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dimanche, mars 1News That Matters

COP 30 à Belém : La RDC réclame la reconnaissance mondiale de son rôle climatique — un espoir pour les 450 tribus face aux défis des guerres et du dérèglement environnemental

La Conférence des Nations Unies pour le Climat (COP 30) s’est ouverte ce lundi 10 Novembre 2025 à Belém, au Brésil, dans un contexte mondial marqué par des urgences écologiques sans précédent. Pour la République Démocratique du Congo, c’est une nouvelle occasion de faire entendre sa voix et de revendiquer sa place de “pays-solution” face aux changements climatiques.

Prenant la parole lors de la première journée, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du climat, Marie Nyange Ndambo, a réaffirmé l’engagement inébranlable de la RDC à défendre ses forêts et à obtenir une reconnaissance internationale du rôle crucial que joue le pays dans la régulation du climat mondial.

« Nous voulons que le monde reconnaisse notre capacité à réguler le climat. Nous voulons aussi que cette reconnaissance s’accompagne de retombées concrètes », a déclaré la ministre, insistant sur la nécessité que les bénéfices environnementaux atteignent directement les communautés locales et les peuples autochtones.

Les 450 tribus de la RDC au cœur des retombées attendues. 

La ministre a souligné que les 450 tribus de la République Démocratique du Congo, gardiennes d’une biodiversité millénaire, doivent être les premières bénéficiaires des politiques climatiques et des financements internationaux. Ces communautés, souvent oubliées, jouent pourtant un rôle vital dans la préservation des forêts, des rivières et des écosystèmes qui font de la RDC le deuxième poumon vert de la planète, après l’Amazonie.

Ces retombées attendues visent notamment à :

Soutenir les initiatives locales de reboisement et de gestion durable des forêts; Renforcer la sécurité alimentaire par l’agriculture écologique; Favoriser l’accès à l’eau et à l’énergie propre; Créer des emplois verts pour les jeunes ruraux; Protéger les savoirs traditionnels autochtones liés à la nature.

En d’autres termes, il s’agit de redonner à chaque tribu le pouvoir de protéger sa terre et d’en vivre dignement.

Des initiatives ambitieuses : Couloir vert Kivu-Kinshasa et “La Forêt c’est nous”

Afin de mobiliser la communauté internationale autour de la RDC, la ministre Marie Nyange Ndambo a présenté deux projets phares :

1. Le Couloir vert Kivu-Kinshasa, une initiative écologique unique au monde, qui permettra de conserver plus de 30 % du territoire national au profit de l’humanité.

2. “La Forêt, c’est nous”, un programme participatif mettant en avant les communautés locales comme actrices principales de la protection environnementale.

Ces deux initiatives incarnent la volonté de la RDC de passer du statut de victime du changement climatique à celui d’acteur-clé de la solution.

Les défis : guerres injustes, exode rural et abandon des espaces verts

Malgré ces ambitions, les défis internes demeurent considérables.

Les conflits armés à répétition, principalement dans l’Est du pays, fragilisent les politiques environnementales et provoquent un exode rural massif. Les populations fuient leurs terres, laissant derrière elles des espaces verts abandonnés, des forêts détruites par la survie immédiate et une biodiversité menacée.

Fatigués des déplacements massifs, ces enfants ont demandé à boire

De plus, la pauvreté persistante pousse de nombreuses familles à dépendre du charbon de bois et de l’exploitation artisanale des ressources naturelles, accentuant la déforestation.

Les jeunes, pourtant porteurs d’espoir pour un avenir durable, manquent souvent de formation et de moyens pour s’engager dans des initiatives écologiques locales.

Ces réalités viennent rappeler que la lutte climatique en RDC ne peut être gagnée sans la paix, ni sans un soutien international concret et équitable.

Une voix forte portée par la RDC à la COP30

Le Président Félix Tshisekedi, intervenant lors du sommet des chefs d’État, a de son côté dénoncé l’insuffisance des financements accordés aux pays du Sud.

 «Ceux qui ont le moins contribué au dérèglement climatique paient aujourd’hui le prix le plus lourd. Nos populations sont frappées par les inondations, les sécheresses extrêmes, l’érosion et l’insécurité alimentaire », a-t-il déclaré, tout en plaidant pour des fonds mieux orientés vers les communautés touchées.

De son côté, la ministre Marie Nyange a rappelé que la RDC innove désormais dans le marché du carbone, grâce à la création d’une Autorité nationale de régulation, afin que les crédits carbone générés par les forêts congolaises profitent enfin au pays et à ses habitants.

Un appel à la solidarité mondiale

En conclusion, la RDC, par la voix de sa ministre et de son président, appelle le monde à une solidarité climatique réelle et équitable.

La COP30 de Belém pourrait ainsi devenir une étape décisive pour que la nation congolaise — riche de ses forêts, de sa jeunesse et de ses 450 tribus — soit reconnue non plus seulement comme un territoire de souffrance, mais comme un pilier écologique de la planète.

La Rédaction. 

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