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vendredi, avril 3News That Matters

Sénat : Cet ancien rebelle du RCD qui s’implique dans l’espionnage et la manipulation

Alors que la République Démocratique du Congo fait face à des défis sécuritaires sans précédent à l’Est, les masques tombent au sommet de l’État. Au cœur des soupçons : Norbert Basengezi Kantitima. Derrière le costume de sénateur se cacherait un stratège de l’ombre, passé maître dans l’art de l’infiltration et de la manipulation pour le compte d’intérêts obscurs.

L’ombre du RCD et du Rapport Mapping

Le passé finit toujours par rattraper l’homme. Pour Kantitima, ce passé est marqué par le sang (Massacre de Katogota du 14 mai 2000) et le pillage sous l’ère du RCD (Rassemblement Congolais pour la Démocratie). Désigné autrefois par le Rwanda via ses officiers tels que James Kabarebe, comme gouverneur de la rébellion au Sud-Kivu, son nom figure en bonne place dans le Rapport Mapping des Nations Unies, qui répertorie les violations les plus graves des droits de l’homme commises sur le sol congolais.

Cette trajectoire soulève une question de sécurité nationale : comment un acteur cité pour son rôle dans des massacres peut-il aujourd’hui siéger au sein de la prestigieuse Commission Défense et Sécurité du Sénat ? C’est là que tombent les secrets les plus sensibles de la nation, offrant une lucarne inespérée à celui que beaucoup soupçonnent d’être l’oreille de Kigali à Kinshasa.

Le « QG » de Bukavu et les connexions M23/AFC

Les services de renseignement scrutent désormais de près l’Hôtel Résidence de Bukavu. Ce joyau architectural, construit en un temps record, est soupçonné d’être bien plus qu’un établissement hôtelier : le quartier général stratégique de l’AFC/M23 dans la région.

Des informations diverses renseignent qu’il fut le premier centre de collecte de fonds issus des mines et de taxes illégales pour alimenter la rébellion lors de la prise de la ville.

Rappelons que Kantitima et son fils Marcellin Mukolo Basengezi, sont sous le coup de sanctions américaines. Le Trésor américain les accuse de corruption, détournement des fonds électoraux et d’avoir gonflé le prix des machines électorales du temps où il trônait à la CENI au profit de leurs sociétés écrans. Ils avaient également pour mission de bloquer les victoires de l’opposition pour offrir une majorité indue au camp au régime sortant. Ce sont ces fonds, détournés au détriment de la démocratie, qui auraient financé la construction rapide de son empire immobilier, notamment la constitution rapide de l’Hôtel Résidence sur le boulevard Lumumba de Bukavu.

Le plan de neutralisation : Écarter Bahati Lukwebo pour s’imposer

La stratégie actuelle de l’appareil d’espionnage rwandais a changé de visage, mais l’objectif reste le même : infiltrer le premier cercle du pouvoir en RDC. Pour y parvenir, Kantitima a tout fait pour intégrer l’Union Sacrée de la Nation, non par conviction, mais par opportunisme tactique.

Son plan est désormais à découvert : il s’agit de pousser l’Union Sacrée à évincer le Sénateur Bahati Lukwebo car, jusqu’ici, le Président Félix Tshisekedi a identifié Bahati Lukwebo et Vital Kamerhe comme les deux visages majeurs du Kivu au sein de la majorité.

Kantitima, issu du territoire de Walungu comme le Président de l’Assemblée Nationale, veut briser ce binôme et ainsi infiltrer le cercle du pouvoir.

En multipliant les accusations auprès des services de sécurité contre Bahati Lukwebo, Kantitima espère neutraliser ce rempart politique pour prendre sa place de « deuxième personnalité du Sud-Kivu » aux côtés de Kamerhe dans le régime Tshisekedi.

L’ombre de Joseph Kabila derrière la cabale

Cette guerre de positionnement cache une réalité plus inquiétante. En cherchant à décapiter le leadership de Bahati Lukwebo au Sénat, Kantitima ne travaille pas pour la consolidation de l’Union Sacrée de la Nation, mais pour un maître qui reste, jusqu’ici , dans l’ombre : Joseph Kabila, celui que Tshisekedi a accusé d’être derrière le mouvement AFC allié du M23, qui occupe une majeure partie du Kivu.

Toujours en contact étroit avec l’ancien président via un réseau non encore précisé par les services d’intelligences congolais, Kantitima agit comme un cheval de Troie. Son infiltration dans les instances de défense et sa volonté de contrôler les informations sécuritaires au niveau du Sénat visent à fragiliser le régime de l’intérieur.

Il faut également préciser que Katintima est le bras droit de Nanga, avec lequel ils ont détourné des centaines de millions de dollars lors de l’achat des machines à voter en Corée du Sud, en mettant en avant son fils, Marcellin Katintima.

Son hôtel, la Résidence de Bukavu, loge les éléments de l’AFC/M23 et ses factures sont régulièrement payées.

À chaque rassemblement de l’AFC/M23, c’est Katintima qui met à disposition les équipements acoustiques de la Résidence au profit des rebelles. En revanche, sa résidence privée n’est pas occupée par les rebelles, tout comme celle de Vital Kamerhe.

La vigilance est de mise : l’appareil d’espionnage change de face, mais les acteurs du chaos, eux, restent les mêmes.

La Rédaction 

Texte tiré du site Grand Kivu

Étiquettes: CENI, Kantitima, M23, RCD, RDC, Résidence Hôtel, Sanctions

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