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jeudi, avril 16News That Matters

Goma : En ce 20 novembre, des millions d’enfants privés de leurs droits fondamentaux

Goma, 20 novembre — Journée mondiale de l’enfance. Alors que le monde célèbre les droits des enfants sous le thème «Mon jour, mes droits», un contraste brutal s’impose à Goma : des milliers d’enfants ne jouissent plus de leur droit le plus fondamental, le droit à l’éducation. Dans plusieurs quartiers de la ville, les scènes sont les mêmes: des chefs établissements scolaires et corps enseignants s’indignent pour n’avoir pas soldé leur sallaire, d’autres expulsent les élèves et écoliers «des bancs de l’éducation de base», livrant une génération entière à l’incertitude, au désespoir et à une vulnérabilité croissante dans la zone.

Des écoliers chassés de l’école, rencontrés au rond-point BDEGL à Goma. 

Une situation qui perdure dans le silence des autorités de la RDC

Depuis plusieurs mois, les alertes se multiplient. Les parents s’indignent, les enseignants s’épuisent, les enfants s’interrogent. Pourtant, aucune autorité étatique n’a jusqu’ici réagi jusqu’à présent. Pas une mesure d’urgence. Pas une déclaration publique. Pas même un appel au calme ou à la protection immédiate des enfants, innocents de leur nature humaine.

Des écoliers refoulés de l’école et rencontrés sur l’avenue Osso Kato à Goma

À Goma, les familles ont désormais l’impression d’assister à une lente normalisation de l’inacceptable : voir leurs enfants perdre l’accès à l’école, sans alternative, sans explication, sans perspective.

Une enfance meurtrie par des crises successives

Les enfants du Nord-Kivu portent déjà les cicatrices visibles et invisibles des crises sécuritaires et humanitaires répétées. Ils ont grandi aux sons et crépitements de balles des armes. Ils ont couru face aux bombes, les uns tombant le long de chemin. 

Ils ont traversé les déplacements forcés, les nuits dans les sites de déplacés, la faim, la peur, l’insécurité permanente.

Et maintenant, une nouvelle calamité se rajoute :

l’effondrement de leur accès à l’éducation, pourtant reconnu par toutes les conventions internationales comme un droit sacré, non négociable.

Des parents désemparés, des témoignages qui brisent le silence

Dans les quartiers sinistrés comme Majengo, Bujovu, Katindo et Buhéné, les parents confient une douleur profonde :

« Nos enfants ont déjà tout perdu à cause de la guerre. L’école était leur seul espoir. Aujourd’hui, on leur enlève même cela, les chassant sans pitié»

Ces mots, lourds et sincères, pourraient devenir demain les archives d’une génération sacrifiée si rien n’est fait. Où seraient tournés les yeux du monde? s’exprime-t-on. 

Un 20 novembre qui devrait réveiller les consciences

Cette Journée mondiale de l’enfance ne devrait pas être un slogan dans un communiqué, ni une simple date dans un calendrier international à suspendre sur les murs des bureaux.

Elle devrait être le cri d’alarme le plus puissant pour la RDC, particulièrement pour Goma.

Ce 20 novembre 2025 devrait rappeler ceci : Un enfant privé d’école est un enfant privé d’avenir. Un enfant privé de ses droits est un enfant que la société abandonne. Un enfant sans protection est un enfant exposé à toutes les formes de violence, de manipulation, d’exploitation et de désespoir.

Il est temps d’agir

Ce jour symbolique doit pousser les institutions publiques, les autorités locales, les partenaires humanitaires et les communautés à rompre le silence et à remettre la protection de l’enfant au centre de l’action publique. Car l’éducation n’est pas un privilège : c’est un droit. Et un droit qui se perd aujourd’hui à Goma. 

Refouler l’enfant de l’école conduit à des risques d’atrouper encore les enfants dans les rues alors que le Bureau de division provinciale des affaires sociales a bien interdit ce système dans les milieux éducatifs. 

La Rédaction

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