NOS ADRESSES ET CONTACTS

📍 Siège : RDC ; Ville de Goma ; Comme de Goma ; Q. Les Volcans ; Av. Nzumuka James, N°029

Vous ne trouvez pas ? Contactez-nous

dimanche, mars 1News That Matters

Exetat 2025 : Plus d’un million de finalistes entament les épreuves dans un climat de tension à l’Est

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a lancé, ce lundi 28 juillet 2025, la session ordinaire de l’Examen d’État (Exetat), édition 2025. Au total, 1 079 341 élèves finalistes du secondaire prennent part à ces épreuves nationales, qui se déroulent sur quatre jours, soit jusqu’au 31 juillet, dans 3 165 centres de passation répartis à travers le pays.

Dans certaines régions de l’Est, notamment l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, les examens se tiennent dans des conditions particulièrement difficiles, marquées par une insécurité persistante et la peur d’être bombardé. À Komanda, agglomération du territoire d’Irumu (Ituri), une attaque sanglante attribuée aux ADF/MTM a endeuillé la population, la veille du lancement des épreuves, faisant au moins 43 morts, dont plusieurs jeunes en âge scolaire.

Malgré ce drame, le lancement de l’Exetat a été effectif à Komanda, comme l’ont rapporté nos confrères de BuniaActualité.cd, en dépit du climat de deuil et d’incertitude qui règne dans cette zone de négoce meurtrie.

Par ailleurs, dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, les épreuves se déroulent tant bien que mal, malgré la présence de l’AFC/M23 et les tensions avec les groupes d’autodéfense locaux Wazalendo, notamment dans les territoires de Rutshuru, Nyiragongo, Kalehe, Walungu, Walikale et Masisi.

En de Goma, le numéro 1 du centre  Mont Goma, a même refusé répondre à la presse, disant  »éviter la propagande d’un inconnu et que lui n’aime pas le micro des journalistes ». 

Abordés, certains élèves disent avoir trouvé les réponses à certaines questions. Monsieur USHINDI DIEU MERCI, avoue littéralement :

 »J’ai descendu dans les questions, une à une. D’ailleurs je me suis d’une où j’ai frappé avec précision : la doctrine philosophique par laquelle le plaisir est le but suprême de la vie humaine s’appelle hédonisme. »  Il a poursuivi en appelant ses collègues d’affronter cet inconnu sans peur:

 »J’appelle mes amis au calme. C’est la correction qui jugera ce que nous venons de faire ». 

Pour la demoiselle BAYEHO Martine, élève finaliste de l’Institut Muretemu, situé au quartier Virunga, et ayant passé son examen au centre Mama Mulezi Secondaire : ‘L’examen n’était pas tellement difficile. Nos enseignants nous ont suffisamment préparés. Et je promets que nous n’allons pas les décevoir. De ces 8 questions qu’ont vient de nous poser, personnellement, je trouverai 60% et notre école Max », a répondu avec confiance en soi. 

Deux autodidactes rencontrés, se sont aussi exprimés joliment pour avoir participé à ces épreuves, dès ce premier jour. 

Selon Jean-Marie Mwayesi, Inspecteur principal provincial du Sud-Kivu cité par l’Agence Congolaise de Presse (ACP), au moins 20 500 élèves n’avaient pas pu présenter les épreuves préliminaires de dissertation et de français oral, respectivement les 2 et 4 juin derniers, en raison des affrontements qui ont secoué la région. 

« Plus de 20 500 finalistes n’ont pas pu passer les examens préliminaires, tandis que 635 écoles sont restées fermées à cause des affrontements entre les patriotes Wazalendo et les terroristes de l’AFC/M23 appuyés par l’armée rwandaise », a-t-il précisé.

Lors du lancement de cette 58e session de l’Exetat, ce lundi, la ministre d’État à l’Éducation nationale et à la Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu Dinanga, a rappelé que les frais de participation ont été entièrement pris en charge par l’État pour les écoles affectées par l’insécurité à l’Est du pays, grâce à l’engagement personnel du Président de la République.

En province du Nord-Kivu, plus de 30 000 élèves finalistes ont répondu présents à l’appel de cette session 2025, dans un contexte de guerre et de secousses sécuritaires constantes. Leur présence massive dans les centres de passation, malgré les menaces permanentes, témoigne d’une résilience éducative exceptionnelle, traduisant la volonté farouche de ces jeunes de croire en l’avenir à travers l’éducation.

La Rédaction

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *