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jeudi, avril 16News That Matters

RDC/ANGOLA/RWANDA: Refus et Échec lourds des pourparlers de paix entre le M23/AFC et la RDC à Luanda

Des pourparlers de paix étaient prévus à Luanda, en Angola, entre le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et le groupe rebelle M23/AFC, soutenu par le Rwanda. Ces négociations devaient débuter le 18 mars 2025, sous la médiation du président angolais João Lourenço.

Cependant, à la veille des discussions, le M23 a annoncé son retrait des pourparlers ce 17 mars, invoquant les sanctions internationales imposées à certains de ses membres par l’Union européenne. Le leader du M23, Bertrand Bisimwa, figure parmi les personnes sanctionnées. Le groupe a également cité l’offensive militaire en cours menée par le gouvernement congolais dans la région affectée comme facteur contribuant à leur décision. 

Malgré le retrait et le refus du M23, le gouvernement congolais a confirmé l’envoi de sa délégation à Luanda, conformément aux plans initiaux. L’Angola, en tant que médiateur, vise à instaurer un cessez-le-feu durable et à apaiser les tensions entre la RDC et le Rwanda, longtemps en rivalités jugées  »inutiles » par les Congolais.

Le conflit dans l’est de la RDC a entraîné la mort d’au moins 7 000 personnes depuis janvier et le déplacement d’environ 600 000 personnes depuis novembre, exacerbant une crise humanitaire déjà grave. Cette situation est réputée comme  »une correction de ceux qui ne répondent pas à leurs engagements », selon d’autres sources. 

Malgré l’absence du M23/AFC aux pourparlers de paix prévus à Luanda le 18 mars 2025, la délégation congolaise a maintenu sa participation, répondant ainsi à l’invitation du président angolais João Lourenço. Ces discussions, bien que tenues sans la présence du M23/AFC, ont permis aux autorités congolaises et aux médiateurs angolais d’explorer d’autres voies pour parvenir à une résolution pacifique du conflit dans l’est de la République démocratique du Congo.

La décision du M23/AFC de se retirer des pourparlers a été motivée par les sanctions internationales imposées à certains de ses membres, notamment par l’Union européenne. Le groupe rebelle a estimé que ces sanctions compromettaient la tenue d’un dialogue constructif. Malgré cette impasse, le gouvernement congolais a réaffirmé son engagement en faveur de la paix et de la stabilité dans la région, en participant activement aux discussions de Luanda et en collaborant avec les partenaires régionaux pour trouver des solutions durables au conflit.

L’Angola, en tant que médiateur, continue de jouer un rôle clé dans les efforts de paix, cherchant à instaurer un cessez-le-feu durable et à réduire les tensions entre la RDC et les groupes rebelles actifs dans l’est du pays.

Selon les informations disponibles, la délégation de Kinshasa aux pourparlers de Luanda était dirigée par Jean-Pierre Bemba, vice-Premier ministre et ministre des Transports. Il était accompagné de deux éminents juristes : Evariste Boshab et André Mbata. 

Par ailleurs, certaines sources indiquent que la délégation pourrait être conduite par Patrick Mutombo Kambila, ancien conseiller au ministère des Affaires étrangères et ancien coordinateur adjoint du Mécanisme de Suivi de l’Accord d’Addis-Abeba.

Cependant, aucune annonce officielle n’a été faite concernant la composition exacte de la délégation congolaise.

La Rédaction.

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