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dimanche, mars 1News That Matters

Examen d’État en RDC : quand le droit à la dignité de l’élève s’efface devant la violence et l’humiliation

Goma, 31 juillet 2025 –Alors que l’Édition 2024-2025 de l’Examen d’État vient de s’achever sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo, un silence lourd plane sur l’Est du pays, spécialement en ville de Goma et ses envions. Ce silence n’est pas celui d’un soulagement post-examen, mais celui de la honte, de la peur et de la souffrance infligée à certains élèves finalistes dans les zones.

 Une éducation menacée par la brutalité.

À Sake, au sud-ouest de Goma, des élèves finalistes, de sexe masculin, ont été violemment tabassés dans leur centre d’examen, par des hommes armés. À Goma, certaines filles candidates ont été harcelées, comme si leur participation à l’éducation nationale constituait une menace à neutraliser. Plus grave encore, à l’entrée de l’EP Chipuko, des inscriptions humiliantes ont été écrites sur les dos jeunes filles par des individus en tenue militaire : « 60% – 96 – UPATE DIPROM », ce message codé, mais aisément déchiffrable dans les rues de l’Est de la RDC, qui déshumanise les jeunes filles en les encourageant par des chances de frustration, de statistiques insensées.

 Quand l’humiliation devient une arme.

Ce traitement inhumain est une insulte à la Constitution congolaise, à la Loi n° 09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant, mais aussi à notre conscience collective.

Un élève finaliste, c’est un jeune Congolais qui porte en lui l’espérance d’un avenir meilleur. Le tabasser, l’humilier, le violer ou le manipuler sexuellement dans ce contexte est un crime contre sa dignité et contre la nation.

 Où est la justice pour l’enfant congolais ?

Dans un État de droit, aucun uniforme militaire ne devrait piétiner les droits fondamentaux d’un élève, surtout pas au moment crucial de sa vie scolaire. Ces jeunes filles et garçons n’ont pas seulement perdu leur droit à la sécurité : ils ont perdu confiance en l’État, en l’école, en l’adulte, en la société.

L’article 42 de la Loi sur la protection de l’enfant stipule clairement :

« L’enfant a droit au respect de sa dignité, de son intégrité physique et morale, sans aucune forme de violence, d’exploitation ou d’humiliation. »

Où étaient les mécanismes de protection ? Où étaient les autorités éducatives ? Où étaient les ONG censées veiller à la protection de la jeunesse dans les zones à risque ?

 Un appel à la résistance éducative et morale

Ce n’est plus le moment de se taire. Ce n’est plus le moment de politiser la douleur des enfants. C’est le moment d’agir.

Nous appelons :

Le Ministère de l’EPST à enquêter immédiatement sur les faits.

Le Ministère du Genre, Famille et Enfant à se constituer partie civile.

Les organisations locales et internationales de défense des droits de l’enfant à documenter, dénoncer et accompagner psychologiquement les victimes.

 L’enfant congolais n’est pas une cible.

L’élève congolais, même dans les zones de conflit, reste un enfant protégé par la loi. Aucun conflit, aucun groupe armé, aucune ambition politique ou militaire ne devrait justifier l’atteinte à sa dignité.

La RDC ne doit pas se contenter de former des cerveaux. Elle doit protéger les corps, les cœurs et les rêves.

La Rédaction

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