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Nyundo : Des journalistes transfrontaliers outillés pour faire des médias des artisans de paix dans la région des Grands-Lacs

Nyundo, 21 janvier 2026 — Dans un contexte régional encore marqué par les séquelles des conflits et des tensions récurrentes, la Commission Épiscopale Justice et Paix (CEJP/Rwanda), en collaboration avec l’Association des Conférences Épiscopales de l’Afrique Centrale (ACEAC), a organisé un atelier de formation sur le rôle social des médias dans l’édification de la paix. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet “Amani Kwetu”, mis en œuvre dans la région des Grands-Lacs, avec un accent particulier sur l’engagement des journalistes et influenceurs dans leur carrière d’informer la communauté.

Déployé en deux volets, l’atelier a réuni, ce mercredi 21 janvier 2026, 25 journalistes transfrontaliers au Centre d’Accueil Saint François Xavier de Nyundo, situé à proximité de la paroisse Stella Maris. La rencontre a rassemblé 10 journalistes de la ville de Goma et 15 de la ville de Gisenyi, illustrant ainsi la volonté de renforcer la coopération médiatique au-delà des frontières pour une paix durable dansbla région.

Le journaliste, acteur responsable de la cohésion sociale

Sous la facilitation de Madame UMUKOBWA Aisha, les échanges ont porté sur la détermination, le rôle et de la responsabilité sociale du journaliste dans des sociétés fragilisées par les conflits. Quatre principes fondamentaux ont servi de fil conducteur aux travaux : dire sans nuire, montrer sans choquer, dénoncer sans condamner et informer sans décourager.

Les facilitateurs ont insisté sur l’exigence d’une information fondée sur des preuves tangibles, livrée avec neutralité et fidélité à la vérité, tout en appelant les professionnels des médias à s’imprégner davantage de la possibilité de parler de la paix, dans la paix et pour la paix. Une approche qui invite à transformer les récits médiatiques en leviers de réconciliation et de prévention des violences.

«Rapporter ce qui contribue à la paix»

S’exprimant au micro des journalistes, le Révérend Abbé Valens Niragire, Secrétaire Général de la CEJP/Rwanda, a livré la synthèse de l’objectif de l’atelier, soulignant l’urgence d’un journalisme constructif dans la région :

«Nous voulons que les Journalistes puissent rapporter sur ce qui contribuent pour la paix. Tellement que cette région a connu beaucoup de théâtre sur la violence, les journalistes peuvent contribuer à renverser la tendance et parler sur la paix. Nous comprendre mutuellement et nous aider à être des bâtisseurs de paix dans notre région des Grands-Lacs au lieu de semer des troubles et des mésententes.»

Une dynamique de formation appelée à se poursuivre

Cet atelier fait suite à une première session tenue à Kigali il y a près de deux mois, confirmant la volonté des initiateurs d’inscrire l’action dans la durée. L’objectif est de multiplier les séries de formation afin d’impliquer progressivement d’autres acteurs clés dans la restauration de la paix.

À ce propos, le Révérend Abbé Valens Niragire a précisé :

«Aujourd’hui, c’est la deuxième série, projet financé par TROCAIRE. Nous incluons aussi les religieux et leaders communautaires convertis afin qu’ils puissent injecter ce levain de paix, qui va ensuite grandir pour le besoin de tous. Nous souhaitons que les journalistes constituent un réseau pour arriver à restaurer la paix, à cultiver le processus de bon voisinage; et l’Église fera sa contribution à travers son projet Paix au Grands-Lacs ».

Des recommandations pour un journalisme de paix

Au terme des travaux, plusieurs recommandations fortes ont été formulées en faveur d’un journalisme de paix : organiser régulièrement des émissions dédiées à la promotion de la paix, donner la parole aux leaders religieux et communautaires engagés dans les initiatives pacifiques, faire de la paix une priorité éditoriale, et surtout cultiver une paix intérieure chez les journalistes eux-mêmes, en les accompagnant et en les soutenant.

De Nyundo, les participants sont repartis avec la conviction renouvelée que les médias peuvent et doivent être des bâtisseurs de paix, capables de transformer les récits de violence en messages d’espérance, au service du vivre-ensemble et du bon voisinage dans la région des Grands-Lacs. La suite, pour le deuxième volet,  se fera à  Cyangungu dès ce jeudi 22 janvier 2026.

La Rédaction 

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