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dimanche, mars 1News That Matters

Crime contre l’humanité à Komanda: Plus de 100 fidèles catholiques brûlés vifs par les ADF, dont 43 élèves finalistes candidats de l’examen d’État 2024-2025

Dans l’un des actes les plus abominables perpétrés sur le sol congolais ces dernières années, plus de 100 personnes ont été brûlées vives dans la nuit du samedi à ce dimanche à Komanda, en territoire de Irumu, à 120 kilomètres au nord de Beni, dans la province de l’Ituri.

L’attaque a été attribuée aux ADF (Forces Démocratiques Alliées), un groupe armé d’origine ougandaise actif depuis plus de quinze ans ans dans l’Est de la RDC.

 

Des familles pleurent leurs enfants, élèves perdus dans le feu des ADF à Komanda

Une veillée de prière transformée en fournaise humaine. 

Les victimes étaient des fidèles catholiques du Mouvement d’Action Catholique « Croisade Eucharistique », rassemblés dans la salle CARITAS de Komanda, où ils participaient à une veillée de prière dans un esprit de foi et de mémoire liturgique en l’honneur de Saint Tharcisse, patron des servants de messe.

Les assaillants ont encerclé le lieu de prière avant de mettre le feu, piégeant les fidèles dans l’enceinte. Les cris n’ont trouvé aucun secours.

Parmi les victimes : 43 élèves finalistes du secondaire

Le drame devient encore plus poignant avec la confirmation, ce dimanche après-midi, que 43 des victimes étaient des élèves finalistes qui devaient passer l’Examen d’État (édition 2024-2025) ce lundi 28 juillet 2025. Ces jeunes espéraient franchir une étape capitale de leur vie scolaire. Ils seraient dans la prière pour implorer le Bon Dieu d’illuminer leur mémoire pour les épreuves nationales. Leurs noms figurent désormais sur une autre liste, celle des martyrs de l’absurde.

 « C’est une génération qu’on vient d’éteindre. Une perte qui dépasse les mots », témoigne un éducateur de Komanda, en larmes glissantes.

Un appel à l’action et à la justice

Les populations locales, les autorités provinciales et plusieurs voix au sein de la société civile appellent à une réaction forte et immédiate du gouvernement congolais et de la communauté internationale.

« L’Est de la RDC n’est pas un territoire abandonné. Il est inadmissible que nos enfants soient massacrés en pleine prière. Ils imploraient leur Dieu pour un besoin noble. La souffrance a assez duré. Il est temps de restaurer la paix, concrètement et durablement », a déclaré un membre du clergé de Bunia.

Trente ans de sang, de silence et de souffrances

Ce massacre s’ajoute à une longue série de violences qui endeuillent l’Est de la République Démocratique du Congo depuis plus de 30 ans. Malgré les promesses, les engagements, et les dialogues de paix, les populations de l’Ituri, du Nord-Kivu et au-delà, meurent toujours dans l’indifférence et l’abandon.

En somme, Komanda pleure. Le pays saigne. L’histoire jugera ceux qui ont agi, mais aussi ceux qui ont laissé faire.

L’heure n’est plus aux discours, mais à l’action concrète. Pour que plus jamais un enfant ne meure brûlé alors qu’il rêvait d’un diplôme. Pour que la prière cesse d’être un piège.

La paix, la vraie, doit enfin revenir en RDC.

La Rédaction

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