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dimanche, mars 1News That Matters

Doha 2025: Le piège se referme sur le M23: Qui s’avait ?

À Doha, un cycle historique vient de se refermer. Le sommet organisé avec le soutien stratégique du Qatar et des États-Unis a marqué une rupture franche : le Rwanda, longtemps accusé d’ingérence, se voit sommé de retirer ses troupes de la RDC, et le M23 de déposer les armes. La République démocratique du Congo, représentée avec fermeté par le président Félix Tshisekedi, obtient enfin un appui diplomatique décisif pour faire respecter sa souveraineté territoriale. La RDC attend désormais l’application immédiate du cessez-le-feu, le retrait total des RDF et le démantèlement effectif du M23, considérés comme des préalables non négociables à une paix durable.

Un projet de déstabilisation démasqué

Les justifications sécuritaires utilisées par Kigali depuis les années 90 — FDLR, instabilité congolaise, revendications frontalières — ont été démolies point par point. À Doha, le masque est tombé : le M23 a été reconnu comme une extension militaire du régime rwandais, balayant toute prétention d’autonomie. Le Rwanda, de son côté, attend de cette nouvelle donne que ses préoccupations sécuritaires soient désormais prises en compte dans un cadre bilatéral pacifié, loin des accusations. Mais surtout, Kigali espère une désescalade qui ne remettrait pas totalement en cause ses intérêts économiques dans la région.

Vers une nouvelle architecture sécuritaire

Du côté congolais, la réforme militaire est au cœur de la riposte : les FARDC, en pleine restructuration, bénéficient désormais d’un soutien américain et israélien, notamment en cybersécurité et contre-espionnage. Parallèlement, les mouvements populaires comme les Wazalendo s’organisent autour d’une dynamique de libération nationale. Kinshasa entend assainir ses institutions, éliminer les infiltrations et renforcer l’unité militaire. Pour la RDC, l’attente est claire : le Rwanda doit cesser toute forme d’ingérence et de soutien à des groupes armés, et ouvrir une ère de non-agression fondée sur le respect mutuel.

Justice, économie et mémoire collective

Sur le plan international, un signal fort est lancé : le temps de l’impunité touche à sa fin. Les États-Unis tracent une ligne rouge contre la guerre permanente au cœur de l’Afrique. La RDC réclame justice pour les crimes économiques et humains commis à l’Est. Quant au Rwanda, affaibli par des tensions internes et une économie en difficulté, il s’attend à une sortie de crise qui préserverait sa stabilité politique. À Kinshasa comme à Kigali, le défi est désormais de traduire ce tournant diplomatique en engagements concrets, pour une paix réelle, durable et surveillée par la communauté internationale.

La Rédaction. 

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