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mercredi, avril 29News That Matters

Homélie du 4e dimanche de Pâques : Dimanche du Bon Pasteur

Ma nouvelle nomination dans la paroisse sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Kanyaruchinya me donne une occasion de recherche. Avec le Pape François qui exhortait que les homélies soient courtes, alors comme prêtre de 24 ans, proche de mon jubilé d’argent (25 ans) d’ordination sacerdotale, je peux proposer aux confrères et à d’autres chrétiens de prendre l’essentiel.

Homélie du 4e dimanche de Pâques : Dimanche du Bon Pasteur

Chers frères et sœurs, en ce 4e dimanche de Pâques, appelé dimanche du Bon Pasteur, car Jésus rappelle qu’il est le « Bon pasteur ». Les autres qui sont venus avant étaient des bandits. Une belle image de Jésus qui prend soin de ses brebis. C’est pourquoi, depuis 1964 par décision du pape Paul VI, ce dimanche est la Journée Mondiale de prière pour les vocations. « Priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson » (Lc 10,2). (Ordo 2025-2026, p.150).
Dans la 1ère lecture (Ac 2, 14a 36-41), à l’appel de Pierre le jour de la Pentecôte, des Juifs se convertissent et se font baptiser au nom de Jésus. Mais faisons attention notre baptême au sein de l’Eglise catholique il est trinitaire : « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ». La prédication de Pierre remué les cœurs des auditeurs : « Frères, que devons-nous faire ? ». La seule voie c’est la conversion. Quand on se trompe de chemin on rentre aussitôt. Ceux qui étaient ouverts à la vérité se sont précipités sur la route du salut par le baptême en recevant le don du Saint-Esprit.
On ne le dira jamais assez, dans l’ensemble des Actes des Apôtres, Luc montre l’expansion du christianisme dans le monde païen. Une expansion qui n’est pas facile, mais l’Esprit Saint triomphe de toutes les difficultés. Dans cette lecture on signale que ‘’la communauté s’augmenta ce jour-là d’environ trois mille personnes ». Avons-nous le courage d’annoncer la Bonne Nouvelle ? C’est une grâce à demander. Jusqu’à présent il y a encore des païens qui ont besoin de notre témoignage chrétien afin de se convertir.
Le psaume responsorial (Ps 22), qui a pour refrain « Le Seigneur me conduit, je ne manque de rien », le bon berger c’est l’image spontanément utilisée par des gens à tradition pastorale pour chanter Dieu qui sécurise le peuple et lui donne la nourriture en abondance. « Si je traverse les ravins de la mort je ne crains aucun mal, car tu es avec moi, ton bâton me guide et me rassure ».
Dans la 2e lecture (1P 2, 20b-25), Pierre présente Jésus comme l’agneau mené à l’abattoir. C’est par ses blessures que nous avons été guéris. Nous étions comme des brebis errantes, mais à présent nous sommes revenus vers le berger qui veille sur nous. Nous devons imiter le Christ dans sa souffrance dans la non-violence. « Couverts d’insultes, il n’insultait pas ; accablé de souffrance, il ne menaçait pas ». A nous de nous engager pour sauver l’humanité pécheresse.
Dans l’évangile (Jn 20, 19-31), il s’agit de l’image du bon pasteur qu’est le Christ. Mais historiquement, au moment de l’exil, Ezéchiel avait dénoncé les mauvais bergers d’Israël, ces chefs qui avaient égaré le peuple. Reprenant cette image, toujours dans un pays à tradition pastorale, Jésus se présente comme le bon pasteur par excellence qu’avait finalement annoncé le prophète. Il se dit aussi la porte, point de passage vers la vie et la liberté, protection contre les intrusions de l’ennemi : « Je suis la porte des brebis. Ceux qui ont intervenus avant moi sont tous des voleurs et des bandits. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ». En fait, Jésus est le propriétaire des brebis, il n’est pas mercenaire.
Dans notre vie, il y a beaucoup de gens qui dirigent le peuple de Dieu comme des mercenaires en cherchant des intérêts privés et pas ceux du groupe, pas ceux de la communauté chrétienne. Le pays va aussi mal, car certains acteurs politiques ne cherchent que leurs intérêts.
Au cours de cette Eucharistie, demandons la grâce de la responsabilité dans nos différents services au sein du peuple de Dieu. En cette Journée Mondiale de prière pour les vocations demandons encore une fois au « Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson ». Les ouvriers sont peu nombreux. Notre diocèse a besoin des jeunes gens et jeunes filles qui s’engagent pour servir Dieu dans la vie consacrée à l’ère de la nouvelle éthique mondiale marquée par l’athéisme pratique. Pour beaucoup Dieu, c’est une ancienne idéologie, il faut vivre sa vie point barre.
Puisse la Très Sainte Vierge Marie, qui a dit oui, intercéder pour les vocations dans le monde et en particulier pour notre Eglise locale en des moments difficiles de la crise à l’Est de la RD Congo.

Abbé Eugène HALERIMANA BAZIMENYERA
Paroisse sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Kanyaruchinya
Nyiragongo, le 26 avril 2026

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