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jeudi, avril 16News That Matters

Kinshasa : Monseigneur Joseph Mopepe réactualise la mémoire des défunts à la lumière de la culture africaine.

En séjour à Kinshasa à l’occasion de la journée de commémoration des fidèles défunts, Son Excellence Monseigneur Joseph MOPEPE NGONGO, Évêque de Molegbe, a accompli un pèlerinage de mémoire qui dépasse le simple cadre religieux. Par ce geste, il a ravivé une valeur profondément enracinée dans la culture africaine : le respect et la mémoire des morts, considérés comme liens permanents entre le monde visible et l’invisible.

Un pèlerinage de mémoire et de reconnaissance. 

Dès les premières heures de la journée, l’Évêque s’est rendu au cimetière ecclésiastique de l’Archidiocèse de Kinshasa pour déposer des gerbes de fleurs sur les tombes de ses prédécesseurs : Mgr Dominique Bulamatari, Mgr Gérard Mulumba et Mgr Édouard Kisonga, tous d’heureuse mémoire.

Il a poursuivi son itinéraire au cimetière des Pères de Scheut à Mbudi, où repose Mgr Ignace Matondo Kwa Nzambi, ancien Évêque de Molegbe.

Chaque halte fut marquée par un moment de recueillement, de prière et de reconnaissance. Ce parcours spirituel s’est achevé vers 15 h 00, après un accueil chaleureux au Centre spirituel Verbist de Mbudi.

Dans la culture africaine, les morts ne sont jamais absents. 

En Afrique, le rapport aux morts dépasse la simple commémoration. Le défunt n’est pas considéré comme disparu, mais comme un ancêtre, toujours présent dans la vie des siens.

Ainsi, entretenir les tombes, verser des libations, déposer des fleurs ou organiser des repas commémoratifs sont autant de façons d’honorer leur mémoire et de maintenir le lien entre générations.

Ces pratiques rappellent que la mort n’est pas une rupture, mais une continuité spirituelle où les vivants trouvent guidance et protection auprès des ancêtres.

Quand la foi rejoint la tradition africaine. 

En déposant des fleurs sur les tombes de ses aînés, Monseigneur Mopepe a donné une lecture chrétienne de cette symbolique africaine.

Les prières liturgiques remplacent ici les libations traditionnelles, les chants religieux répondent aux invocations ancestrales, mais le sens demeure le même : honorer ceux qui ont ouvert le chemin.

Pour l’Évêque, la foi ne s’oppose pas à la culture ; elle la purifie, l’élève et la prolonge dans la lumière de l’Évangile.

 

Une leçon culturelle pour notre temps. 

À l’heure où la modernité tend à effacer la mémoire collective, la commémoration des défunts redevient un acte de résistance culturelle.

En revisitant les sépultures des anciens, les Africains réapprennent à se situer dans leur histoire, à puise r dans les valeurs de fidélité, de service et d’humilité qui ont bâti leurs communautés.

Le geste de Monseigneur Mopepe rappelle que se souvenir des morts, c’est protéger la vie, car une société sans mémoire est une société sans avenir.

En ce jour de recueillement, l’Évêque de Molegbe a uni la croix et le tam-tam, la prière et la mémoire, la foi et la culture.

Un geste simple mais profondément africain, qui rappelle que le respect des morts demeure la première école du respect des vivants.

La Rédaction

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