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jeudi, avril 16News That Matters

Goma : Une Journée Mondiale de l’Art ignorée dans l’ombre de la crise et du manque de visibilité.

Le 15 avril, le monde entier a célébré la Journée Mondiale de l’Art, une occasion dédiée à la promotion de la créativité, de l’expression libre et du rôle vital de l’art dans nos sociétés. Mais à Goma comme dans toute la province du Nord Kivu, à l’Est de la République Démocratique du Congo, cette journée est passée inaperçue, étouffée par le poids de la crise sécuritaire et humanitaire persistante et l’absence d’initiatives culturelles visibles.

Photo artistique publique libre sur le net.

Dans une ville où les besoins humanitaires et sécuritaires prennent souvent le dessus, l’art demeure un luxe oublié, relégué au second plan. Aucun événement public, aucune exposition, aucun débat médiatisé n’a marqué cette date pourtant capitale pour les artistes du monde.

 

Des artistes sans plateforme d’expression.

Plusieurs organisations d’artistes, bien que présentes dans la ville touristique, souffrent d’un manque cruel de plateformes pour s’exprimer dans leur domaine. Leurs voix ont été absentes des médias traditionnels et des espaces d’exposition. Cette invisibilité médiatique contribue, par ricochet, à leur isolement et à la méconnaissance de leur travail par la population du milieu.

 

Une population peu initiée à l’art

Autre fait préoccupant : beaucoup de jeunes et d’adultes ne savent pas ce qu’est l’art, ni comment en faire. Par une observation libre, l’art reste un domaine flou, mal enseigné et rarement valorisé dans les cursus scolaires ou les programmes communautaires. La créativité, pourtant présente dans les quartiers populaires, reste inexploitée faute d’accompagnement.

 

Des stéréotypes qui enferment.

Aujourd’hui à Goma, être artiste se résume souvent à une apparence physique : des cheveux tressés en dreadlocks, un style vestimentaire urbain, une attitude « Rasta ». Ce stéréotype, bien ancré, marginalise les autres formes d’expression artistique et limite la diversité du secteur.

Artiste libre

Un secteur réduit aux artistes journalistes.

Dans ce paysage appauvri, seuls les journalistes aux talents artistiques arrivent à maintenir une certaine visibilité; malgré bon nombre s’appellent  »moutons noirs ». Chanteurs, slameurs ou peintres issus du milieu médiatique parviennent à faire entendre leur voix, laissant peu de place aux artistes émergents issus des quartiers.

A titre de rappel, la Journée Mondiale de l’Art à Goma a été une journée silencieuse en ville de Goma et en province du Nord Kivu, mais elle doit interpeller.

Cette journée a été proclamée par l’Association Internationale des Arts Plastiques (AIAP), en partenariat avec l’UNESCO, pour promouvoir la conscience de l’activité artistique dans le monde entier.

Il est urgent de repenser l’espace artistique local, de soutenir les artistes dans toutes leurs formes d’expression, et surtout de valoriser l’art comme moteur de paix, d’éducation et de résilience. Il est temps que l’art retrouve sa place dans notre société. Car même en période de crise, la créativité demeure un acte de résistance.

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