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vendredi, avril 3News That Matters

Homélies de l’Abbé Eugène

Ma nouvelle nomination dans la paroisse sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Kanyaruchinya me donne une occasion de recherche. Avec le Pape François qui exhortait que les homélies soient courtes, alors comme prêtre de 24 ans, proche de mon jubilé d’argent (25 ans) d’ordination sacerdotale, je peux proposer aux confrères et à d’autres chrétiens de prendre l’essentiel.

Homélie du dimanche des Rameaux et de la passion du Seigneur

Chers frères et sœurs, en ce dimanche des Rameaux et de la passion du Seigneur, nous commençons la semaine sainte « qui unit le présage du triomphe du Christ Roi et l’annonce de sa passion. Le lien entre ces deux aspects du mystère pascal doit être mis en valeur dans la célébration et la catéchèse de ce jour ». (Ordo pour les diocèses de la République Démocratique du Congo, 2025-2026, p. 125). Historiquement, à Jérusalem, on célébrait dès le IVe siècle l’entrée du Christ dans la ville. Cinq siècles plus tard la fête se répandit en Occident. A Rome ce dimanche était d’abord celui de la Passion. La liturgie a associé les deux célébrations : entrée de Jésus à Jérusalem et le début de la Passion. (Ordo, p.125).

Donc, six jours avant la fête de Pâque, lorsque le Seigneur fit son entrée à Jérusalem, la foule alla à sa rencontre. Les gens tenaient en main des branches de palmier et criaient à pleine voix Hosanna au plus haut des cieux !

Dans la 1ère lecture (Is 50,4-7), au cours de l’exil, le ‘’second Isaïe’’ avait déjà proposé un véritable retournement de l’idée du sauveur attendu. Il s’agit du Serviteur souffrant. Finie l’image du roi puissant affirmant la force politico-militaire. Le Serviteur souffrant vit dans le rayonnement de la parole divine et accepte de prendre sur lui le mal du monde. « J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe…je sais que je ne serai pas confondu ». Mais ce message avait été complètement méconnu.

En fait, le Serviteur souffrant sera victorieux car le secours viendra de Dieu. Voilà pourquoi il n’est pas atteint par les outrages. Malgré la violence dans notre vie, ayons confiance au Seigneur qui ne peut jamais nous abandonner. Nous vivons dans un pays en guerre, c’est le moment de grandir dans notre foi.

Le psaume responsorial (Ps 21), qui a pour refrain « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ». Pour les chrétiens, ce psaume constitue une bouleversante prophétie messianique applicable à Jésus. Le cri de détresse du juste abandonné de tous se transforme en cri de joie. Cette prière est celle de Jésus quand il mourait sur la croix.

 Dans la 2e lecture (Ph 2,6-11), il s’agit de l’hymne de l’abaissement du Christ (la kénose). Jésus-Christ de condition divine, il s’est abaissé et a pris la condition de serviteur. Il est devenu obéissant jusqu’à mourir sur une croix. Par conséquent, « Jésus-Christ est le Seigneur pour la gloire de Dieu le Père ».

Dans l’évangile (Mt 26,14-27,66), l’évangéliste est soucieux de montrer comment toute la vie de Jésus correspond bien à ce qu’annonçaient les Ecritures. Les événements de la passion apparaissent comme le résultat d’une grande double décision divine.

D’une part, le comportement de l’homme enfermé dans le péché. Les ennemis de Jésus aveuglés par la haine, trahissant la Loi qu’ils doivent défendre pour coincer Jésus. Des témoins comme Pilate, entrainé par la peur de perdre son poste. Les Apôtres eux-mêmes, qui malgré leur attachement au Christ, l’abandonnent et le renient. « Je ne connais pas cet homme ».

D’autre part, il y a l’œuvre divine, utilisant cette logique impitoyable (cruelle) pour la détruire par l’affirmation triomphante de l’amour de Jésus en répondant à sa vocation de Fils de Dieu. La foi dans sa liberté peut dominer la mort. Alors qu’il semble anéanti, sa victoire s’affirme. En rapportant le détail du rideau du Temple déchiré, Matthieu indique la fin d’un vieux monde, dans lequel le peuple restait encore séparé de son Dieu. La résurrection du Christ annonce la destruction de la puissance du mauvais. « Ils regarderont celui qu’ils ont crucifié ».

Au cours de cette eucharistie, demandons la grâce de la foi qui domine la mort. Nous avons peur de perdre nos intérêts comme Pilate, nous renions fréquemment le Christ. Avançons vers Pâques avec détermination. Puisse la Très Sainte Vierge Marie, au pied de la croix, nous obtenir beaucoup de grâces dans notre vie chrétienne qui reste un combat de chaque jour.

Abbé Eugène HALERIMANA BAZIMENYERA

Paroisse sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Kanyaruchinya

Nyiragongo, le 28 mars 2026

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