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dimanche, mars 1News That Matters

GOMA : À la Journée Mondiale du Malade, le Complexe Scolaire Saint Thomas pose un acte fort de solidarité

À l’occasion de la Journée Mondiale du Malade, célébrée chaque 11 février dans l’Église catholique, les parents du Complexe Scolaire Saint Thomas et d’autres partenaires ont choisi de marquer cette date autrement en ville de Goma. Plutôt que de se limiter à un message de compassion, ils ont posé un geste concret : une collecte de vivres et de non-vivres distribuée à 63 personnes du 3e âgés, démunies et malades, et quelques enfants.

Riz, haricots, savons, vêtements et autres produits de première nécessité ont été remis aux bénéficiaires dans une atmosphère empreinte d’émotion et de fraternité.

Pour Jonas KAMBALE SIMBA, Directeur du CSST et l’un des responsables impliqués dans l’initiative, cette action dépasse le simple cadre d’un don matériel :

« La Journée Mondiale du Malade ne concerne pas uniquement les structures sanitaires. Certes, les médecins et les infirmiers accomplissent un travail remarquable dans les hôpitaux. Mais nous, en tant que parents et éducateurs, nous avons aussi une mission : celle d’apporter un réconfort moral et matériel. C’est une autre manière de soigner, en redonnant espoir et dignité à ceux qui souffrent. »

 

Une démarche saluée par plusieurs observateurs, d’autant plus que cette structure éducative sort de l’ordinaire. Selon les organisateurs, le Complexe Scolaire Saint Thomas serait le premier établissement scolaire de la ville de Goma à initier une telle action en faveur des malades à l’occasion de cette journée.

Les bénéficiaires, sensibilisés et encadrés par le Groupe d’Accompagnement des Malades (GRAM), provenaient de différentes confessions religieuses: catholiques, musulmans et protestants de la CBCA. Un signe fort d’unité et de solidarité interconfessionnelle dans un contexte où la cohésion sociale reste un enjeu majeur.

Parmi les bénéficiaires, les témoignages étaient poignants.

Assis difficilement sur une chaise en plastique, un homme souffrant de rhumatisme chronique n’a pas caché son émotion :

« La douleur ne me laisse presque plus marcher. Parfois je passe des jours sans pouvoir sortir chercher de quoi manger. Aujourd’hui, je ne reçois pas seulement de la nourriture, je reçois la preuve que je ne suis pas oublié. Que Dieu bénisse ces parents et leurs enfants. »

Non loin de lui, un autre bénéficiaire vivant avec un handicap moteur et se déplaçant à l’aide d’un vélo à trois pneus, transformé en moyen de locomotion, a également pris la parole :

« Ma vie se passe sur ce tricycle. C’est ici que je dors parfois, c’est ici que je cherche de quoi survivre. Voir des parents penser à nous, c’est un grand encouragement. Cela me donne la force de continuer malgré les difficultés. »

Au-delà de l’assistance matérielle, cette initiative rappelle le sens profond de la Journée Mondiale du Malade : placer la personne souffrante au centre, lui redonner dignité, écoute et espérance.

En 1992, le Pape Saint Jean-Paul II a institué le 11 février comme Journée Mondiale du Malade, en lien avec Notre-Dame de Lourdes, lieu fortement associé aux guérisons et à la compassion envers les malades.

À Goma, le Complexe Scolaire Saint Thomas vient ainsi démontrer que l’éducation ne se limite pas aux salles de classe, ou la guérison et le soulagement dans les hôpitaux. Elle s’exprime aussi par des actes de compassion et de responsabilité sociale, et a fait participer les élèves qui forment l’équipe du gouvernement scolaire.

La Rédaction.

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