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vendredi, mars 13News That Matters

Homélies du Révérend Abbé Eugène HALERIMANA

Homélies de l’Abbé Eugène

Homélie du 2e dimanche de carême année A

Chers frères et sœurs, en ce 2e dimanche de carême année A, la liturgie de la parole donne Abraham comme modèle de foi. A nous de l’imiter. La transfiguration du Seigneur vient nous révéler la nature divine de Jésus-Christ, le vrai Messie.

Dans la 1ère lecture (Gn 12,1-4a), c’est dans l’histoire d’Abraham que les Juifs, puis les chrétiens, ont reconnu le fondement de leur foi. En quittant sa sécurité, en acceptant le risque d’une migration sans fin, en lisant dans son départ une réponse à l’appel de son Dieu, le patriarche se reconnaît « étranger et voyageur sur terre…à la recherche d’une cité dont Dieu est le fondateur » (He 11). Il annonce ainsi la grande aventure du peuple élu. « Quitte ton pays, ta famille et la maison de ton père, va vers le pays que je t’indiquerai » (Gn 12,1).

Dans notre vie nous devons quitter notre sécurité et accepter le risque. Un proverbe nous dit : « Qui ne risque rien, n’a rien ». Nous sommes invités à faire l’aventure avec Dieu. Il ne peut pas nous décevoir. « Je bénirai ceux qui te béniront, je maudirai ceux qui te maudiront » (Gn 12, 3). En acceptant l’appel de Dieu on a toujours des avantages.

Le psaume responsorial (Ps 32), qui a pour refrain « Seigneur, sois sur nous, comme notre espoir est en toi », le psalmiste dit sa confiance en Dieu. Celui-ci veille sur ceux qui marchent vers lui. Il les entoure de son amour. Il est source de force.

Dans la 2e lecture (2Tm 1,8b-10), vers la fin de sa vie, Paul écrit à Timothée, le disciple qui doit poursuivre son œuvre. « Fils bien-aimé, avec la force de Dieu, prends ta part de souffrance pour l’annonce de l’Evangile » (2Tm 1,1). Il sait que son ami aura à souffrir. Mais il l’incite à l’espérance : Dieu est là ; il nous a manifesté sa grâce. Il a rendu celle-ci sensible à nos yeux en la personne de Jésus, en qui a resplendi la plénitude de la vie. « Le Christ Jésus, s’est manifesté en détruisant la mort, et en faisant resplendir la vie » (2Tm 1,10).

Dans la vie quotidienne sachons préparer ceux qui doivent nous remplacer. On n’est pas éternel. « La vie est une pièce de théâtre où chacun joue son rôle et laisse la place à d’autres » (Wivine Sebyera). Dans nos communautés ecclésiales vivantes, Paul doit être notre modèle dans nos ministères. Demandons cette grâce de la serviabilité pour mieux annoncer l’Evangile.

Dans l’évangile (Mt 17,1-9), quand les apôtres, après la résurrection, se remémorèrent le passé, ils prirent conscience de leur aveuglement. Jésus avait vraiment manifesté la gloire divine. Il s’était révélé comme celui en qui s’achevaient les démarches de Moïse et d’Elie, les deux grandes voix qui avaient orienté toute l’histoire d’Israël. Sur lui reposait la nuée lumineuse qui rappelait celle guidant les Hébreux en marche vers la terre promise. Il était apparu comme Fils en qui Dieu mettait son amour.

Comment les témoins de la transfiguration avaient-ils pu ne pas comprendre le sens de l’événement, et désespérer au moment de l’épreuve ? Il est vrai que, pour comprendre, il fallait accepter la croix. Or, les disciples, refusant toute idée d’épreuve, ne rêvaient que d’arrêter le temps et de s’installer dans une sécurité bienheureuse. « Seigneur, il est heureux que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes ». Simon Pierre est toujours pressé dans ses réflexions.

Dans notre vie, contemplons le Seigneur dans sa gloire afin de témoigner de notre foi.

Abbé Eugène HALERIMANA BAZIMENYERA

Paroisse sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Kanyaruchinya

Nyiragongo, le 1er mars 2026

Homélies de l’Abbé Eugène

Homélie du 3e dimanche de carême année A

Chers frères et sœurs, en ce 3e dimanche de carême année A, la liturgie de la parole nous invite à avoir la foi dans une espérance ferme en marchant vers pâques, notre libération.

Dans la 1ère lecture (Ex 17, 3-7), sur la route vers la terre promise, le peuple hébreu a cru sa fin arrivée, c’est que c’est fini pour ce peuple à cause de la soif dans le désert. Il n’ya pas d’eau. Or, l’eau c’est la vie. Donc sans l’eau c’est la mort. Les cultivateurs et les éleveurs connaissent mieux cette réalité. Tourmenté par la soif, le peuple a alors douté de Dieu. « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Egypte ? Etait-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ? ». (Ex 17,3). Guidé par le Seigneur, Moïse a bien découvert la source inattendue. « Moi je serai devant toi su le rocher du mon Horeb. Tu frapperas le rocher et il en sortira de l’eau, et le peuple boira ». Mais dans la suite du temps, cet événement c’était le symbole du manque de confiance d’Israël en son Dieu, un allié fidèle pendant les moments difficiles. Pourtant Dieu habite au milieu du son peuple. « Il donna à ce lieu le nom de Massa (Défi) et Mériba (accusation).

Dans notre vie, nous doutons beaucoup de fois de la force de Dieu. Nous croyons que Dieu nous a abandonnés. Ayons confiance au Seigneur il est toujours de notre côté. Il est là quand tout semble nous abandonner surtout dans notre pays marqué par les violences tant physiques que psychologiques. Nous sommes un peuple meurtri. Il faut alors croire en Dieu. Lui seul peut nous donner l’eau qu’il faut, son amour que nous allons méditer dans l’Evangile.

Le psaume responsorial (Ps 94), qui a pour refrain « Aujourd’hui ne fermons pas notre cœur, mais écoutons la voix du Seigneur », au moment où la procession entrait dans le sanctuaire, les Juifs chantaient ce psaume rappelant les hauts faits de Dieu en faveur des siens lorsque ceux-ci montaient vers la terre sainte. Ils rappelaient la nécessité de faire totalement confiance au Seigneur, source du salut. En route vers le royaume, nous pouvons chanter en bénissant celui qui nous entraîna vers son Père. Dans la Prière du Temps Présent (Bréviaire), c’est l’invitatoire. Dans certains chants, c’est la grande acclamation.

Dans la 2e lecture (Rm 5, 1-2.5-8), Paul montre que l’homme est renouvelé par le don de l’Esprit. « Et l’espérance ne trompe pas puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint ». Jésus-Christ a accepté de mourir pour nous qui étions coupables, qui étions pécheurs. « Accepter de mourir pour un homme juste, c’est déjà difficile ; peut-être donnerait-on sa vie pour un homme de bien ». J’aime chaque fois blaguer avec vous que je ne peux pas mourir pour les gens de Kanyaruchinya. C’est cet extrait de saint Paul que j’aime méditer. Jésus a accepté de mourir pour nous qui sommes pécheurs. Ce n’est pas n’importe qui qui peut l’accepter. Alors à nous de l’imiter. C’est dans notre témoignage chrétien que nous pouvons gagner ce combat contre nous-mêmes en aimant le prochain grâce à l’Esprit Saint.

Dans l’évangile (Jn 4,5-42), c’est la rencontre avec la samaritaine autour d’un puits. Jean montre l’ouverture progressive à la foi. En parlant à une femme méprisée de ses compatriotes, car les Juifs et les Samaritains sont des ennemis traditionnels, Jésus suscite tout d’abord l’étonnement. Puis, en l’amenant à réfléchir à sa vie, il l’éveille à une perception renouvelée de ses besoins profonds. « Si tu savais le don de Dieu ». Elle peut alors reconnaitre en Jésus la vraie source d’eau vive.

Dans notre vie, l’eau est une réalité essentielle, même dans des pays où elle semble abonder, on en découvre la valeur. L’eau, c’est toujours un signe d’amour du Seigneur. Sur notre route, Jésus se propose comme eau. Car, c’est en lui que le Père manifeste pleinement son amour. A la fin de la rencontre les Samaritains crurent en Jésus à cause des paroles de la femme qui avait rendu témoignage : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait ». En plus, ils ont eux-mêmes témoigné : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons maintenant ; nous l’avons entendu par nous-mêmes, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde ».

Au cours de cette eucharistie, demandons la grâce d’avoir confiance en Dieu malgré les difficultés de la vie. Puisse la Très Sainte Vierge Marie intercéder pour nous après de son Fils qui vient étancher notre soif spirituelle vers la vraie terre promise, la Jérusalem céleste.

Abbé Eugène HALERIMANA BAZIMENYERA

Paroisse sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Kanyaruchinya

Nyiragongo, le 8 mars 2026

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