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jeudi, avril 16News That Matters

RDC : La population entre espoir et incertitude face au procès des officiers FARDC et PNC

Kinshasa, 13 mars 2025 – Le procès tant attendu des officiers supérieurs des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et de la Police nationale congolaise (PNC) s’ouvre ce jeudi à Kinshasa. Accusés de trahison, lâcheté et d’abandon de poste face à l’offensive de l’armée rwandaise et de ses alliés du M23-AFC, ces officiers répondent de leurs actes devant la justice militaire la RDC.

Les inculpés sont les noms cités

Un procès au cœur des attentes nationales

Les faits reprochés sont gravissimes, entre autre la fuite des positions stratégiques en Province du Nord-Kivu, l’abandon d’armes et d’équipements militaires dans les bases militaires du Nord Kivu, et la mise en danger des troupes et des civils. La liste des accusés comprend des figures clés du commandement militaire dont:

Général de brigade Alengbia Nyitetessya Nzambe, ancien commandant des opérations et de la 34ᵉ région militaire.

Général de division Danny Yangba Tene, responsable des stratégies de défense dans le Nord-Kivu.

Colonel Papy Lupembe Mobenzo, commandant d’unité déployée à Goma.

Général Eddy Mukuna Ntumba, commandant de la PNC au Nord-Kivu.

Romuald Ekuka Lipopo, vice-gouverneur et gouverneur à l’intérim du Nord-Kivu.

Ce procès dépasse les enjeux strictement judiciaires. Il symbolise une volonté de réforme et de restauration de l’autorité de l’État dans un contexte sécuritaire fragile. Pour la population, la question principale demeure : la justice ira-t-elle jusqu’au bout ?

Entre méfiance et espoir de renouveau.

Dans les rues de Goma et Bukavu, l’ouverture de cette audience suscite des réactions partagées :

Nous voulons des réponses. Pourquoi nos soldats ont-ils été abandonnés ? Pourquoi nos villes sont-elles tombées si facilement ? Par plusieurs vidéos, nos militaires pillaient boutiques et magasins, prenant le large en laissant tenue et arme n’importe où”, s’est interrogé Jean-Pierre M., un commerçant de Goma.

Pour de nombreux Congolais, ce procès est l’occasion de mettre fin à l’impunité qui gangrène l’armée. “Si ces officiers sont reconnus coupables, il faut des sanctions exemplaires. Sinon, d’autres trahisons surviendront encore”, martèle un activiste de la société civile, joint au téléphone à partir de Bukavu.

Cependant, une partie de l’opinion craint une manœuvre politique destinée à faire de ces officiers des boucs émissaires, sans réelle réforme en profondeur de l’armée. “Changer quelques généraux ne suffit pas. Il faut revoir toute la chaîne de commandement et s’assurer que nos forces armées soient réellement prêtes à défendre le pays et non à porter des grades fantaisistes et non méritoires”, analyse un expert en sécurité de Goma.

Un verdict aux conséquences majeures

L’issue de ce procès pourrait marquer un tournant dans la gestion des conflits en RDC. Un verdict sévère enverrait un signal fort contre la désertion et le manque de discipline au sein des FARDC et de la PNC. À l’inverse, un procès jugé complaisant risquerait d’aggraver la méfiance de la population envers ses dirigeants et de fragiliser encore davantage le moral des troupes sur le terrain non encore tombés entre les mains de l’AFC/M23, alors aussi déterminé à piétiner Kinshasa.

En attendant, la population suit avec attention le déroulement des audiences, espérant que cette fois, justice rime avec changement par Constant Mutamba Tungunga ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux en République démocratique du Congo (RDC).

La Rédaction. 

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