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ITURI : L’INSÉCURITÉ IMPOSÉE PAR LES REBELLES ADF PRIVE LES ÉLÈVES DU GROUPEMENT BAKAEKU D’ÉDUCATION PENDANT L’ANNÉE SCOLAIRE 2024-2025

Mambasa, 13 juin 2025 — Les élèves et écoliers des établissements scolaires du groupement Bakaeku, situé dans la chefferie de Babila-Babombi, territoire de Mambasa (province de l’Ituri), n’ont pas eu accès à l’éducation durant toute l’année scolaire 2024-2025.

Cette situation alarmante est la conséquence directe de l’insécurité persistante dans la région, attribuée aux exactions des rebelles ougandais des Forces Démocratiques Alliées (ADF).

Depuis le début de l’année scolaire, plusieurs écoles ont fermé leurs portes sous la menace constante des attaques armées, des enlèvements, et d’autres violences perpétrées par ces éléments ADF, connus pour semer la terreur dans cette partie de l’est de la République Démocratique du Congo.

La Convention pour le Respect des Droits de l’Homme (CRDH), antenne de Babila-Babombi, tire une sonnette d’alarme et appelle les autorités tant civiles que sécuritaires à se mobiliser pour assurer la réouverture effective des écoles dans cette entité dès la rentrée scolaire 2025-2026. Selon cette organisation de défense des droits humains, l’absence prolongée d’activités scolaires expose les enfants à de graves dangers, notamment la délinquance juvénile, le recrutement par des groupes armés, les mariages précoces, et l’analphabétisme.

Grâce KAKINE, secrétaire de la CRDH à Babila-Babombi, a lancé ce vendredi 13 juin 2025 un appel pressant à l’endroit des autorités compétentes :

«Nous voici presqu’à la fin de l’année scolaire, et le groupement Bakaeku reste victime de la suspension totale des activités scolaires. Depuis le passage des ADF, aucune école ne fonctionne encore. Nous demandons aux autorités scolaires de l’Ituri de s’impliquer activement pour que l’année prochaine soit celle de la reprise effective des cours. Aux services de sécurité de renforcer leur présence afin d’assurer le retour de la paix, et aux parents de collaborer avec les forces de l’ordre pour restaurer la stabilité dans notre entité.»

La CRDH insiste sur l’urgence de sécuriser les zones scolaires afin de garantir aux enfants leur droit fondamental à l’éducation, tel que consacré par la Constitution congolaise et les instruments juridiques internationaux ratifiés par la RDC.

La Rédaction.

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