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lundi, mai 25News That Matters

Journée Internationale des Rasta : Goma a vibré le reggae

Chaque le 11 mai, la ville de Goma vibre dans le style reggae. Beaucoup de gens ne savent pas que signifie le reggae. En fait, le mot reggae est un mot anglais de la Jamaïque. La musique reggae c’est la musique des Noirs de la Jamaïque, au rythme syncopé. En musique, la syncope c’est la prolongation sur un temps fort d’un élément accentué d’un temps faible à structure répétitive.

L’un des animateurs du jour a donné l’historique du reggae. Né en Jamaïque, le reggae évolue à partir du Ska, genre musical issu du croisement entre le mento jamaïcain, le calypso afro-caribéen, et le rhyth’n’ blues nord américain. Le ralentissement progressif du temps du Ska donne naissance en 1967 au rock steady, dont émerge bientôt le reggae.

Les formes instrumentales du reggae se précisent en 1968 (Do the reggae, du groupe The Maytals), avec notamment les contretemps marqués par la guitare électrique. Figure majeure du mouvement reggae, Bob Marley enrichit à partir de 1975 les arrangements du reggae original (Reggae roots), introduisant notamment un trio vocal féminin. Ses textes abordent des thématiques mêlant rébellion, droits de l’homme et rastafarisme. Bref, certains artistes musiciens ont marqué leur histoire.

Après la mort de Bob Marley, survenu en 1981, le genre évolue vers le reggae digital, qui fait appel à des machines préprogrammées pour produire la base instrumentale des chansons. Des chanteurs comme Sting ou Serge Gainsbourg ont intégré dans leurs créations les apports stylistiques du reggae.

Pour l’Afrique, nous avons Alpha Blondy, Ticken Jah Fakoly. Nous ne pouvons pas oublier feu Lucky Dube dans ‘’Differents colors, one people’’, en Afrique du Sud. A Goma, Mickael Sambo dans ‘’Hema-Lendu’’, Maître Casimir dans ‘’Oui nous croyons, la paix reviendra, Cohésion sociale’’, et d’autres qui chantent pour la paix durable en mêlant leurs textes qui abordent des thématiques de ‘rébellion’-libération-, droits de l’homme et rastafarisme. C’est une façon de transformer certains conflits par la musique.

En mai 2019, la sortie de l’album de Tiken Jah Fakoly sur le réchauffement climatique est une occasion de s’engager pour défendre l’Afrique. C’est le temps du reggae africain qui doit nous libérer de toute sorte d’esclavage. Une cinquantaine d’années après les indépendances en Afrique, il faut une vision : rester en Afrique pour son développement. Cet artiste avait presté au Festival Amani quand il avait chanté Plus rien ne m’étonne.

Passer de la théorie à la pratique c’est le secret du reggae. Les artistes stars peuvent aider pour diffuser un message paix et transformer les conflits inter-groupes. Citons aussi Jonny Clegg le « Zoulou blanc » qui combattait l’apartheid. Il était devenu mondialement connu en 1987 en dédiant à Nelson Mandela sa plus célèbre chanson Asimbonanga : «Nous ne l’avons pas vu ». Il fut l’inlassable défenseur de la culture africaine. Jonyy Cleg a marqué l’histoire contemporaine sud-africaine par ses chansons, mariage des sonorités africaines et des rythmes de la pop. Ardent défenseur de la culture africaine, il était surnommé « le Zoulou blanc ». Il est décédé des suites d’un cancer, ce 16 juillet 2019 à l’âge de 66 ans.

Bref, petit à petit Goma connaît le monde du reggae. Il y avait même les enfants habillés en tenue rasta. Ce qu’on peut demander c’est la fin de la guerre pour que les Congolais puissent être heureux dans un seul amour (one love).

La Rédaction 

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