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dimanche, mars 1News That Matters

Journalistes à Goma : survivre entre insécurité et crise humanitaire

Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, est aujourd’hui à la croisée des tensions. Depuis plusieurs années, cette ville stratégique de l’est de la République Démocratique du Congo subit de plein fouet une détérioration alarmante de la situation sécuritaire et humanitaire. Les journalistes, en première ligne de l’information, en paient un lourd tribut.

Travailler sous la menace permanente

Dans un contexte de conflits armés, de déplacements massifs de populations et d’instabilité politique, le journalisme devient une profession à haut risque à Goma. Plusieurs menaces planent sur les professionnels des médias, comme l’insécurité généralisée, qui s’explique par la présence des groupes armés dans les périphéries de la ville (notamment dans les territoires de Nyiragongo, Rutshuru, Masisi) ; l’arrestations et intimidations de journalistes couvrant des sujets sensibles comme la corruption, les exactions, les protestations sociales ; les pressions politiques exercées sur les rédactions locales pour orienter ou censurer les contenus ; le manque de protection juridique réelle malgré les dispositions constitutionnelles garanties à la liberté de la presse.

Certains journalistes ont été enlevés, menacés ou contraints à l’exil interne, souvent sans que justice soit rendue. D’autres vivent dans la peur constante, tout en poursuivant leur mission qui n’est qu’informer.

Crise humanitaire et précarité des journalistes

À l’insécurité physique s’ajoute une précarité matérielle criante. Beaucoup de journalistes à Goma travaillent sans contrat, sans salaire stable, sans visibilité, et sans assurance santé. Les conflits armés dans la zone, le manque de la source sûre et les déplacements des populations réduisent également l’accès à l’information, aux sources, et aux ressources.

En dehors de l’instabilité de l’internet avec toutes ses perturbations, la hausse du coût de la vie liée aux conflits tel que les blocus routiers, la hausse des denrées, les coupures de courant affecte directement les conditions de travail dans les radios communautaires, journaux et plateformes numériques. Certains journalistes deviennent eux-mêmes des victimes humanitaires, vivant dans des camps de déplacés ou fuyant leurs propres quartiers.

Quand informer devient un acte de résilience

Malgré tout, les journalistes de Goma continuent de témoigner, d’alerter, d’éclairer, souvent au péril de leur vie. Ils donnent une voix aux sans-voix, dénoncent les injustices, et posent des questions que beaucoup préféreraient taire. Leur courage est une forme de résistance face à la barbarie et à l’oubli.

Ce qu’il faut faire : plaidoyer pour la sécurité des journalistes

La situation actuelle impose des actions concrètes. Sous l’anonymat à Goma, plusieurs journalistes crient haut et dévoilent ce dont ils ont besoin : « Les journalistes de Goma n’ont pas seulement besoin de caméras et de stylos. Ils ont besoin de sécurité, de reconnaissance et de solidarité. Nous choisissons de continuer à informer, même au cœur de la tempête. Il faut, quant à cela la mise en place d’un mécanisme local de protection des journalistes, coordonné par l’État, la société civile et les médias eux-mêmes ; le soutien psychosocial et économique aux journalistes affectés par la crise ; le renforcement de la formation professionnelle pour garantir un journalisme de qualité dans les contextes sensibles ; la solidarité nationale et internationale pour dénoncer les atteintes à la liberté de la presse dans l’Est de la RDC ».

La Rédaction

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