvelle nomination dans la paroisse sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Kanyaruchinya me donne une occasion de recherche. Avec le Pape François qui exhortait que les homélies soient concises, alors comme prêtre de 24 ans, proche de mon jubilé d’argent (25 ans) d’ordination sacerdotale, je peux proposer aux confrères et à d’autres chrétiens de prendre l’essentiel.

Homélie du 13e dimanche du Temps Ordinaire/A

Chers frères et sœurs, en ce 13e dimanche du Temps Ordinaire/A, la liturgie de la parole nous invite à la générosité. Le monde dans lequel nous vivons est insensible à la misère des autres. Les prophètes ont toujours témoigné de la générosité envers ceux qui avaient des problèmes. 

Dans la 1ère lecture (2 R 4,8-11.14-16), le prophète Elisée qui vivait dans le royaume d’Israël, avait laissé le souvenir d’un extraordinaire témoin de l’alliance. Affrontant sans crainte l’opposition royale, il avait maintenu la foi populaire. On racontait les récits de ses miracles. Homme de Dieu, il avait fait vivre ceux qui l’accueillaient avec foi. Aujourd’hui, c’est le récit d’une femme riche de Sunam qui avait insisté que le prophète puisse manger chez elle. A partir de cette générosité la femme a été récompensée, car elle n’avait pas d’enfant. « L’an prochain, à cette même époque, tu tiendras un fils dans tes bras ». Un exemple à imiter dans notre vie. Le monde dans lequel nous vivons perd de plus en plus la valeur de la générosité et de l’hospitalité. En tant que chrétien, nous devons fournir beaucoup d’efforts en nous mettant au service de nos frères et sœurs.

Le psaume responsorial 88 qui a pour refrain : «Sans fin, Seigneur, je chanterai ton amour ! », c’est un hymne à Dieu qui a fait alliance avec son peuple. Sa puissance éclate dans sa création. Le Seigneur se rappelle sa promesse, à un moment où les siens semblent voués à la perdition. Dieu fait vivre son peuple.

Dans la 2e lecture (Rm 6,3-4.8-11), Paul explique ici sa vision de la nouvelle apportée par le Christ. Par le baptême, le croyant est engagé dans une nouvelle relation avec Dieu. Il échappe à l’univers dans lequel l’homme se trouve centré sur lui-même, c’est-à-dire au moment du péché. Il participe à une nouvelle forme de vie jusque-là inconnue : c’est une résurrection. Dans la vie courante qu’avons-nous fait de notre baptême ? Un chrétien croyant doit vivre différemment d’un chrétien religieux.

Dans l’Evangile (Mt 10,37-42), il s’agit du renoncement des Apôtres quand ils doivent suivre Jésus. Dans cet extrait de Matthieu, l’évangéliste rappelle aux chrétiens que Jésus avait averti ses disciples des difficultés inévitables. « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ». Il ne nous dit pas de haïr notre famille biologique, mais d’être détaché pour la parole de Dieu. Le Seigneur garanti aussi la vraie vie à tous ceux qui accueilleraient sa parole. « Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ». Dans notre mission évangélisatrice nous devons porter notre croix. « Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi ». 

L’Eucharistie, célébration de la vie s’affirmant à travers l’échec même, nous montre que Jésus a accepté d’être rejeté par les siens, pour répondre à l’appel du Père. En acceptant notre croix, nous nous engageons sur une route semblable à celle de Jésus. Malgré les difficultés du moment,  soyons courageux dans notre vie chrétienne en portant notre croix avec joie.

Au cours de cette Eucharistie demandons la grâce de la générosité et pensons toujours à ceux qui souffrent des différentes manières. Puisse la Très Sainte Vierge Marie intercéder pour nous qui vivons dans un monde où l’égoïsme bat son plein. 

Abbé Eugène HALERIMANA BAZIMENYERA

Paroisse sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Kanyaruchinya

Nyiragongo, le 28 juin 2026

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