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dimanche, mars 1News That Matters

Bukavu : Le M23-AFC accusé d’imposer un régime de terreur et de museler la liberté d’expression !

 

Les témoignages s’accumulent et dressent un tableau accablant : le mouvement M23-AFC transformerait progressivement la ville de Bukavu en une véritable zone de terreur. Sous couvert d’autorité locale, ce groupe armé et ses relais civils seraient en train d’imposer un contrôle total sur la vie économique et politique de la ville.

D’abord, le commerce du ciment aurait été confisqué au profit de la femme du chef rebelle Sulutani Makenga, privant les opérateurs économiques de leur liberté d’entreprendre.

Aujourd’hui, la liberté d’expression serait à son tour dans le viseur.

Les faits sont graves : ENA Lufungulo, gérant du marché Nkafu/Brasserie, aurait été arrêté sur ordre du bourgmestre de Bagira, après avoir simplement participé à une émission citoyenne de Radio Maendeleo, le 18 septembre dernier.

Le débat portait sur l’insécurité et la gouvernance locale, un sujet d’intérêt public. Pourtant, cette participation lui aurait valu d’être conduit manu militari.

Pire encore, le même sort aurait été réservé à Gentil Kulimushi, président de la société civile de Bagira, à Dieudonné Cubaka, président du sous-noyau de Cikonyi, ainsi qu’à deux défenseurs des droits humains, Théophile Nyakarhale et Ciza Cito.

Tous auraient été pris pour cibles pour avoir osé s’exprimer publiquement.

Les observateurs dénoncent une dérive autoritaire orchestrée sous la complicité silencieuse des autorités locales, pendant que le M23-AFC resserre son emprise sur la population.

Après avoir étouffé l’économie, le mouvement chercherait désormais à faire taire toute voix critique.

« Il ne suffit plus de contrôler les ressources, il faut aussi contrôler la parole », confie un acteur de la société civile sous anonymat.

L’inquiétude grandit : Radio Maendeleo, l’un des derniers bastions du journalisme libre à Bukavu, serait désormais dans le collimateur.

Faire taire ses invités reviendrait à piétiner la liberté d’expression, un droit pourtant garanti par la Constitution de la République Démocratique du Congo.

Les défenseurs des droits humains appellent les autorités provinciales, la MONUSCO et les partenaires internationaux à agir sans délai pour protéger les acteurs civiques menacés.

Aujourd’hui, à Bukavu, parler serait devenu un acte de courage, et se taire, une question de survie.

À Goma, un calme sécuritaire relatif s’installe malgré la tension régionale

Pendant que Bukavu vit sous la peur et la répression, la ville de Goma semble connaître un retour progressif au calme.

Malgré la persistance de certaines rumeurs et d’incertitudes sécuritaires dans les périphéries, la situation reste sous contrôle, selon plusieurs sources locales.

Les forces de sécurité et les autorités provinciales maintiennent une vigilance renforcée, notamment dans les quartiers sensibles de Katindo, Majengo et Buhene, mais aucun incident majeur n’a été signalé ces derniers jours.

Les activités économiques reprennent lentement, et la population tente de retrouver un rythme de vie normal.

Toutefois, les organisations locales rappellent que ce calme demeure fragile et qu’il faut préserver l’espace de dialogue citoyen pour éviter que les mêmes dérives observées à Bukavu ne s’étendent à Goma.

 Ici, l’heure est à la prudence, mais aussi à l’espoir : le calme, même relatif, reste une victoire dans un contexte aussi tendu.

La Rédaction

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