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Journée mondiale de lutte contre la pêche illicite : Silence total à Goma, une indifférence préoccupante

Est de la RDC/Goma, 5 juin 2025 – Tandis que le monde célèbre ce 5 juin la Journée internationale de la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INDNR), la ville de Goma et ses environs sont restés silencieux, passifs, indifférents toute la journée. Aucune autorité, aucun cadre de concertation, aucune ONG environnementale, ni même un groupe d’individus ou pêcheurs engagés, n’a marqué cette journée dans une région pourtant étroitement liée aux eaux poissonneuses des lacs Kivu et Édouard.

Un silence alarmant face à une menace réelle

La pêche illicite continue de décimer les ressources halieutiques des lacs congolais, comme à Kyavinyonge en particulier dans l’Est de la RDC. Pourtant, cette journée mondiale proclamée par l’ONU en 2017 visait justement à attirer l’attention des populations riveraines, des décideurs politiques, des communautés de pêcheurs et de la société civile sur les ravages de la pêche illégale et non réglementée.

Mais en ville de Goma et de Butembo, comme aux ports de Kamandi, de Kasindi et de Kasenyi, aucune activité commémorative n’a été organisée, ni sur les rives des lacs Kivu ou Eduard, ni dans les institutions universitaires, ni par les services de l’Environnement ou de la Pêche. Une occasion manquée de sensibiliser, de dialoguer, d’alerter.

Vers une crise halieutique silencieuse ?

Cette absence de mobilisation pose une série de questions fondamentales :

Va-t-on continuer à tolérer la pêche anarchique sans contrôle, au filet prohibé, au détriment de la biodiversité aquatique ?

Les lacs Kivu et Édouard, déjà soumis à la pression démographique et à la pollution, ne risquent-ils pas une baisse dramatique de la production halieutique dans les prochaines années ?

Les pêcheurs artisanaux, eux-mêmes souvent victimes de cette pêche sauvage, n’ont pas eu l’occasion de s’exprimer. Le grand public, surtout les jeunes générations, n’a pas été éduqué sur les conséquences de la surpêche ou de l’usage de techniques destructrices.

Une alerte à prendre au sérieux

Le mutisme observé à Goma, comme ailleurs selon nos sources sur le lieu, devrait être pris pour un signal d’alarme, pas pour une norme.

La société civile, les autorités environnementales et les ONG comprendraient que la lutte contre la pêche illicite n’est pas un luxe, mais une exigence pour la sécurité alimentaire, la protection des écosystèmes aquatiques et la paix sociale autour des lacs.

Sans une action urgente, la région risque non seulement la raréfaction du poisson, mais aussi l’augmentation des conflits autour des ressources naturelles, dans un contexte déjà fragile. Et sur le marché, on n’observerait que des goujons, des fretins, ou des « Sambaza ».

La Rédaction.

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