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Homélie du dimanche de Pâques 2e dimanche de Pâques : Fête de la Divine Miséricorde

Homélies de l’Abbé Eugène

Ma nouvelle nomination dans la paroisse sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Kanyaruchinya me donne une occasion de recherche. Avec le Pape François qui exhortait que les homélies soient courtes, alors comme prêtre de 24 ans, proche de mon jubilé d’argent (25 ans) d’ordination sacerdotale, je peux proposer aux confrères et à d’autres chrétiens de prendre l’essentiel.

Homélie du dimanche de Pâques 2e dimanche de Pâques : Fête de la Divine Miséricorde

Chers frères et sœurs, en ce 2e dimanche de Pâques, consacré à la Miséricorde Divine, c’est le jour où tout catholique qui confesse ses péchés et reçoit la communion est pardonné de tous ses péchés et peines. Cette fête a été instituée en 1985 d’abord dans le diocèse de Cracovie par son évêque, le cardinal Franchiszek Macharski, puis pour tous les diocèses de Pologne. Dix ans plus tard, en 1995, le pape Jean-Paul II l’a étendue sur toute la Pologne à la demande de l’épiscopat polonais. Le 30 avril 2000, jour de la canonisation de sainte Faustine à Rome, il l’a élargie à toute l’Eglise (Ordo 2025-2026, p.143).

Pour rappel, à Rome, au 4e siècle, on célébrait le dimanche in albis deponendis, car les baptisés de la nuit de Pâques déposaient leurs vêtements blancs pour rejoindre l’assemblée.

Dans la 1ère lecture (Ac 2,42-47), dans l’ensemble des Actes des Apôtres, Luc montre l’expansion du christianisme dans le monde païen. Une expansion qui n’est pas facile, mais l’Esprit Saint triomphe de toutes les difficultés. L’Eglise primitive vivait « en communion fraternelle, à rompre le pain et participer aux prières…et ils mettaient tout en commun ; ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, pour en partager le prix entre tous selon les besoins de chacun ». Nous sommes invités à imiter cette Eglise primitive dans sa façon de vivre le christianisme, car ces derniers temps c’est égoïsme qui domine partout. Même la caritas ne parvient pas à aider comme il faut à causes des besoins qui sont multiples. La crise humanitaire à l’Est de notre pays est très alarmante. Comme l’avait souligné l’archevêque de Bukavu le jour de Pâques : « La population souffre. Il est temps de mettre fin à cette guerre…Banques fermées, le chômage augmente et la pauvreté s’aggrave ». Tous ces appels tombent dans les oreilles des sourds, c’est à l’Esprit Saint de nous éclairer pour triompher de toutes les difficultés. Un jour la vérité finira par triompher.

Le psaume responsorial (Ps 117), qui a pour refrain « Eternel est son amour », ce psaume déjà utilisé pour la messe du jour de Pâques, rappelait aux Juifs tous les dangers dont le Seigneur les avait tirés, à travers leur histoire. Pour aujourd’hui, le même message continue en célébrant la façon dont Dieu a retourné en faveur de son peuple une situation dangereuse. « On m’a poussé, bousculé pour m’abattre, mais le Seigneur m’a défendu ». Chacun peut vivre cette expérience des gens qui nous veulent du mal, mais le Seigneur nous défend. Exemple : des fonctionnaires qui souffrent sur le lieu du travail par l’arrogance de leurs chefs. Des demandes d’explication, des mises en garde, des blâmes, des suspensions…Pour les chrétiens, Jésus est celui qui, rejeté par son peuple, est devenu le fondement de la nouvelle société libérée de l’emprise du mal. Comme illustration, pour les prêtres qui quittent une paroisse vers une autre, beaucoup de fois le Seigneur agit à leur insu pour échapper à la méchanceté humaine. « La pierre qu’on rejeté les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle ».

Dans la 2e lecture (1P1, 3-9), dans le cadre d’une catéchèse baptismale, Pierre explique aux chrétiens la nature de leur nouvelle existence. Celle-ci est déjà résurrection, car elle arrache au monde corrompu qui détériorait le cœur de l’homme. Un baptisé est déjà fils de Dieu. « Dans sa grande miséricorde il nous a fait renaitre grâce à la résurrection de Jésus ». Certes, il faut cheminer dans les épreuves qui vérifient la qualité de notre foi. C’est pourquoi un chrétien, même pendant des moments difficiles il doit tenir bon.

Dans l’évangile (Jn 20, 19-31), le ressuscité donne la paix à ses apôtres isolés au sein d’un monde hostile et indifférent à la Bonne Nouvelle. A ce souhait de paix, le Christ ajoute le don de l’Esprit Saint et la mission de porter la Bonne Nouvelle aux hommes et aux femmes qui croiront. Il donne le pouvoir de remettre les péchés : « Tout homme à qui vous remettrez les péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez les péchés, ils lui seront maintenus ». C’est ici où le sacrement de la réconciliation trouve sa valeur.

La figure de Thomas, le patron de ceux qui ont toujours des doutes, est aussi intéressante. La réponse de Jésus à Thomas est très forte : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ». Il n’est pas nécessaire de vérifier l’existence corporelle du Maître. Dans notre vie nous avons des doutes. C’est le moment de grandir dans la foi en vivant nos engagements chrétiens à travers les sacrements.

Au cours de cette Eucharistie, demandons la grâce de la miséricorde dans ce monde cassé par le manque de pardon. L’orgueil nous domine. Que ce dimanche consacré à la miséricorde divine soit un tremplin tout au long de notre vie en disant ‘’Jésus, j’ai confiance en toi’’.

Puisse la Très Sainte Vierge Marie, la première évangélisatrice, intercéder pour nous afin de mieux cheminer comme l’Eglise primitive dans la communion fraternelle, la prière et la fraction du pain en partageant entre nous selon les besoins de chacun.

Abbé Eugène HALERIMANA BAZIMENYERA

Paroisse sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Kanyaruchinya

Nyiragongo, le 12 avril 2026

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