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jeudi, avril 16News That Matters

Ituri : Nouvelle attaque meurtrière des ADF à Idohu, la population vit sous une peur permanente.

Le village d’Idohu, situé le long de la RN4 entre Komanda et Luna, dans le groupement Bandavilemba, chefferie de Walese Vonkutu en territoire d’Irumu, en province de l’Ituri, a une nouvelle fois été endeuillé. Dans la nuit du mercredi 17 septembre, vers 21h, des hommes armés attribués aux rebelles présumés ADF ont semé la désolation à la population innocente.

Selon les premières informations recueillies par Mongongo News, l’attaque a coûté la vie à deux civils innocents, dont une femme et un jeune garçon, élève de son état, tandis que trois enfants ont été grièvement blessés par balles. Plusieurs maisons de commerce ont également été pillées, aggravant davantage la misère des familles déjà vulnérables dans la région.

Une libération d’otages grâce aux FARDC

L’intervention rapide des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), basée à Beni, a permis de libérer des otages et de repousser temporairement l’ennemi d’où il venait. Une action saluée par Christophe Munyanderu, coordonnateur de l’ONG Convention pour le respect des droits de l’homme (CRDH/Irumu).

Cependant, celui-ci ne cache pas ses inquiétudes :

« La présence persistante des bases ADF dans la forêt de Walese Vonkutu démontre les limites des opérations conjointes Sujas, menées par les armées ougandaise (UPDF) et congolaise (FARDC). Il faut redéfinir les stratégies militaires pour neutraliser ces groupes et permettre à la population de vivre enfin dans la paix », a-t-il martelé.

Une souffrance devenue insupportable

Idohu n’est pas un village comme les autres. Bien que modeste et enclavé, il occupe une position stratégique sur l’axe vital RN4. Mais cette importance géographique est devenue un fardeau pour ses habitants, qui subissent attaque après attaque.

Les populations civiles, déjà fragilisées par des années de violences, vivent aujourd’hui dans une angoisse permanente. Chaque crépitement d’armes, chaque incursion nocturne rappelle leur extrême vulnérabilité. Pire encore leur taux de traumatisme est déjà élevé. Cette nouvelle tragédie révèle une fois de plus le degré intolérable de souffrance imposé aux communautés rurales de l’Ituri.

Un appel pressant à l’action.

La répétition de ces massacres interpelle non seulement l’État congolais mais aussi la communauté internationale. Les larmes des familles, les cris des enfants blessés et le désespoir des survivants sont des signaux forts que l’Ituri ne peut plus continuer à être un champ de sang et d’oubli. Et les civils se demandent encore plus :

« Si c’était la ville province de Kinshasa, que deviendrait-on ? »

Tant que les stratégies militaires resteront limitées et que la protection des civils ne sera pas érigée en priorité absolue, la population d’Idohu et des environs restera condamnée à vivre dans la peur, la perte et la misère.

La Rédaction

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