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jeudi, avril 30News That Matters

Paix à l’horizon ? Un document jaune et des espoirs contrastés à Goma après la signature de Doha

Doha, 19 juillet 2025 — Sous les regards vigilants du monde, le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) et le mouvement rebelle Alliance Fleuve Congo – M23 ont franchi une nouvelle étape vers la paix. C’est à Doha, capitale du Qatar, que les deux parties ont signé une Déclaration de principes, document historique dont la couleur jaune n’est pas passée inaperçue.

Mais que contient réellement cette déclaration ? Est-elle faisable ? Et surtout, comment est-elle perçue à Goma, ville symbole des souffrances de l’Est ?

Ce que dit la Déclaration de Doha. 

La Déclaration de principes, fruit d’intenses médiations qataries, contient cinq engagements majeurs :

1. Un cessez-le-feu permanent, sans ambiguïté, avec interdiction de toute forme de violence ou de propagande haineuse.

2. Des mesures de confiance, incluant la libération des prisonniers dits « d’intérêt » et la fin des stigmatisations communautaires.

3. La restauration de l’autorité de l’État, via le retrait total du M23 des zones occupées et le retour des forces publiques.

4. Le retour sécurisé des déplacés et réfugiés, avec l’appui du HCR.

5. Un calendrier clair : début des négociations globales d’ici le 8 août, et signature d’un accord de paix final au plus tard le 18 août 2025.

Une feuille de route faisable? 

Sur le papier, les points sont cohérents et temporellement réalisables. Le calendrier prévoit une mise en œuvre progressive et vérifiable des engagements. La présence de la MONUSCO, des organisations régionales et du CICR dans le suivi offre un cadre de contrôle solide. Le lien établi avec l’accord de Washington entre la RDC et le Rwanda renforce la cohérence diplomatique.

« Cette fois-ci, il y a des garde-fous. On peut y croire, car les engagements sont détaillés et datés », analyse Me Éric Kabunga, avocat et observateur politique à Kinshasa.

À Goma : entre espoir et scepticisme

Sur le terrain, à Goma, la population ne parle que de ça. Mais les avis sont loin d’être unanimes.

« Je suis très optimiste. Si le M23 quitte réellement nos collines, nous allons enfin revivre. Il faut que les autorités respectent cette déclaration. » avoue Madame Chantal Mukimbili, commerçante déplacée de Kibumba. 

« C’est une répétition. On signe à chaque crise, et rien ne change. Le M23 a déjà rompu plusieurs accords. Cette fois, c’est juste une autre distraction politique», Jean-Claude Bahati, enseignant et père de famille à Goma.

Cette polarisation de l’opinion rappelle combien la confiance a été érodée par des décennies de promesses non tenues.

 Et ce document… Jaune ?

Le document officiel, signé à Doha, arbore une couleur jaune vive. Un détail symbolique ? Peut-être.

Dans les codes de la diplomatie et des relations internationales, le jaune peut évoquer :

l’espoir d’un nouveau départ, la lumière au bout du tunnel, la mise en lumière d’un engagement à assumer publiquement.

Mais certains y voient une autre lecture.

 « Jaune, c’est aussi la couleur de la prudence dans les feux tricolores. Un signal qu’il ne faut pas se précipiter…», a commenté un sociologue local, interrogé à l’Université de Goma.

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Entre lignes écrites et réalités du sol

La Déclaration de Doha est un signal fort. Mais elle ne sera qu’un bout de papier de plus si elle n’est pas suivie d’actes concrets. Les réfugiés attendent un retour, les familles attendent la sécurité, et la jeune génération attend la paix pour bâtir.

Le document est signé. Les dates sont fixées. Le monde observe. Goma espère.

La Rédaction

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