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jeudi, avril 16News That Matters

Homélie du dimanche de Pâques : Jour de la Résurrection du Seigneur, sol.

Homélies de l’Abbé Eugène

Ma nouvelle nomination dans la paroisse sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Kanyaruchinya me donne une occasion de recherche. Avec le Pape François qui exhortait que les homélies soient courtes, alors comme prêtre de 24 ans, proche de mon jubilé d’argent (25 ans) d’ordination sacerdotale, je peux proposer aux confrères et à d’autres chrétiens de prendre l’essentiel.

Homélie du dimanche de Pâques : Jour de la Résurrection du Seigneur, sol.

Chers frères et sœurs, en ce dimanche de Pâques, nous pouvons encore chanter Alléluia. Le Christ est ressuscité Alléluia. ‘’De même que le dimanche, constitue le sommet de la semaine, de même la solennité de Pâques constitue le sommet de l’année liturgique’’ (Normes universelles de l’année liturgique, n°18). Le Christ est ressuscité, il a vaincu la mort, il est victorieux.

Dans la 1ère lecture (Ac 10,34.37-43), il s’agit du témoignage des Apôtres. En ce temps de pâques, l’Ancien Testament se réalise. Ce qui était voilé dans le passé est dévoilé à travers tout le pays des Juifs. Jésus-Christ « Là où il passait, il faisait le bien et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du démon…Et voici que Dieu l’a ressuscité le troisième jour ». Il faut alors la foi afin de recevoir le pardon des péchés. Demandons la grâce de faire le bien partout où nous passons. Ce n’est pas facile à cause de notre orgueil. Nous provoquons chaque fois les autres.

Le psaume responsorial (Ps 117), qui a pour refrain « Voici le jour que fit le Seigneur, jour d’allégresse et jour de joie », ce psaume de louange rappelait aux Juifs tous les dangers dont le Seigneur les avait tirés, à travers leur histoire. Ils ne peuvent que dire ‘’Dayenou’’ (cela aurait suffit) de quitter l’Egypte, la maison de l’esclavage. Mais le Seigneur il fait plus que ça jusqu’à leur donner la terre promise. Il évoque la façon dont Dieu avait retourné les situations les plus dangereuses. Après la résurrection, le sens le plus riche de ce psaume c’est la victoire de Jésus, rejeté par les siens, est devenu le fondement de l’univers nouveau. « La pierre qu’on rejeté les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle ».

Dans la 2e lecture (1 Co 5,6-8, saint Paul réagit contre les mœurs païennes qui subsistent encore chez certains Corinthiens baptisés. L’image du pain sans levain rappelle le renouvellement moral. Avant le repas pascal, les Juifs devaient éliminer de leur maison tout le vieux pain. Au cours de la fête, ils ne devaient utiliser qu’un pain nouveau, non fermenté, symbole de la vie nouvelle engendrée par la libération de l’esclavage. En participant au repas de l’agneau véritable, qui est le Christ, les chrétiens doivent également rejeter le vieux monde fermenté du péché et devenir le pain nouveau.

Dans notre vie on nous fermente avec beaucoup d’idéologies politico-religieuses de sorte que nous perdons l’équilibre de notre foi. Les temps sont difficiles. La pâques du Seigneur doit nous réveiller de nos tombeaux, surtout dans un pays où tout bascule dans la violence.

Dans l’évangile (Jn 20, 1-9), après la résurrection de Jésus-Christ, la foi des Apôtres est pleine de doutes. Pierre lui-même, celui qui avait confessé en Jésus le Messie, Fils de Dieu, ne perçoit pas le sens des signes qu’il découvre. Seul Jean, le disciple que Jésus aimait, a l’intuition de ce qui se passe, avant d’être en face du Ressuscité lui-même. Il avait aussi regardé « le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place…il vit et il crut ». La foi est d’un autre ordre que la vision physique de Jésus vivant. « Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts », selon les Ecritures.

On ne le répétera jamais assez, la résurrection du Christ annonce la destruction de la puissance du mauvais. « Ils regarderont celui qu’ils ont crucifié », le vendredi saint.

Au cours de cette Eucharistie, demandons la grâce de l’intelligence des écritures et des signes. Nous sommes invités à reconnaitre dans chaque Eucharistie, à partir du pain et du vin, la mystérieuse présence du Christ ressuscité. Prendre part à ce partage de foi, c’est entrer dans l’univers nouveau de l’amour éternel, c’est entrer dans la vie de Dieu lui-même.

Puisse la Très Sainte Vierge Marie, celle qui a cru jusqu’au bout à l’événement Jésus-Christ, vainqueur de la mort, intercéder pour nous afin d’avoir l’intuition à l’instar de Jean qui a vu et a cru.

Abbé Eugène HALERIMANA BAZIMENYERA

Paroisse sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Kanyaruchinya

Nyiragongo, le 5 avril 2026

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