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vendredi, avril 3News That Matters

GOMA : Joseph Kabila Kabange s’exprime sur la crise politique et la situation sécuritaire en RDC

Dans sa résidence de Goma, Joseph Kabila Kabange, Président honoraire de la République démocratique du Congo, a accordé un entretien exclusif au média belge La Libre Belgique. L’occasion pour l’ancien chef d’État de revenir sur la situation politique et sécuritaire du pays, ainsi que sur ses relations avec les acteurs de la scène nationale.

Goma, un choix symbolique

Interrogé sur sa présence à Goma, siège de l’AFC/M23, Joseph Kabila a rappelé :

« Goma, c’est chez moi. Je vous reçois dans la maison que j’ai achetée en 1999. L’acharnement contre ma personne et contre ma famille politique a commencé depuis 2019, bien avant la naissance de l’AFC/M23. Je suis en droit d’être en contact avec tous les Congolais, dans le but de favoriser la cohésion et la recherche de la paix. Pour moi, c’est même une mission. »

Les alliances politiques et les accords de 2019

À propos des propos attribués à Corneille Nangaa, coordonnateur de l’AFC/M23, Joseph Kabila a tenu à clarifier la position de sa famille politique :

« En 2019, nous avons signé un accord avec la plateforme CACH pour garantir une gestion apaisée des affaires de l’État, alors que nous détenions la majorité parlementaire. Par la suite, Tshisekedi et sa famille politique ont nié l’existence de cet accord. J’en ai conservé une copie, sachant qu’une divulgation immédiate aurait déclenché des tensions sur les réseaux sociaux. »

Une Constitution ignorée

Concernant la révision constitutionnelle envisagée par Kinshasa, l’ancien Président a été catégorique :

« Quelle Constitution? Pour Kinshasa, elle n’existe pas depuis 2019. Tout ce tripatouillage est dangereux, extrêmement dangereux. L’idée semble plutôt être l’adoption d’une nouvelle Constitution. »

Crise et analogies régionales

Joseph Kabila a exprimé son inquiétude sur l’évolution du pays :

« Beaucoup évoquent la balkanisation, moi je parle de la ‘soudanisation’ de la crise en RDC. Il y a des points communs entre ce que traverse notre pays et ce qui a amené l’implosion du Soudan. »

Une cible permanente

L’ancien Président a souligné les attaques répétées contre sa famille politique :

« On a toujours été visé par le régime de Kinshasa. Est-ce que j’étais ciblé personnellement? Ou bien est-ce la population congolaise qui était visée, comme à Masisi, sur les Hauts Plateaux ou ailleurs? Des enquêtes sont en cours, mais je garde le moral. »

Appel à la mobilisation

Sur l’avenir immédiat, Joseph Kabila a lancé un appel à l’action citoyenne :

« Je ne pense pas à demain, je pense à aujourd’hui. Il faut mettre fin à cette dictature, cette tyrannie qui s’est installée. Tous les Congolais, en exil ou à l’intérieur, doivent se mobiliser. L’article 64 de la Constitution leur donne le droit et le devoir de faire échec à tout pouvoir pris par la force ou violant la Constitution. »

La Belgique et son rôle

Enfin, Joseph Kabila a adressé un message à la Belgique :

« À l’allure où vont les choses, la Belgique se disqualifie dans son accompagnement du régime actuel. Cependant, il existe chez vous des personnes conscientes de la situation, et la justice belge a commencé à enquêter sur le rôle de certains citoyens belges au Congo. J’espère que la Belgique saura se remettre en cause. »

La Rédaction 

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