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jeudi, avril 16News That Matters

Homélie du dimanche de Pâques : Veillée pascale (5 lectures)

Ma nouvelle nomination dans la paroisse sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Kanyaruchinya me donne une occasion de recherche. Avec le Pape François qui exhortait que les homélies soient courtes, alors comme prêtre de 24 ans, proche de mon jubilé d’argent (25 ans) d’ordination sacerdotale, je peux proposer aux confrères et à d’autres chrétiens de prendre l’essentiel.

Homélie du dimanche de Pâques : Veillée pascale (5 lectures)

Chers frères et sœurs, pendant cette veillée pascale, nous célébrons notre libération de l’esclavage du péché. Ceux qui seront baptisés vont naître pour la deuxième fois et sont désormais appelés fils de Dieu au même titre que tous les baptisés. Par cette Eucharistie, en cette nuit, elle prend au plus haut point toute la signification ; toutes les messes célébrées le dimanche de chaque semaine se réfèrent à ce dimanche, à ce Jour du Seigneur par excellence qu’est Pâques. La liturgie de la lumière en cette nuit, elle montre que c’est le Christ qui vient éclairer le monde. La lumière est transmise de fidèle en fidèle pour dire que nous devons aussi éclairer les autres par notre vie chrétienne. Le sens du cierge pascal vient de là. Le feu dans la nuit noire attire ceux qui sont perdus. Il réchauffe ceux qui ont froid. « Je suis venu apporter le feu sur terre, et je voudrais qu’il soit allumé », disait Jésus. L’exultet, c’est l’annonce de la pâques. Dans la joie, le Seigneur, ressuscité, ne meurt plus et, avec lui, nous vivons.

Première lecture (Gn1,1-2,2), au temps de l’Exil, le peuple d’Israël doute de son Dieu. Celui-ci n’a-t-il pas trahi sa promesse de donner la terre promise ? Peut-être ce Dieu est-il moins fort que Mardouk, le dieu de la nature célébré à Babylone ?

Comme réponse, notre Dieu est le plus fort à partir des scribes inspirés. Il est le seul Dieu, et tous les éléments de la nature ne sont que des créatures. A travers son œuvre s’affirme sa bonté. « Et Dieu vit que tout cela était bon ». Par son souffle, il a donné forme à ce qui n’était que chaos. Il a fait toutes les choses pour l’homme, sommet spirituel du monde. « Dominez la terre, soumettez-là ». Il l’appelle à l’amour. Il en a fait un être créateur.

Le début de la Genèse nous offre ainsi une magnifique méditation introduisant à la découverte de la longue histoire d’amour aboutissant à Jésus-Christ. C’est en celui-ci, « nouvel Adam », que la création trouvera enfin son sens. Tous, nous sommes invités à trouver notre place dans cet univers définitif.

Psaume 103 qui a pour refrain : Bénissons notre Dieu et chantons ses merveilles.

Deuxième lecture (Ex 14,15-15,1), pour les Hébreux l’événement fondamental dans leur histoire, c’est l’Exode. Ils gardaient conscience d’être un peuple jadis libéré de l’esclavage. Dans cette libération qui leur donna d’exister comme peuple, ils lisaient l’action de Dieu. C’est à partir de cette conviction de base qu’ils réfléchissent ensuite à leurs origines lointaines qu’ils racontèrent même l’histoire de la création.

Le passage de la mer Rouge sera la renaissance du sein de la détresse. On verra dans l’eau la source de vie pour les bons, de destruction pour les méchants. Ainsi se révèle la puissance de Dieu faisant surgir un peuple d’un ramassis d’esclaves. Le nouvel Israël c’est nous. Dieu nous libère de l’esclavage du péché par son Fils qui a vaincu la mort. Par notre baptême nous faisons aussi un passage de la mort à la vie. A nous d’être convaincus.

Cantique Ex 15 : Chantons le Seigneur : magnifique est sa victoire : cheval et cavalier, il les jette à la mer !

Troisième lecture (Ez 36,16-28), Emmené en exil dès avant la destruction définitive de Jérusalem, le prophète Ezéchiel commença par combattre les illusions de ses compagnons de captivité, convaincus que la ville échapperait à la catastrophe. Après la défaite définitive, il se fit au contraire le chantre de l’espérance. Dieu allait enfin reconstruire de nouveau ce que son peuple avait gâché par le péché. « Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau ». Cette reconstruction trouverait son achèvement dans la réfection du cœur de l’homme. Ce jour-là, Israël pourrait revivre. Alors la véritable gloire de Dieu se manifesterait clairement dans le monde, à travers son œuvre de salut. C’est notre histoire en tant que chrétiens. Dans la vie il y a les hauts et les bas, mais nous devons persévérer dans la foi en chantant l’espérance comme le prophète Ezéchiel.

Ps 50 : Donne-nous, Seigneur, un cœur nouveau, mets en nous, Seigneur, un esprit nouveau !

N.B : Après la prière on allume les bougies de l’autel, on chante le Gloria, les cloches sonnent.

Quatrième lecture (Rm 6,3-13), l’apôtre Paul souligne ce qui fait l’essentiel de la vie chrétienne : c’est une découverte merveilleuse de l’amour gratuit de Dieu. « C’est dans sa mort que nous avons été baptisé…l’homme ancien a été fixé à la croix avec lui ». Avec le Christ, nous mourons au monde ancien, celui du péché, nous entrons dans le monde nouveau et éternel, celui de la grâce.

N.B : Alléluia solennel. Les bougies ne doivent pas aller à l’ambon sauf l’encensoir.

Psaume 117 : Voici le jour que fit le Seigneur, jour d’allégresse et de joie.

Alléluia !

Dans l’Evangile (Mt 28,1-10), pour souligner le sens qu’il découvre dans l’événement de la Résurrection, Matthieu utilisent certaines images du judaïsme pour parler du ‘’Jour de Yahvé’’. La terre tremble, un ange apparaît, les gardes s’effondrent, des femmes croyantes accueillent la Bonne Nouvelle. Les apparitions du Christ sont annoncées qu’elles se feront en Galilée. L’Evangile indique ainsi que la véritable Jérusalem, la cité de Dieu dans le monde, c’est l’univers tout entier. La pleine manifestation du Seigneur doit s’accomplir au cœur de l’humanité. Comme chrétiens, à nous d’annoncer cette Bonne Nouvelle à toutes les nations païennes.

Au cours de cette Eucharistie, sacrement de la fraternité universelle, demandons la grâce de la libération de l’esclavage du péché. Puisse le Ressuscité travailler en nous afin d’être des êtres nouveaux dans notre vie quotidienne.

Abbé Eugène HALERIMANA BAZIMENYERA

Paroisse sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Kanyaruchinya

Nyiragongo, le 4 avril 2026

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