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dimanche, mars 1News That Matters

Diocèse de Butembo-Beni : l’insécurité force la paroisse Saint Jean-Paul II de Masoyi à suspendre toutes ses activités pastorales

Le diocèse de Butembo-Beni traverse une crise sécuritaire jugée insupportable. Face à la détérioration continue de la situation, la paroisse catholique Saint Jean-Paul II de Masoya a officiellement suspendu toutes ses activités pastorales depuis le 25 janvier 2026, par S.E Mgr Melchisédech PALUKU SIKULI, Ordinaire du lieu.

Située en chefferie des Baswagha, dans le territoire de Lubero, la paroisse a fermé ses portes à la suite de l’aggravation de l’insécurité dans cette partie du diocèse. Dès ce matin du jeudi, jour habituellement consacré à l’adoration du Saint-Sacrement, l’église est restée totalement déserte: portes closes, cour silencieuse, aucun mouvement de fidèles.

Restés chez eux, encore déplacés, les chrétiens se disent profondément choqués et inconsolables face à cette situation. Certains expriment ouvertement leur désarroi face à l’état de siège toujours en vigueur dans la région, et « qui ne fait vraiment pas de réactions contre les incursions récidives dans la zone »:

«Si c’est ainsi que la paix devrait se restaurer pendant l’état de siège, au point de nous priver de notre droit de recevoir l’Eucharistie, alors cet état de siège n’a plus le droit d’exister dans notre région », se lamente un fidèle.

Selon des sources ecclésiastiques locales, les sept secteurs que compte la paroisse Saint Jean-Paul II ne fonctionnent plus normalement. Le Révérend Abbé Kakule Jonathan Willibrord, Curé de Masoya, ainsi que d’autres agents pastoraux, ont été contraints de quitter la zone pour des raisons de sécurité de plus en plus préoccupantes. Les fidèles, eux aussi, ont déserté la paroisse, rendant toute poursuite des activités pastorales impossible.

«Sur les sept secteurs que compte la zone, presque tous ont été touchés et plus rien ne fonctionne normalement. Les chrétiens comme les prêtres ont été contraints d’abandonner la paroisse», a déclaré le Révérend Abbé Kakule Jonathan Willibrord.

Dans ce climat marqué par des menaces répétées et une instabilité persistante, les autorités ecclésiastiques rappellent que la mission pastorale ne peut s’exercer sans un minimum de garanties sécuritaires. Elles appellent les services de sécurité de l’État à assumer pleinement leurs responsabilités afin de permettre le retour de la paix et la reprise normale des activités religieuses.

« Ce que nous réitérons, c’est notre appel aux agents de l’État à assumer pleinement leurs responsabilités et à accomplir correctement leur mission, car la pastorale ne peut fonctionner sans une situation sécuritaire stable », a insisté le curé.

Pour rappel, la chefferie des Baswagha et le secteur des Bapere sont, depuis plusieurs mois, la cible d’attaques répétées des rebelles ADF. Des civils y sont régulièrement tués, tandis que d’autres sont contraints de se déplacer pour échapper aux violences.

En attendant d’éventuelles nouvelles mesures, les chrétiens, pour la plupart déplacés, ne se sont pas encore regroupés en Communautés Ecclésiales Vivantes (CEV).

La Rédaction 

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