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dimanche, mars 1News That Matters

Saint François de Sales et la mission du journaliste aujourd’hui

Ce samedi 24 janvier 2026, l’Église catholique fait mémoire de saint François de Sales, évêque de Genève, docteur de l’Église et saint patron des journalistes et des écrivains. Exemple lumineux de douceur, de bonté et de profondeur spirituelle, il a su prêcher et écrire avec patience, respect et fermeté, à une époque marquée par de violents conflits religieux en France et en Europe.

Plus de quatre siècles après sa mort, l’héritage de saint François de Sales demeure d’une étonnante actualité. Il continue d’inspirer les journalistes d’aujourd’hui, appelés à exercer leur mission avec un juste équilibre entre douceur et fermeté : refuser la désinformation et les fake news, éclairer l’opinion au lieu de l’enflammer par la course aux scoops, rechercher la vérité même lorsqu’elle est dérangeante ou inconfortable.

Son témoignage pourrait se résumer par cette conviction profonde: «la vérité doit être servie dans la charité ».

À l’ère des réseaux sociaux, de l’instantanéité et de la polarisation excessive, saint François de Sales rappelle que la crédibilité naît de la cohérence intérieure, et que la douceur aimante constitue une force bien plus efficace que les polémiques agressives et les discours de division.

Tout récemment encore, le Pape a souligné l’importance de la mission des journalistes au service de l’Annonce. À l’occasion de la Rencontre internationale des journalistes catholiques à Lourdes (21–23 janvier 2026), il les a appelés à être des artisans de paix, « des semeurs de paroles bonnes, des amplificateurs des voix qui recherchent courageusement la réconciliation, en désarmant les cœurs de la haine et du fanatisme »

Une mission éprouvée dans les Grands-Lacs africains

Cette interpellation prend une résonance particulière dans la région des Grands-Lacs africains, et plus spécifiquement à l’Est de la République démocratique du Congo, où la communication responsable se heurte à une réalité sécuritaire grave et complexe.

À Bunia, en Ituri, les violences récurrentes perpétrées par les milices CODECO continuent de coûter la vie à de nombreux civils et d’alimenter les déplacements forcés.

À Beni, dans le Nord-Kivu, les attaques attribuées aux ADF plongent les populations dans une peur permanente.

À Butembo et dans ses environs, la présence de groupes rebelles et armés complique davantage le travail des journalistes et favorise la circulation d’informations non vérifiées. A Goma, comme à Bukavu, c’est le pire.

Dans ces contextes, communiquer devient un exercice à haut risque et une histoire à dormir debout. Un mot mal compris, un angle mal interprété ou une information pourtant exacte mais sensible peuvent exposer le journaliste à la stigmatisation, aux menaces, voire au rejet. Pourtant, renoncer à dire la vérité reviendrait à abandonner les victimes au silence et à laisser prospérer la désinformation.

Dire la vérité sans nuire

À la lumière de l’exemple de saint François de Sales et du message pontifical, une exigence s’impose; il faudrait dire sans nuire, informer sans attiser la haine, communiquer sans déshumaniser. En cas d’images,  faire apparaître des images qui propagent la paix. 

La communication, surtout en temps de crise, ne peut être une arme de division. Elle doit rester un outil de vérité, de responsabilité et de paix, respectueux de la dignité humaine et attentif aux conséquences de chaque parole diffusée.

Technologies, IA et responsabilité humaine

La 60ᵉ Journée mondiale des communications sociales, qui sera célébrée le dimanche 17 mai 2026, s’inscrit pleinement dans cette réflexion. Sous le thème « Préservez les voix et les visages humains», l’Église met en garde contre une dépendance excessive aux algorithmes, aux réseaux sociaux et à l’intelligence artificielle.

Si ces technologies offrent des possibilités inédites, elles ne peuvent remplacer l’empathie, l’éthique et le discernement humain. Dans des zones fragilisées comme l’Est de la RDC, elles peuvent aussi amplifier la désinformation, raviver les préjugés et effacer les visages des victimes derrière des chiffres ou des récits sensationnalistes.

L’engagement de BASE INFO 450

Fidèle à sa ligne éditoriale incarnée dans le slogan «La base des informations vérifiées », BASE INFO 450 réaffirme son engagement pour une communication humaine, responsable et enracinée dans les réalités locales, des 450 tribus de la RDC d’adord et de l’Afrique en général. Dans un environnement où dire la vérité expose parfois à l’incompréhension ou à l’hostilité, le média choisit de servir la vérité avec charité, à l’image de saint François de Sales.

En cette période marquée par la violence, la peur et la désinformation, BASE INFO 450 appelle les journalistes et communicateurs des Grands-Lacs à faire de la communication un service rendu à la vie, un pont entre les communautés, et une voix pour ceux que l’on n’entend plus.

La Rédaction 

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