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jeudi, avril 16News That Matters

Nord-Kivu : Comme en enfer, les déplacés de Lubero pris en étau entre rebelles et militaires en déroute.

Lubero, Nord-Kivu – La crise sécuritaire dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC) ne cesse de s’aggraver. Après la prise de la partie ouest et sud du territoire de Lubero par les rebelles du M23/AFC, la fuite des Forces armées loyalistes a plongé des milliers de civils dans une situation humanitaire dramatique.

Des déplacés livrés à eux-mêmes

Pour échapper aux combats, de nombreuses familles ont trouvé refuge dans les forêts de Buleusa, Mulito et des villages environnants. Mais, selon des témoignages recueillis sur place, ces déplacés se retrouvent désormais victimes de pillages systématiques, perpétrés par les mêmes militaires en débandade.

«Nous n’avons plus rien. Chaque jour, ils nous arrachent la nourriture, l’argent, le bétail, tout ce qui peut leur servir. Même nos ustensiles de cuisine n’y échappent », confie, en larmes, une mère de famille qui a requis l’anonymat.

Les soldats ayant abandonné leurs positions face à l’avancée des hommes en uniforme, communément appelés « rebelles », selon Kinshasa, auraient établi de nouvelles bases précaires dans les forêts. Ils continuent à extorquer vivres et biens aux populations déplacées, aggravant leur vulnérabilité.

Le M23/AFC consolide ses positions

Depuis fin 2021, le mouvement du M23 – soutenu par des forces extérieures selon Kinshasa – multiplie les offensives dans le Nord-Kivu. Après avoir pris le contrôle de vastes zones de Rutshuru, Masisi et Nyiragongo, il étend désormais son influence vers le territoire de Lubero, stratégique pour ses axes routiers reliant le nord et le sud de la province.

La prise de la partie ouest de la cité territoriale de Lubero marque un tournant inquiétant pour les uns et rassurant pour les autres: il semble qu’elle ouvre aux rebelles un nouveau couloir vers Beni et fragilise encore davantage la présence des forces loyalistes.

Une crise humanitaire qui s’aggrave

Avec l’avancée du M23/AFC, ce sont des dizaines de milliers de déplacés internes qui s’ajoutent aux plus de 7 millions déjà recensés par les agences humanitaires dans l’Est du pays. Mais l’accès des ONG reste limité, en raison de la présence de groupes armés et du climat d’insécurité généralisée.

Dans les forêts de Mulito, les déplacés tentent de survivre sans assistance, soumis à la faim, aux maladies et désormais aux prédations des militaires indisciplinés.

Des appels à une action urgente

La société civile locale, appuyée par des leaders communautaires, appelle le gouvernement congolais et la communauté internationale à prendre des mesures urgentes. L’objectif : protéger les civils et mettre fin à ces abus qui ajoutent à la terreur des combats.

«Nous vivons une double tragédie : les rebelles nous chassent, et ceux qui devaient nous protéger nous dépouillent », résume avec désespoir un notable de la zone.

La Rédaction.

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