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samedi, mai 2News That Matters

Diocèse de Goma: La Semaine Monde Uni ouvre officiellement ses portes face aux jeunes de Goma

Lancement officiel de la Semaine Monde Uni par les Jeunes Pour Un Monde Uni du Mouvement des Fokolari et les Jeunes Pour la Paix de la Communauté Sant’Egidio, ce 1e mai 2026 en diocèse de Goma. Il s’agit d’une semaine durant laquelle les jeunes se mettent ensemble pour discuter sur la problématique du retour de la paix dans la région, et voir dans la mesure du possible les moyens pour restaurer cette paix. Cette année, le thème porte sur le dialogue. Les deux catégories vont de paires non parce que la zone de l’Est de la RDC est victime des atrocités dont il faut taire les armes, mais plutôt parce qu’elles s’engagent à lutter contre la haine, les divisions et promouvoir la paix dans le monde.

Pour la Sœur Diletta Lawula Lola Responsable des Fokolari à Goma, « le dialogue ne consiste pas seulement à parler, mais aussi à écouter » :

« Le dialogue va de pair avec l’écoute. Nous travaillons en collaboration avec les étudiants. D’ailleurs, cette collaboration s’inscrit dans une histoire d’amitié entre nos deux fondateurs: CLARA LUBICH, fondateur du Mouvement des FOKOLARI, et Andrea Ricardi, fondateur de la communauté Sant’Egidio ».

Dans le cadre des activités de cette Semaine Monde Uni (SMU), qui débutent toujours le 1er mai, plusieurs jeunes manifestent un désir de voir le retour d’un monde uni au vrai sens du terme ; ils s’initient à y lancer le premier pas.

« Pour nous, le mot clé est clair : dialoguer, ce n’est pas seulement parler, c’est aussi écouter. C’est dans cet esprit que nous sommes venus ici, avec la volonté d’écouter davantage nos amis de la communauté Sant’Egidio et eux aussi nous écouter ».

Au programme, les deux camps se sont posés plusieurs questions, afin de mieux connaître leurs communautés. Ils estiment que ce dialogue signifie vraiment écouter, comprendre l’évolution et découvrir la richesse des communautés Sant’ Egidio et Fokolari, riches et généreuses sur plusieurs plans.

Cette assemblée prendra fin le 10 mai : « Nous avons choisi exceptionnellement de clore le 10, alors qu’habituellement cela se termine le 7. Quelques compléments inhabituels sont attendus surtout dans la célébration de la messe de dimanche ».

À la question de ce savoir ce qu’on va faire exactement, la Sœur a bien éclaircit l’opinion ; car parler du dialogue créerait des illusions dans l’exposé :

« Nous avons un programme bien défini. Ce premier jour, l’activité concernait la communauté Sant’Egidio. Le deuxième jour, nous aurons une activité autour de la peinture, où nous entrerons en dialogue avec les artistes. Ce sera pour nous une occasion de nous intéresser à eux et d’échanger. Ensuite, nous aurons une messe ensemble, suivie d’un temps d’adoration et d’une prière finale.  Les jours suivants, nous irons au stade des Carraciolini pour une course de relais. Ce ne sera pas seulement une activité sportive, mais aussi un moment de jeux et de partage, avec des matchs prévus à la fin. Nous aurons également une activité à l’Université Catholique La Sapientia (UCS) qui sera encore un espace de rencontre avec les jeunes, toujours dans le cadre du dialogue. Là aussi, nous souhaitons échanger avec les étudiants. Dans le cadre du Mouvement des Fokolari, nous promouvons le dialogue sous plusieurs formes : le dialogue avec les équipes catholiques, le dialogue œcuménique, le dialogue avec les personnes sans référence religieuse, le dialogue avec le monde professionnel (santé, droit, économie, etc.) Nous pensons également qu’il est important d’entrer en dialogue avec les musulmans, afin de réunir les différents croyants dans un esprit de fraternité et de compréhension mutuelle ».

Cette semaine sera une véritable occasion de connexion, de rencontre et de dialogue entre tous.

Ayant pris sa parole, Serge MUPENDA, l’un des membres de la Communauté Sant’Egidio, veut voir les participants pratiquer quelques consignes évoquées :

« Je souhaite que les participants continuent à s’exprimer et à parler de leurs activités comme ils le font déjà. Nous avons également constaté que leur engagement n’est pas vraiment différent de celui des autres, ce qui montre une certaine unité dans les actions menées ».

Cette communauté décide de poursuivre les activités en organisant davantage de programmes de sensibilisation et de rencontres. L’objectif est de maintenir la dynamique créée lors de ce lancement et de permettre aux participants de continuer à s’impliquer activement.

Cette démarche vise également à renforcer les organisateurs de ces activités au sein de la communauté, notamment en mettant un accent particulier sur le suivi des actions engagées et sur la valorisation des initiatives des jeunes.

En ce qui concerne les projets, ils comptent les développer progressivement, en assurant une continuité et une cohérence dans leur mise en œuvre, afin que les acquis de cette semaine puissent réellement porter des fruits durables.

Avec cette grande activité organisée par le mouvement des Focolari, la Communauté de Sant’Egidio a été associée afin de travailler ensemble pour l’unité dans le monde et pour la recherche de la paix. Serge ajoute alors que leur communauté s’appuie sur trois piliers essentiels: la paix, la prière et les pauvres. Ses membres œuvrent constamment pour promouvoir la paix et l’équilibre dans le monde.

Cette semaine intervient également dans un contexte particulier, marqué par les appels répétés à la paix, notamment après les enseignements du pape Benoît XVI, qui a rappelé l’urgence de construire la paix, en particulier en Afrique.

Durant cette semaine, les jeunes de ces communautés s’engagent à parler de la paix sous tous ses aspects. En effet, certains définissent le manque de paix comme une conséquence de la domination. Pour eux, au contraire, la paix signifie une situation où chacun peut vivre dans la joie, la dignité et la justice, dans un esprit d’unité et de cohabitation pacifique.

Comme le disait le bienheureux Floribert Bwana Chui Bin Kositi, la communauté doit rassembler tous les peuples autour d’une même table. D’ores et déjà sont convaincus que, s’ils le veulent, ils peuvent être unis. L’unité dépend avant tout de la volonté de la nation.

Il a à espérer qu’à travers cette Semaine mondiale de l’unité, ces communautés pourront susciter chez les jeunes un véritable désir de paix, une soif profonde de construire un monde meilleur.

La Rédaction

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