NOS ADRESSES ET CONTACTS

📍 Siège : RDC ; Ville de Goma ; Comme de Goma ; Q. Les Volcans ; Av. Nzumuka James, N°029

Vous ne trouvez pas ? Contactez-nous

dimanche, mars 1News That Matters

Goma : la marche populaire annoncée n’a pas eu lieu, la population choisit la retenue

La marche populaire annoncée pour ce 2 janvier 2026 dans la ville de Goma n’a finalement pas eu lieu. Malgré une large diffusion d’appels à manifester sur les réseaux sociaux, la population de Goma et de ses environs n’a pas répondu à cette initiative, décrétée par un groupe de citoyens dont certains seraient basés hors de la ville, notamment à Beni ou à Bujumbura.

Selon les vidéos largement relayées en ligne, cette marche se voulait un acte de protestation populaire. Toutefois, sur le terrain, aucun rassemblement significatif n’a été observé. Une absence qui traduit un changement notable d’attitude au sein de la population gomatracienne.

Plusieurs habitants évoquent une fatigue profonde, conséquence des multiples marches populaires organisées par le passé, lesquelles, loin d’apporter des solutions durables, ont souvent été suivies de violences, de massacres, de pleurs et de traumatismes collectifs. Pour beaucoup, ces expériences douloureuses ont laissé des cicatrices encore vives dans une ville déjà éprouvée par des années de crises sécuritaires et humanitaires.

Aujourd’hui, la population semble avoir fait un autre choix. Éveillé à sa manière, le peuple de Goma se dit désormais déterminé à préserver des vies humaines et à refuser toute action susceptible d’exposer davantage ses membres. Malgré l’ampleur et l’insistance de l’appel à manifester, la consigne n’a donc pas été suivie, marquant une forme de désobéissance consciente et réfléchie.

Par ailleurs, le maire adjoint de la ville de Goma s’est exprimé sur la situation, appelant la population à analyser avec lucidité les véritables motifs pouvant justifier une descente dans la rue. Il a notamment évoqué la question des banques fermées, une décision attribuée au pouvoir central de Kinshasa, et qui continue de provoquer des souffrances économiques importantes au sein de la population.

Dans un contexte aussi sensible, Goma semble envoyer un message clair : la colère existe, les revendications sont réelles, mais la rue n’est plus automatiquement perçue comme la seule voie d’expression. Entre prudence, maturité citoyenne et instinct de survie collective, la ville choisit, au moins pour l’instant, la retenue plutôt que l’affrontement.

La Rédaction 

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *