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lundi, avril 20News That Matters

Nord-Kivu : plus de 120 civils égorgés à Ntoyo, un crime contre l’humanité sous silence.

Le village de Ntoyo, dans le secteur de Bapere en territoire de Lubero, au Nord-Kivu, a été la cible d’une attaque sanglante dans la nuit du lundi 8 au mardi 9 septembre. Selon les dernières informations recueillies auprès des sources locales et humanitaires, plus de 120 civils ont été égorgés, parmi eux des femmes et des enfants, par des assaillants identifiés comme des éléments du groupe armé ADF/ISCAP.

Les témoignages des rescapés sont insoutenables : des familles entières décimées, des maisons réduites en cendres, des enfants froidement exécutés. «On ne peut même plus compter les morts. C’est comme si on avait livré nos vies au néant », confie un habitant encore sous le choc.

Une fois de plus, les Forces armées congolaises (FARDC) sont arrivées trop tard. Les assaillants avaient déjà eu le temps d’opérer, de massacrer, puis de se volatiliser dans les forêts de Manguredjipa. La zone minière voisine reste, elle aussi, exposée et sans véritable dispositif de protection.

Malgré l’opération militaire conjointe Shujaa, lancée en 2021 avec l’Ouganda, les résultats demeurent loin des attentes. Les ADF frappent où et quand ils veulent, ciblant les populations civiles sans défense. Ce cycle infernal installe un sentiment d’abandon profond dans l’Est de la RDC.

Au regard de la gravité des faits, plusieurs acteurs locaux et observateurs indépendants parlent désormais de crime contre l’humanité. L’exécution barbare de dizaines de civils, y compris des enfants, constitue une violation flagrante du droit international humanitaire.

Pourtant, à Kinshasa, aucun communiqué officiel du gouvernement central n’avait été publié au moment de rédiger cet article. Ni visite, ni déclaration, ni plan d’action annoncé. Le contraste entre la tragédie de Ntoyo et le silence assourdissant de l’élite politique nationale devient insoutenable.

La question demeure : combien de Ntoyo faudra-t-il encore ? Combien de sang versé avant que l’on regarde enfin l’Est non comme un fardeau, mais comme une partie intégrante du pays, digne de vie, de paix et de justice ?

Pendant ce temps, les familles continuent de pleurer. Et les fosses communes ne cessent de s’agrandir.

La Rédaction

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