
La Zone de Santé de Kalonge, située dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, traverse une crise sanitaire de plus en plus préoccupante. Confrontée à de graves insuffisances matérielles, logistiques et structurelles, cette entité peine à assurer des soins de santé de qualité à une population déjà fragilisée par les difficultés d’accès aux services de base.
Face à cette situation, les acteurs de la société civile lancent un cri d’alarme et appellent les autorités congolaises ainsi que les partenaires humanitaires à intervenir sans délai afin d’éviter une aggravation de la crise.
Selon eux, les formations sanitaires de Kalonge fonctionnent dans des conditions extrêmement difficiles, limitant considérablement leur capacité à répondre aux besoins médicaux des habitants. Cette réalité expose des milliers de personnes, principalement en milieu rural, à des risques accrus de complications médicales, de décès évitables et de propagation de maladies pourtant curables lorsqu’elles sont prises en charge à temps.
Les organisations citoyennes mettent en garde contre les conséquences d’une telle situation. Elles estiment que le manque d’équipements, de médicaments, de moyens de transport sanitaire et d’autres ressources essentielles pourrait entraîner l’effondrement progressif du système de santé local. Les femmes enceintes, les enfants, les personnes âgées et les malades chroniques figurent parmi les catégories les plus exposées.
La société civile redoute également que cette dégradation favorise l’apparition de foyers épidémiques, augmente le taux de mortalité et contraigne davantage la population à parcourir de longues distances pour accéder aux soins, au péril de leur vie.
Devant l’urgence, les organisations citoyennes exhortent les autorités compétentes et les partenaires humanitaires à mettre en œuvre des mesures immédiates pour renforcer les capacités de la Zone de Santé de Kalonge. Elles plaident notamment pour un appui en équipements médicaux, en médicaments essentiels, en personnel qualifié et en moyens logistiques afin d’éviter une catastrophe sanitaire qui menace des milliers d’habitants de cette partie du territoire de Kalehe.
La Rédaction