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lundi, mai 25News That Matters

Homélie du 5e dimanche de Pâques

Ma nouvelle nomination dans la paroisse sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Kanyaruchinya me donne une occasion de recherche. Avec le Pape François qui exhortait que les homélies soient courtes au maximum 10 minutes, alors comme prêtre de 24 ans, proche de mon jubilé d’argent (25 ans) d’ordination sacerdotale, je peux proposer aux confrères et à d’autres chrétiens de prendre l’essentiel.

Homélie du 5e dimanche de Pâques 

Chers frères et sœurs, en ce 5e dimanche de Pâques, le Seigneur fait ses adieux dans l’Evangile, mais il va leur préparer une place. Cela doit bouleverser ses disciples qui ne comprennent pas qui il est au juste. Jésus-Christ c’est le Messie, le ressuscité. A nous de croire, il ne peut jamais nous décevoir.

 Dans la 1ère lecture (Ac 6, 1-7), des chrétiens d’origine grecque et d’origine juive s’opposent : « Les frères de la langue grecque récriminaient contre ceux de la langue hébraïque : ils trouvaient que, dans les secours distribués quotidiennement, les veuves de leur groupe étaient désavantagées ». La belle unanimité du lendemain de la Pentecôte semble se défaire. C’est le conflit qui pourrait provoquer l’éclatement de l’Eglise. C’est la règle des trois N : le conflit est naturel. Nous sommes différents, nos choix sont déférents, nos goûts, nos valeurs, nos cultures. Le conflit est normal car nous sommes des libertés qui s’entrechoquent. Le conflit est donc l’expression de la vie dans sa diversité. Dans ce sens il est normal. Le conflit il est neutre, c’est-à-dire il n’est ni bon ni mauvais. Il est. Le conflit de doit pas alors gaspiller nos énergies. Sinon c’est le stress qui risque de nous envahir et nous nuire.

Mais, l’Esprit s’affirme le plus fort. En restructurant la communauté, les Apôtres lui assurent une plus grande vitalité. Ainsi s’affirme aux yeux des hommes la puissance unificatrice de Dieu dominant la tendance humaine à la division. Les Apôtres ont vite compris la priorité : « Il n’est pas normal que nous délaissions la parole de Dieu pour le service des repas ». C’est ainsi qu’ils vont choisir des diacres, des hommes estimés de tous pour cette tâche.

Dans notre vie sachons distinguer les services. La parole de Dieu reste une priorité pour tout le monde. Sans l’évangélisation, les autres services peuvent nous discréditer.

Le psaume responsorial (Ps 32), qui a pour refrain : « Seigneur, ton amour soit sur nous, comme notre espoir est en toi ! », en dépit de l’opposition, Dieu poursuit une œuvre d’amour, de vérité, de justice et de droit qui révèle sa grandeur. C’est en lui que ses fidèles trouvent force. Que les justes lui rendent grâce, à lui qui est source de vie. Dieu nous aime toujours, il reste le Dieu d’amour et il nous a créés par amour.

Dans la 2e lecture (1P2,4-9), Jésus avait affirmé la prochaine disparition du Temple, symbole de la présence de Dieu au cœur de son peuple. Il se disait lui-même Temple, demeure de Dieu au cœur de l’humanité. Ce temple spirituel se prolonge dans le peuple chrétien, communauté fondée sur Jésus, pierre d’angle du nouvel édifice. Cette communauté accomplit ce que le judaïsme ne pouvait réaliser : le véritable sacrifice permettant aux hommes de rencontrer Dieu, source de vie et de lumière.

Dans l’Evangile (Jn 14,1-12), pour Thomas et Philippe, Jésus est un intermédiaire conduisant à Dieu. Mais Jésus s’affirme comme manifestation incarnée de Dieu lui-même. Toute sa vie ne peut se comprendre que par l’échange d’amour qu’il entretient avec le Père. Elle révèle la vie relationnelle qui est Dieu. C’est dans cette vie intime que le Seigneur veut entraîner ses disciples. Son départ leur permettra de reconnaître la personne profonde qui se laissant entrevoir à travers tous ses actes. « Ne soyez donc pas bouleversés…je pars vous préparer une place ».

L’Apôtre Thomas est le patron des chrétiens dont la foi connaît le doute, mais vont comprendre à la fin et professer leur foi. On perçoit l’esprit critique de Thomas dans son dialogue avec Jésus après la cène. Alors que Jésus vient de déclarer à ses Apôtres qu’ils connaissent le chemin du lieu où il va, Thomas l’interrompt avec une certaine vivacité : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? », ce qui lui vaut la réponse de Jésus : « Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie ». Malgré les doutes de Thomas sa profession de foi est devenue celle de l’Eglise : « Mon Seigneur et mon Dieu ».

Quant à l’Apôtre Philippe à cette dernière cène dit à Jésus : « Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit ». Il a obtenu la réponse de Jésus: « Philippe, qui me voit, voit le Père ».

Dans notre vie nous avons beaucoup de doutes, sachons répondre comme Thomas. Nous voyons beaucoup de merveilles de Dieu, faisons partie de ceux qui croient. Avec l’Apôtre Philippe, la vérité fondamentale est que le Fils habite dans le Père et vice versa.

Au cours de cette Eucharistie, sachons que Jésus est l’expression parfaite de l’être de Dieu. Demandons la grâce de la foi pour mieux découvrir le ressuscité dans ce temps pascal. Que la Très Sainte Vierge intercède pour nous afin de voir le Père dans la personne du Fils. Le mois marial que nous avons commencé nous donne beaucoup de grâces pour évangéliser en faisant le Mariathon. Essayons de soutenir notre Radio Maria de Goma.

Abbé Eugène HALERIMANA BAZIMENYERA

Paroisse sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Kanyaruchinya

Nyiragongo, le 3 mai 2026

 

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