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dimanche, mars 1News That Matters

PORTRAIT PAPAL : La figure du Nouveau pape déjà tournée en RDC

Robert Francis Prevost est né le 14 septembre 1955 à Chicago, d’un père d’ascendance français et italienne et d’une mère d’ascendance espagnole. Il termine ses études secondaires au petit séminaire de l’ordre de Saint-Augustin en 1973. 4 ans après, Prevost obtient ensuite en 1977 un bachelor en mathématiques à l’université Villanova (près de Philadelphie). Il rejoint les Augustins le 1er septembre 1977, prononce ses premiers vœux le 2 septembre 1978 et fait profession solennelle le 29 août 1981. L’année suivante, il obtient une licence en théologie de la Catholic Theological Union de Chicago.

Prêtre et célébrant de messes.

Robert Francis Prevost est ordonné prêtre pour ordre de Saint-Augustin le 19 juin 1982 à Rome. Il y prépare une licence en droit canonique à l’université pontificale Saint-Thomas-d’Aquin qu’il obtient en 1984. Prevost est alors envoyé en mission avec les Augustins au Pérou et devient chancelier de la prélature territoriale de Chulucanas jusqu’en 1986. En 1987, il soutient une thèse de droit canon sur le rôle du prieur dans son Ordre.

En cette même année 1987, il est rappelé aux États-Unis comme promoteur des vocations et directeur des missions pour la province augustine de Chicago. Il retourne en 1988 au Pérou, passant les dix années suivantes à diriger le séminaire des Augustins de Trujillo et à enseigner le droit canonique au séminaire diocésain, où il fut également préfet des études. Il est également juge au tribunal ecclésiastique régional et membre du Collège des consulteurs de Trujillo. Il a également dirigé une quasi-paroisse à la périphérie pauvre de la ville.

Responsabilités dans l’Ordre

En 1998, Robert Francis Prevost est élu Provincial de la province augustine Notre-Dame-du-Bon-Conseil (qui couvre le Midwest américain) et retourne donc à Chicago pour prendre ce poste le 8 mars 1999.

En 2000, il autorise James Ray, un prêtre alors accusé d’abus sur mineurs et sous le coup d’une restriction pastorale depuis 1991, à résider au prieuré Saint-Jean-Stone de Chicago, malgré sa proximité avec un lycée catholique sans que les responsables du lycée soient informés. Pendant son séjour, Ray était suivi par un contrôleur. Il est déplacé vers une autre résidence en 2002 lorsque les règles ecclésiastiques se durcissent à l’égard des prêtres accusés d’abus sur mineurs. En 2001, Prevost est élu Prieur Général des Augustins pour un mandat de six ans, renouvelé en 2007. Son élection en vingt minutes est l’une des plus rapides de l’histoire de l’Ordre. De 2013 à 2014, Prevost est Directeur des études du prieuré Saint-Augustin de Chicago, ainsi que premier conseiller et vicaire provincial.

Robert Prevost Francis mène sa vie sur le sol Congolais.

Son passage en RDC en 2009 est une histoire que presque personne ne connait. Pourquoi cette visite est-elle restée dans l’oubli ? Et quel est le rôle de l’Eglise face à cela ?

Le 21 Février 2009, Robert Prevost Francis, alors Prêtre augustin, arrive à Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo. Son voyage en RDC, et plus tard au Kenya, pose des bases de messages qu’il portera plus tard : « La paix n’est pas un slogan ; c’est un combat ».

A Kinshasa, il participe à l’inauguration de l’Université Saint Augustin, un projet ambitieux pour la formation de la jeunesse congolaise.

Dans cette capitale, pendant qu’il participe à l’inauguration de l’Université, il voit les Augustins, il rencontre les prêtres, des étudiants, des leaders communautaires, car « l’Université c’est plus qu’un bâtiment ; c’est un symbole, c’est un lieu où l’éducation est un lux ». Pendant que Prevost impose ses mains, bénit le projet, à des centaines de kilomètres, les enfants sont tués, les femmes sont violentées, les villages sont brûlés à l’Est du pays.

Comment un homme de foi, peut-il réconcilier ces deux réalités ? D’un côté, l’espoir d’une jeunesse éduquée, de l’autre, le désespoir d’un peuple en guerre ?

A Dungu, en Province de Haut –Uélé, il rencontre des communautés déchirées par la guerre. Ce qu’il voit ici, la souffrance, la résilience mais aussi l’espoir, le marquent profondément. Il n’est pas là pour se faire de grands titres, mais pour écouter, soutenir et semer des graines d’un avenir (d’un Congo) meilleur,

A Dungu en 2009, cette région en enfer sur terre, la Lord’s Resistance Army(LRA), Armée de résistance du Seigneur, dirigée par l’Ougandais Joseph Rao KONY, y mène une campagne de terreur. Les témoignages sont glaçants ; des villages rasés, des civiles mutilés, des enfants transformés en soldats. Prevost, accompagné d’autres Augustins, visite cette zone à haut risque.

A Dungu, Prov Haut-uele (RDC)

Le Père Michel MIVUNGUBA, un prêtre local, se souvient de lui comme « un homme calme, presque effacé, mais profondément attentif ; il ne parlait pas beaucoup, mais il écoute, il prie avec les chrétiens, il marche dans les rues poussières de Dungu, là où la peur est une campagne quotidienne ». Ce n’est pas une visite médiatisée, pas de caméras, pas de discours grandiloquents ; mais pour les habitants, sa présence compte, parce que dans un endroit où le monde semble avoir détourné les yeux, un étranger venu d’Amérique montre qu’ils ne sont pas oubliés.

Mais voici où ça devient compliquer. La présence de Prevost à Dungu soulève des questions pertinentes : « Que peut faire un prêtre face à une violence aussi extrême ? Les prières sont-elles assez puissantes pour arrêter les balles ? »

Certains habitants, à l’époque, voyaient de l’église une force d’espoir, un refuge moral dans un pays où l’Etat est souvent absent. D’autres plus cynique, reprochaient au clergé de rester neutre, de ne pas prendre parti dans un conflit où la neutralité peut ressembler à l’indifférence

Prevost suit l’ordre des Augustins : Promouvoir la paix, éduquer et éviter la politique. Mais dans un pays comme la RDC où tout est politique, de l’accès à l’eau à la sécurité des routes, peut-on vraiment racheter en dehors du jeu ?

Photo libre

Son passage de la RDC au Kenya est un indice pour savoir qui est Léon XIV, aujourd’hui 267 e Pape de l’Eglise catholique.

Évêque de Chiclayo

Le 3 novembre 2014, le pape François le nomme Administrateur Apostolique du diocèse de Chiclayo et Evêque Titulaire de Sufar. Installé le 7 novembre 2014, il reçoit la consécration épiscopale le 12 décembre suivant des mains du nonce apostolique au Pérou, James P. Green. Le 26 septembre 2015, il est nommé évêque de Chiclayo. Le 13 juillet 2019, Prévost est nommé Membre de la Congrégation pour le clergé.

Du 15 avril 2020 au 26 mai 2021, il est administrateur apostolique du diocèse de Callao (Pérou). Le 21 novembre 2020, François le nomme membre du dicastère pour les évêques.

Au sein de la Conférence épiscopale du Pérou, Prevost est second Vice-Président, siégeant au conseil permanent, de 2018 à 2023. En 2019, il est élu président de la commission Éducation et Culture. Le 1er mars 2021, Prevost est reçu en audience privée par le pape François, ce qui alimente les spéculations sur une nouvelle affectation, à Chicago ou à Rome.

Dicastère pour les évêques.

Le 30 janvier 2023, François le nomme préfet du Dicastère pour les évêques et président de la Commission pontificale pour l’Amérique latine, avec le titre d’archevêque-évêque émérite de Chiclayo. Il remplace à ces fonctions le cardinal Marc Ouellet, atteint par la limite d’âge et visé par des plaintes pour agression sexuelle. Il a alors pris cette fonction le 12 avril.

Cardinal

Le pape François annonce en juillet 2023 son intention de le créer cardinal lors du consistoire du 30 septembre 2023. À cette occasion, il reçoit le titre de cardinal-diacre de Santa Monica.

Le 6 février 2025, le pape François l’élève au rang de cardinal-évêque et lui assigne le diocèse suburbicaire d’Albano.

Pape de l’Église catholique.

Le 8 mai 2025, il est élu pape à l’issue du quatrième scrutin du conclave. Il prend le nom de Léon XIV, devient le 267e successeur de Saint Pierre et succède à Pape François, mort abattu par l’âge et la maladie le 21 avril 2025.

Blason de Leon XIV.

Devise, « In illo uno unum » (« Dans Celui qui est Un, soyons un »), reflète son aspiration à l’unité au sein de l’Église. Son blason intègre des symboles de l’ordre de Saint Augustin, témoignant de son enracinement spirituel.

La Rédaction.

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