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dimanche, mars 1News That Matters

RDC: Les femmes rurales au coeur de la reconstruction sociale

Alors que la République Démocratique du Congo tente de panser ses plaies, les femmes rurales apparaissent comme des actrices clés de la reconstruction sociale. À travers ses mots, Bernardine Sikwaya rappelle que le changement ne se décrète pas en haut, mais germe en bas, dans les mains de celles qui cultivent, nourrissent et soutiennent la vie.Dans les sillons de la terre congolaise, elle sème aussi une littérature d’ancrage, de dignité et de paix.

Lors de la récente grande rentrée littéraire à Kinshasa, elle a présenté Portraits des Paysannes Congolaises, un ouvrage à la fois poignant et militant. À travers ce livre, Sikwaya rend hommage à celles qui, dans l’ombre des villages meurtris par les conflits, tiennent debout le tissu social.

Dans un paysage littéraire congolais souvent centré sur les réalités urbaines et dominé par des voix masculines, Bernardine Sikwaya fait figure d’exception. Ingénieure agronome et écrivaine, elle s’impose comme l’une des rares autrices à porter haut la voix des femmes rurales dans un pays encore marqué par les fractures sociales et les violences des groupes armés.

En mêlant poésie, narration et témoignages, Portraits des Paysannes Congolaises offre une tribune à ces femmes souvent réduites au silence. Elles sont mères, cultivatrices, gardiennes de traditions et actrices de paix. Bernardine Sikwaya leur donne un nom, un visage, une voix.

Dans un monde rural congolais trop souvent relégué au second plan, l’écrivaine met en lumière un autre pouvoir féminin , celui de la résilience au quotidien, de la solidarité communautaire, et d’un lien à la terre qui dépasse la simple subsistance.

Dans des régions rurales marquées par les tensions et l’activisme croissant de groupes armés, les femmes restent les premières victimes… mais aussi les premières bâtisseuses de paix. Bernardine Sikwaya en est convaincue : raconter leurs histoires, c’est déjà résister.L’agriculture devient alors un acte politique. L’écriture, un outil de mémoire, de reconnaissance et de transformation. Son livre ne se limite pas à une démarche artistique ; il est un manifeste social, une manière d’écrire la cohésion dans un espace déchiré.

En replaçant les femmes rurales au centre du récit national, Sikwaya rétablit un équilibre narratif longtemps oublié. Son écriture, ancrée dans la terre et le vécu, questionne et répare. Elle fait de la littérature un levier pour transformer les mentalités, réveiller les consciences et restaurer les liens sociaux.

Dans un pays où la guerre a longtemps étouffé les voix les plus vulnérables, Bernardine Sikwaya se fraie un chemin littéraire inédit. Elle ne se contente pas de raconter : elle répare, elle relie, elle agit.

Sa participation à la grande rentrée littéraire de Kinshasa a marqué les esprits. Unique femme parmi une trentaine d’auteurs, elle a porté haut l’étendard des campagnes congolaises, ces zones souvent négligées mais essentielles à la stabilité du pays.Plus qu’un livre, son œuvre est un geste politique, un acte de réconciliation, une semence de paix plantée dans les interstices de la douleur collective.

La Rédaction

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