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dimanche, mars 1News That Matters

Que faire de ces enfants, en cette Journée de l’Enfant Africain ?

Chaque 16 juin, l’Afrique entière se souvient de la Journée de l’Enfant Africain. Un moment solennel de mémoire, d’interpellation et surtout d’engagement en faveur de l’enfant. Mais au-delà des discours et des cérémonies, une question fondamentale mérite d’être posée, sans détour : Que faire de ces enfants en situation de rupture familiale ?

Les enfants des rues à Goma

Dans la ville de Goma, ces enfants sont toujours là, visibles ou ignorés, errants dans les rues, dormant sous les porches, fuyant les conflits ou les violences domestiques, survivant dans les marchés, les camps ou les coins d’ombre de nos cités. On les appelle parfois « enfants des rues », « enfants non accompagnés », « enfants déplacés » ou simplement « oubliés ».

Une réalité qui fait mal

Dans les rues de Goma, de Kinshasa, de Bangui, de Ouagadougou ou de Johannesburg, ils sont des milliers. Ils n’ont plus de repères, plus d’abris sûrs, plus de voix pour parler, plus de bras pour les protéger. Certains ont fui la guerre, d’autres la pauvreté, les violences, l’abandon ou l’exploitation. Tous ont perdu ce lien vital : la famille.

Mais que faisons-nous, nous adultes, nous communautés, nous États africains, face à cette blessure sociale ? Comment acceptons-nous que l’enfant – censé être l’avenir du continent – vive sans protection, sans amour, sans avenir ?

L’indignation ne suffit plus

En cette Journée de l’Enfant Africain, il est temps de dépasser l’indignation. Il est temps d’agir. Voici quelques pistes concrètes qui interpellent chacun :

 À la famille, de retrouver votre rôle de socle. Éduquez, écoutez, protégez. N’abandonnez jamais un enfant, même en difficulté.

Aux communautés, de créer des espaces d’écoute, de médiation et de réinsertion. L’enfant séparé ne doit pas être rejeté, mais réintégré.

Aux écoles, de repérer les enfants en détresse. Formez des enseignants à l’accompagnement psychosocial.

Aux Églises et mosquées, d’être des refuges non seulement spirituels mais aussi humains. Créez des ponts entre les enfants et les familles.

Aux autorités, de mettre en œuvre des politiques claires de protection de l’enfant en situation de crise ou de séparation familiale.

Aux jeunes et influenceurs, de mobiliser les réseaux sociaux pour faire entendre la voix de ceux qui n’en ont pas.

Aux ONG et partenaires internationaux, veuillez soutenir les actions locales, financer des centres d’accueil et de réunification familiale.

Une cause qui nous concerne tous.

L’enfant africain en rupture familiale est le miroir de notre échec collectif, mais aussi le test de notre humanité. Ce 16 juin ne doit pas être une date de plus sur le calendrier. Il doit être un tournant de conscience : celui d’un continent qui refuse d’abandonner ses enfants.

« Un enfant que l’on abandonne aujourd’hui sera un adulte qui abandonnera la société demain. »

Alors, que faire de ces enfants ?

Les aimer. Les écouter. Les accompagner. Les réunir à leurs familles. Les replacer au cœur de la société.

C’est cela, le vrai sens de la Journée de l’Enfant Africain.

La Rédaction.

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