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Goma : l’inhumanité à ciel ouvert dans une zone dite “libérée”

Goma, 31 décembre 2025 — La ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, demeure un enfer invivable depuis son occupation par les rebelles de l’AFC/M23, soutenus par l’armée rwandaise. Sous cette administration de fait, l’insécurité, l’arbitraire et l’inhumanité se banalisent dangereusement, au point où même des nourrissons disparaissent sans laisser de traces.

La dernière alerte, transmise par un jeune activiste des droits humains de la région, fait état d’un acte ignoble et révoltant : la disparition forcée d’une famille entière, y compris un bébé, dans le quartier Buhene. Un crime odieux qui choque les consciences et révèle le degré avancé de déshumanisation qui règne dans cette zone terrifiante, contrôlée, abusivement qualifiée de «libérée ».

Selon ces informations recueillies sur place, la cheffe du quartier Buhene, serait directement impliquée dans cette énième disparition. Contrairement aux allégations mensongères qu’elle aurait avancées, prétendant que les victimes seraient des Wazalendo, il s’agirait en réalité d’un règlement de comptes personnel, motivé par des querelles familiales datant , précise l’activiste Ricky Paluku.

Les victimes, Kakule Mutalwa Jospin, sa sœur Kabulo Mutalwa et son nourrisson, ont été violemment emportés dimanche 28 décembre dernier à bord d’un véhicule de marque Noah, en direction de la zone de l’abattoir de Buhene. Depuis lors, aucune nouvelle, malgré des recherches désespérées menées par la famille dans tous les cachots et prisons de la ville de Goma.

La disparition d’un bébé dans de telles conditions n’est pas seulement un fait divers : c’est un acte de barbarie absolue, perpétré par des inconnus inconscients et criminels, opérant sous le regard complice ou silencieux de l’administration révolutionnaires. C’est une atteinte grave à la dignité humaine, un crime qui ne peut être ni banalisé ni passé sous silence.

Plusieurs sources concordantes dénoncent un crime contre l’humanité commis à ciel ouvert, affirmant que cette pratique — enlèvements, tortures, exécutions extrajudiciaires et disparitions forcées — constitue une stratégie délibérée appliquée par les forces de l’AFC/M23-RDF pour terroriser moralement et éliminer les populations civiles.

Certaines victimes seraient torturées à mort, comme par exemple les civiles de Idjwi, fouetés sans pitié,  puis dissimulées dans des lieux secrets avant d’être enterrées clandestinement. D’autres corps, arrachés des cachots tristement célèbres de Fleurs de Lys, Chien Méchant, Mont-Goma et Munzenze, seraient jetés nuitamment dans le lac Kivu, dans un silence glaçant.

«Vivantes ou mortes, les familles des civils innocents torturés à mort réclament en vain les corps de leurs proches pour leur offrir une sépulture digne. L’administration rebelle de l’AFC/M23-RDF ne donne aucune suite », dénonce Ricky Paluku Kombi.

Face à cette spirale de violence et d’horreurs, plusieurs jeunes activistes engagés interpellent avec insistance les juridictions nationales et internationales, dénonçant des crimes graves et systématiques commis dans les zones occupées.

Une enquête internationale indépendante et urgente s’impose pour faire la lumière sur ces crimes odieux contre l’humanité que continuent de subir les paisibles populations congolaises, prises en otage dans l’Est de la République démocratique du Congo, sous le contrôle d’une nouvelle armée soutenue par le régime de Paul Kagame.

Le silence face à la disparition d’un nourrisson est une complicité. L’histoire jugera.

La Rédaction 

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